Il y a 30 ans, le pétrole de l’Amoco Cadiz s’échappait de la coque éventrée du navire, 30 ans après, on en retrouve 8 000 tonnes enfouies au port de commerce de Brest

Les Verts, qui en ont été informés par des personnes qui travaillent sur le port, sont sûrs à 99% qu’il s’agit de déchets de l’Amoco. Il est de notoriété publique qu’une grande quantité de ces déchets avaient été enfouis, à la va-vite, sur le port de commerce de Brest en 1978, mais peu d’informations sur les lieux exacts a circulé, et le temps est passé... Beaucoup d’autres milliers de tonnes ont été alors enfouis, de la même façon, tout le long du littoral nord des côtes bretonnes. L’association Robin des Bois avait dressé en 2000, un inventaire des sites concernés (Brest y figurait).
Télécharger la carte des sites pollués en Bretagne
Une toxicité avérée
Pour vérifier la quantité de pollution contenue dans ces remblais, les Verts ont fait faire leur propre analyse auprès d’un laboratoire indépendant agréé. La norme en matière d’hydrocarbures est de 5 mg/litre, l’ingénieur chimiste a relevé 17 000 mg d’hydrocarbures par kilo !

- Des déchets sur 2 à 3 m de profondeur

En 1978, les déchets ont été enfouis dans l’urgence, mais il s’agissait de solutions provisoires, il est tout à fait choquant que 30 ans plus tard ils se trouvent toujours sans traitement adapté.

- Du pétrole de l’Amoco remonté à la surface
Toujours selon les informations fournies sur les 8 000 m3 de remblais extraits, 3 000 m3 auraient été transportés sur le polder dans un centre d’enfouissement de classe 3 situé sur le polder. « Il s’agit de déchets dangereux, et on les transfère dans un centre qui gère les déchets inertes, s’indigne Christian Bucher porte-parole. Ils sont classés parmi les déchets industriels spéciaux, ils auraient dû être emmenés dans un centre d’enfouissement de classe I. Ce sont les seuls habilités à traiter ce type de déchets. Mais le plus proche se trouve en Mayenne. »


- Le remblai chargé de déchets imprégnés d’hydrocarbures
La rade polluée ?
Lors des grandes marées , à marée basse, on voit apparaître tout au long du quai céréales (Cargill) de grandes irisations sur 600m de long et 20 à 30 m à partir de la passerelle RO-RO.
Les Verts émettent l’hypothèse que la mer, par percolation et imprégnation, "aspire" alors des hydrocarbures provenant des zones toutes proches de stockage des déchets situées en dessous du niveau de l’eau.

- Les irisations le long du quai

- Irisations sur 600m de long et 450m de large le long du quai
Les Verts brestois dénoncent une politique de l’autruche
Plusieurs questions se posent avec acuité :
Peut-on connaître exactement l’emplacement des autres zones de stockage ?
Une étude commanditée par la DRIRE a été réalisée en 2007, peut-on en avoir les conclusions ? Pourquoi cette analyse n’est-elle pas rendue publique ?
Va-t-on traiter tous les déchets extraits, dans quelles conditions ?
La région , aujourd’hui propriétaire de la zone portuaire, est-elle au courant de cette situation ?
Les différents acteurs responsables du port de commerce (CCI, région Bretagne, Etat...) de Brest, ne peuvent se rejeter "la patate chaude". La question de l’avenir de ces déchets est aujourd’hui publiquement posée. La population publique n’acceptera pas les dérobades, il est urgent que les moyens (financiers, techniques...) soient mis en oeuvre pour résoudre le problème, à Brest, et ailleurs.
voir l’article du journal Ouest France du mercredi 27 février 2008 : ["Amoco Cadiz : les Verts inquiets par l’enfouissement d’hydrocarbures ....."
voir l’article du journal Le Telegramme du mercredi 27 février 2008 : "Où sont enfouis les déchets de l’Amoco Cadiz ?"....



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Brest en Bretagne
