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Maintien des allogreffes pédiatriques à Brest : des enfants, qui y ont été soignés, témoignent

lundi 3 mars 2008
Le 12 octobre 2007, 2 500 personnes s’étaient réunies pour dénoncer le projet d’un déménagement des allogreffes pédiatriques et de la neurochirurgie pédiatrique de Brest vers Rennes. Aujourd’hui le dossier semble bloqué. le gouvernement fait la sourde oreille et ne répond pas aux courriers des parents et associations.

Jeudi 28 février, Jean Paul Hellequin, parrain de l’association Leucémie-espoir, organisait une conférence de presse au port de Brest sur le quai où s’amarre le remorqueur Abeilles Bourbon dont l’équipage a montré , à travers différentes opérations, sa solidarité avec les enfants atteints de leucémie.

Jean Paul Hellequin était accompagné de deux adolescents, Yves-Marie et Vanessa, victimes de la maladie, soignés au CHU de Brest et aujourd’hui guéris.

Ils ont rappelé combien la présence de la famille à proximité était importante pour les enfants hospitalisés.

Au regard de leur témoignage, la perspective d’un déménagement des allogreffes pédiatriques et de la neurochirurgie pédiatrique de Brest vers Rennes apparaît d’autant plus inadmissible.

Brest-ouvert a recueilli à l’issue du point presse les paroles d’Yves-Marie et Vanessa.

Yves-Marie , aujourd’hui 16 ans a passé un mois en chambre stérile au CHU de Brest lorsqu’il avait 10 ans. Vanessa, désormais 17 ans, victime d’une forme plus grave encore de leucémie, y a passé trois mois en 2001, dans cette chambre. Elle avait alors 11 ans.

Yves-Marie :

Le fait que la famille, des amis, puissent venir voir l’enfant malade est très important.

C’est un soutien moral essentiel dans ce que l’on doit vivre.

Vanessa :

A l’hôpital, les journées sont très longues. On est réveillé tôt le matin puis le lit et la toilette. On est branché presque tout le temps à un catétère qui diffuse des produits dans notre corps.

Yves-Marie :

Oui, on, ne peut s’éloigner de plus de 2 à 3 m du lit. On ne peut sortir de sa chambre pour aller voir les autres enfants dans les autres chambres dont lâge va de 5 ans à 16 ans. Il y a environ une douzaine de chambres.

Vanessa :

Un enseignant vient nous faire un peu travailler sur l’ordinateur installé dans la chambre mais on ne peut rester longtemps car en général on est très fatigué. Le moral a des hauts et des bas. Le plus difficile est de ne pas savoir lorsque l’on va sortir. Le pire a été l’annonce de la maladie et le premier mois de traitement car j’étais alors persuadée que j’allais mourir. Ce n’est que le troisième mois lorsque j’ai su que les examens étaient meilleurs que j’ai repris vraiment espoir, j’ai pu pensé alors que j’allais m’en sortir.

Yves-Marie :

Aujourd’hui, on pense souvent aux enfant qui doivent subir ce que l’on a subir. C’est important de se mobiliser pour eux.

Vanessa :

J’ai eu de la chance d’être traitée à Brest. le professeur Berthou fait aujourd’hui partie de la famille. Mon père m’a dit, que s’il le faut, il monterait à Paris interpeller les décideurs, je l’accompagnerai sans hésiter. C’est très important pour moi.

©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info

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