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Les élections européennes approchent.

Pourquoi je suis candidat pour conduire la liste verte - région ouest - aux élections européennees de 2004 ?

Né à Brest , Ronan Dantec, élu vert à Nantes, présente sa candidature

lundi 22 septembre 2003

Cher(e)s ami(e)s

J’ai décidé de proposer ma candidature pour conduire la liste des Verts aux prochaines élections européennes. Comme je l’explique dans la profession de foi jointe, je suis convaincu que l’année 2004 sera essentielle pour l’avenir des Verts, pour réaffirmer l’autonomie de notre projet politique, recrédibiliser le mouvement, et reconstruire dans les urnes un rapport de force préalable à toute élaboration d’une nouvelle offre politique partagée à gauche.

La nécessité de relancer un débat entre nous sur la construction européenne, 5 ans après la dynamique créée par la candidature de Daniel Cohn-Bendit, est une des motivations profondes de ma candidature. C’est le sens de la rencontre que je vous propose :

MERCREDI 24 SEPTEMBRE à 20H30 à la Maison pour tous de Bellevue rue du Quercy à Brest

Je détaillerai évidemment le sens de ma candidature, et les priorités que je propose, mais plus généralement, je pense important que nous échangions sur nos perceptions de l’évolution européenne, sur les priorités à donner à cette campagne.

Au plaisir de vous retrouver, Amicalement

Ronan Dantec

CANDIDATURE AUX ELECTIONS EUROPEENNES. OUEST. RONAN DANTEC.

INSCRIRE LA RADICALITE DANS LE REEL

Les échéances électorales de 2004 seront essentielles pour l’avenir des Verts. Nous devons reconstruire un rapport de force électoral avant d’imaginer, demain, confronter nos positions avec les autres partis de gauche, pour élaborer un projet partagé. Aussi ces élections doivent être un moment de réaffirmation de notre projet, de nos valeurs, mais avec un souci central de lisibilité et de crédibilité de nos propositions. Il ne suffit pas de s’affirmer « les plus écolos », ce dont personne ne doute, pour convaincre des électeurs aujourd’hui désorientés, qui doivent être persuadés de l’efficacité du vote Vert.

Dans un contexte d’émiettement de la gauche, l’espace demeure pour une offre cherchant à dépasser les clivages actuels, qui sont sur les propositions et non sur les aspirations. Il faut tenter une nouvelle synthèse, retrouver les formes d’un dialogue constructif avec une société en mouvement.

La réforme du mode d’élection des députés européens rajoute de plus une dimension territoriale nouvelle à ce scrutin. La crédibilité de notre liste dépendra aussi de l’ancrage, sur le terrain, des candidats.

Adhérent des Verts depuis leur création en 1984, j’ai donc décidé de présenter ma candidature, clairement en dehors de toute logique de courants. . Mon positionnement est clair : j’imagine ces élections de 2004 comme un moment d’affirmation de notre projet, de recrédibilisation des Verts, en faisant le lien entre nos propositions générales et notre travail quotidien, dans les mairies ou dans les associations. Mon expérience d’élu, de vice-président chargé de l’environnement et du développement durable de l’agglomération nantaise, peut contribuer à une campagne en prise avec la réalité quotidienne de nos territoires.

Mon engagement est ancien sur la défense de l’identité bretonne ou sur la question du développement planifié des territoires, mon investissement quotidien sur les grandes questions environnementales régionales, souvent adossées à des enjeux de réglementations européennes (pollution de l’eau avec la situation de L’Erdre, marées noires, gestion des zones Natura 2000, enjeux énergétiques, développement portuaire et aéroportuaire...).

Je présente donc ma candidature pour conduire la liste des élections européennes en 2004. La mobilisation de tous, commençant par l’approfondissement dès les prochaines semaines de notre réflexion collective, nous permettra de réussir ces échéances et de nous réinscrire comme une force politique incontournable, en lien étroit avec les mouvements sociaux et la mobilisation altermondialiste de ces derniers mois. Ronan Dantec

TROIS GRANDS AXES POUR UNE CAMPAGNE LISIBLE : .

Notre message doit être clair pour être entendu. Il doit être en phase avec les mouvements sociaux qui se développent (mobilisation des fonctionnaires, altermondialisation, grève des intermittents...), dénoncer les attaques frontales de la droite contre les acquis sociaux, les tissus associatifs notamment culturels et environnementaux, mais aussi offrir des perspectives par des propositions concrètes, qui rappellent que la construction européenne est le centre incontournable des grandes politiques publiques de demain.

1)Réveiller le désir d’Europe . Par les politiques néo-libérales qu’elle a initiées ou accompagnées depuis vingt ans, la commission européenne a brisé la dynamique utopique qui a présidé à la construction d’une Europe politique, réponse à des décennies de déchirements guerriers. Nous avons aujourd’hui à réveiller ce désir d’une Europe forte. Nous devons être précis dans nos mots pour rappeler cette dimension nécessaire à toute régulation internationale, ne pas craindre de se démarquer de ceux qui croient encore aux vieux nationalismes, comme seul horizon possible de l’action publique !

Une vraie démocratie européenne, porteuse au niveau international de la critique de la machine infernale du libéralisme, c’est cet horizon politique que nous portons. En tant que partis Verts européens, en s’appuyant sur la crédibilité de Joschka Fischer, je pense que nous avons une responsabilité spécifique, en montrant comment, par quels rapports de force à l’échelle de l’Europe, électoraux et sociaux, nous pouvons engager cette transformation radicale. C’est essentiel pour éviter que demain, les critiques européennes les plus fortes, développées par certaines formations de gauche, n’amènent finalement à un blocage d’une construction nécessaire, et nous laissent encore plus seuls et démunis face aux ravages de la mondialisation néolibérale .

2 )Mettre l’action publique et le renforcement des services publics au cœur de notre projet Décentralisation à la mode Raffarin, menaces de privatisation diverses, abandon des politiques publiques de lutte contre le chômage, la spécificité française d’une économie, où l’Etat est un acteur fort, est aujourd’hui menacée. Les mouvements sociaux du printemps ont souligné l’attachement de la société française à cette réalité historique. Nous sommes nous aussi clairement dans cette exigence de préservation des moyens de l’action publique. Défenseurs, parfois sur le mode incantatoire, d’une « Europe des régions », nous devons montrer, lors des deux échéances électorales de 2004, qu’il n’y a pas là contradiction avec la mobilisation du printemps. Je pense qu’il ne nous faudra pas nous enfermer dans ce slogan, mais bien défendre un triptyque Europe-Etat-Région, sur la base du renforcement de l’action publique à tous les échelons .

3)Rappeler le caractère central et incontournable de la crise écologique . Dans l’Ouest, les questions environnementales sont notre quotidien. Nous devons faire une campagne très ancrée dans la réalité des problèmes régionaux : question agricole et pollution de l’eau par les nitrates et les phosphates, sécurité en mer et renforcement du droit maritime, avenir des zones naturelles et projets d’infrastructure... Nous devons ici nous appuyer sur le travail et la réflexion des associations, dénoncer avec la plus extrême fermeté la duplicité de Chirac et la politique de démantèlement de l’action publique environnementale de Roselyne Bachelot. La question de l’effet de serre est centrale, elle souligne la nécessité d’une réponse politique à l’échelle européenne. Nous sommes dans une région où, à Plogoff et au Carnet, nous avons souvent gagné les combats que nous menions. Nous devons affirmer nos propositions de sortie européenne du nucléaire, et d’une autre politique énergétique appuyée sur la recherche et l’investissement public à l’échelle de l’Union. La définition d’un projet agricole différent, soucieux de l’environnement est tout aussi incontournable. Nous devrons le préciser avec les acteurs de terrain. Enfin nous devrons rappeler notre opposition à des projets d’infrastructures sur lesquels notre mobilisation est ancienne : extension du Port autonome à Donges-Est, aéroport de Notre-Dame des Landes, autoroutes A28, A85...., l’occasion de réaffirmer notre volonté d’un développement régional planifié, dans un ensemble de régions administratives dont le redécoupage est inéluctable.

ÉLABORER ENSEMBLE . Notre affaiblissement a plusieurs raisons, entre incapacité d’affichage d’union interne et difficulté à transformer nos exigences en propositions concrètes, adaptées à la situation actuelle de la société. Nous avons des difficultés pour expliquer comment concrètement, nous partons de la société existante pour la faire évoluer, même si c’est la logique de notre travail quotidien d’élus. C’est l’enjeu de l’élaboration collective.

La campagne « interne » pour la constitution de la liste doit en être l’occasion entre nous, suivi d’un temps avec les associations et syndicats dans le courant de l’hiver, par exemple par l’organisation de « conventions » sur « l’agriculture » ou « l’Ouest dans la mondialisation »... Nous ne réimposerons un rapport de force écologiste que si nous réussissons à fédérer, comme ce fut le cas avec la campagne de Daniel Cohn-Bendit, ceux qui partagent les mêmes indignations et valeurs, qui vivent dans leur quotidien les difficultés que nous dénonçons, mais doutent de notre capacité de mise en œuvre.

ITINERAIRES : Né à Brest, il y a 40 ans. Séparé. Deux enfants. Vice-président de la communauté urbaine de Nantes, chargé de l’environnement et de l’Agenda 21. Adjoint au maire de Nantes chargé de l’environnement. Parcours professionnel -Vétérinaire de formation, dirige une petite entreprise de création et de location d’expositions culturelles, « ExpoNantes », fondée en 1991 et actuellement en demi-sommeil (parmi les expositions, Bécassine/Banania sur l’assimilation en France). - Auteur de plusieurs ouvrages dont « Les Bretons dans la presse populaire illustrée », un des prix 2001 de l’association des écrivains bretons, et « Il y a un siècle, le sport », (octobre 2003).

Parcours militant :
- adhère à la confédération écologiste en 1983, et participe à la création des Verts en 1984.
- f ondateur de l’association Nantes-Ecologie et des verts nantais en 1984 .
- président de Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne de 1986 à 1988.
- fondateur de la radio associative AlterNantes FM en 1987, directeur jusqu’en 1994, membre du bureau jusqu’en 2000.
- membre du CNIR de 84 à 92, porte-parole des Verts Bretagne jusqu’en 1989, élu depuis 2001.

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