Le 17 mars 1978, fort coup de vent au large de la Bretagne...

Landerneau, le 13 mars 2008,
Le syndicat CGT des marins de Brest, 1er syndicat maritime du littoral français fait le bilan de la situation du transport maritime mondial depuis l’accident de « l’Amoco-Cadiz » survenu le 17 mars 1978 au large de la Bretagne.
Ce 17 mars 1978 fort coup de vent au large de la Bretagne, le Capitaine « Bardari » et le pétrolier « Amoco-Cadiz », battant pavillon Libérien, sont en grande difficulté.
Le capitaine « Weinert » et l’équipage du remorqueur Allemand « Pacific » de la société Bugsier, font leur possible pour venir en aide au pétrolier.
Le 17 mars 1978 à 21h40 « l’Amoco-Cadiz » talonne, vers 22h00 il s’échoue définitivement, à 23h18 le capitaine Bardari lance un message de détresse. L’équipage est rapidement secouru par les super-frelons de la Marine Nationale. Le 27 mars le pétrolier se casse en deux puis en trois. Les premiers responsables de ce naufrage et de cette catastrophe sont ceux qui ont demandé au capitaine « Bardari » de refuser, dès 15h15, le contrat de remorquage sur la base du « Lloyds open form » ; ils ont opté pour les palabres face à une situation d’urgence.
Cependant, cette catastrophe aura permis de recréer à Brest :
une station de sauvetage avec la société « Les Abeilles International » sous l’autorité du Préfet Maritime.
de mettre en place des voies de navigation adaptées sous la haute surveillance des Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (C.R.O.S.S).
Dès septembre 1979 les trois Préfectures Maritimes auront sous leur autorité un remorqueur de haute mer pour faire face à un transport maritime qui n’a cessé de croître (450% en 30 ans).
Pour faire face à tous ces pavillons de complaisance, à tous ces navires armés avec des effectifs insuffisants, des marins plus ou moins bien formés de nationalités multiples sur le même navire et ne parlant pas toujours la même langue.
Les Préfets Maritimes peuvent désormais mettre en demeure un capitaine de navire de faire cesser tout danger, cela est une avancée significative face à ce monde obscur du transport maritime.
Le Secrétariat Général à la Mer sous la tutelle du Premier Ministre est un lien indispensable au bon fonctionnement et à la mise en place rapide des dispositifs.
Depuis 1978 sous l’autorité des Préfets Maritimes la société « Les Abeilles International » a effectué plus de 2000 opérations et évité ainsi 21 catastrophes équivalentes à celle de « l’Amoco Cadiz ».
Pour remplacer l’Abeille Flandre et Languedoc à Brest et Cherbourg il aura fallu 11 ans de palabres……certains de nos responsables politiques ont-ils vraiment compris la leçon ?
Pour le syndicat CGT des marins du Grand Ouest, il manque des moyens dans Le Pas-de-Calais et dans le Sud de La Corse. Que nous diront-ils lors de la prochaine catastrophe ? plus jamais ça ! du déjà entendu...
Le Porte Parole du syndicat CGT du Grand Ouest,
Jean-Paul Hellequin
CGT DES MARINS DU GRAND OUEST
Monsieur Jean-Paul Hellequin
85, rue Jean-Philippe Rameau
29 800 Landerneau
02 98 85 13 87/ 06 84 62 44 52
jp.hellequin@wanadoo.fr


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