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Double flop pour le réacteur EPR en France et en Finlande : le crash de l’industrie

Communiqué de presse du Réseau sortir du nucléaire

jeudi 29 mai 2008

Après le flop du chantier en cours du réacteur nucléaire en Finlande (deux ans de retard, deux milliards d’euros de pertes financières... pour le moment), on apprend aujourd’hui que de graves malfaçons ont eu lieu aussi sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche).

Il est grand temps que les citoyens français prennent conscience que la supposée "expertise" française en matière de nucléaire n’est qu’une légende construite à grand renfort de publicités d’EDF et d’Areva, et de déclarations des Présidents et gouvernements qui se sont succédés depuis 40 ans.

La réalité est bien différente : 54 des 58 réacteurs "français" sont en réalité sous licence américaine Westinghouse, et les seules réalisations purement françaises sont des désastres :

- le premier programme nucléaire français, basé sur les réacteurs graphite-gaz, a été abandonné au début des années 70 au profit des réacteurs Westinghouse

- le surgénérateur Superphénix a été fermé en 1997 après 15 ans d’avaries

- dès sa mise en service, le réacteur N4 [1] a connu un accident grave le 12 mai 1998 à Civaux (Vienne)

- le réacteur EPR se révèle être lui aussi un désastre avant même d’entrer en service, tant sur le chantier finlandais que sur celui de Flamanville (Manche)

La seule décision sensée est d’arrêter immédiatement les investissements dans le nucléaire et de les reporter sur les plans d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

[1] Le réacteur dit "N4" est le modèle des 4 seuls réacteurs actuels véritablement français, situés à Chooz (Ardennes) et à Civaux (Vienne)

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