Energie : l’entêtement nucléaire retarde les bons choix !
par Dominique VOYNET, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, maire de Montreuil , et Mickaël MARIE, secrétaire régional des Verts
L’EPR est donc stoppé, au moins provisoirement.
Mardi 27 mai, l’Autorité de sûreté nucléaire a ordonné l’arrêt des travaux engagés à Flamanville, dénonçant un« manque de rigueur inacceptable ».
Ce réacteur nucléaire dit de « nouvelle génération » était la veille encore présenté par le président de la République comme une solution d’avenir face à la crise du pétrole. Aucun de ses conseillers, aucun des ministres qui constituent aujourd’hui sa garde rapprochée ne semble avoir expliqué au président que ni les voitures ni les bateaux de pêche, ni les tracteurs, ni les ambulances, ne roulent avec du plutonium. Aucun non plus n’a su lui dire que le pétrole ne sert pas uniquement de carburant, et que, dans la chimie ou le textile, il ne pourra pas non plus être remplacé par l’énergie nucléaire.
Arc-boutée sur ses choix d’hier et d’avant-hier, la France continue pourtant de miser sur le recours massif au nucléaire. Elle est prête pour cela à investir des moyens considérables, sans être très pointilleuse sur l’efficacité de la dépense.
Voyons les faits : outre qu’il est dangereux, le choix du nucléaire ne répond à peu près à aucune des questions qui nous sont posées. Le carburant trop cher ? Le nucléaire produit de l’électricité, pas de l’essence. Imaginons qu’on décide d’électrifier l’ensemble du parc automobile français, en faisant -pure hypothèse d’école - abstraction des coûts engendrés et de la faisabilité technique.
Il faudrait vingt ans pour y parvenir. Vingt ans pendant lesquels nous serions exposés de plein fouet à la flambée du baril de pétrole. Le dérèglement climatique ? Les émissions de gaz à effet de serre qui le provoquent sont le fait d’activités dans lesquelles le nucléaire n’est d’aucun secours, l’agriculture par exemple.
Et puis, il y a le coût de la technologie, qui la rend inabordable pour la plupart des Etats du monde et qui réduit les marges de manoeuvre budgétaire de ceux qui peuvent se l’offrir. Et les délais de mise en service, trop longs. Or, c’est maintenant que nous avons besoin de changer de cap en matière d’énergie, pas dans vingt ans.
Comme les agro-carburants, ou les 0GM, le nucléaire est l’un de ces mirages qui ne font que retarder le moment crucial de la prise de conscience, et du passage à l’acte. Il faut l’admettre pourtant : il n’y a pas de solution miracle qui résoudrait, avec le seul secours d’innovations techniques, tous les problèmes que nous pose l’entrée dans un monde nouveau, où les enjeux énergétiques ne se posent plus de la même manière.
En décidant l’arrêt des travaux, l’Autorité de sûreté nucléaire ouvre une brèche. Il faut la saisir, engager une mutation inéluctable, et faire enfin le choix de l’efficacité, budgétaire et énergétique.
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FILLON VA LANCER UNE DEUXIEME EPR, CETTE USINE NUCLEAIRE AU DOME DE VERRE A 5,2 MILLIARDS D’EUROS L’UNITE AU VU DES RETARDS LIES AUX ERREURS GRAVISISMES DE CONCEPTION, SOIT ENCORE 11 MILLIARDS DE COMMANDE POUR LE FUTURE GROUPE INDUSTRIEL PRIVE AREVA BOUYGUES ALSTHOM.
GRENELLE BAFOUE, DEMOCRATIE BAFOUEE, ET ANERIES SANS CESSE REPETEES PAR de Petit ministre RAPORTEUR DU COPAIN DE MARTIN ! LES TYRANS INVITES POUR LE 14 JUILLET !
C’EST UN COUP D’ETAT DU RESIDENT POT DE YAOURT CARLICOLAS, DE CE POT YAOURT ALLEGE DE BON SENS, DE CE NEOCONSERVATEUR ET GRAND POTE DE POUTINE, BUSH, KADAFI, ET DE COMBIEN D’AUTRES DE CES DIRIGEANTS MUTANTS ET ANTIDEMOCRATES
Suite à la lecture d’un article du Monde :
les économies d’énergies, ce pactole "oublié"
du 4/06/08 sauf erreur et disponible sur le Site Réseau SDN
UNE REFLEXION REALISTE DU TEMPS .
Le Monde ici nous rédige les prémisses d’un programme politique que j’oserais qualifier ironiquement :
D’ECOLO-MARXISTE
Nous disent ils : Développer l’éco-conception ; Privilégier l’organisation collective ; Jouer sur la distribution des revenus ; Penser globalement les usages..... bref,
Tout ce qu’il y a de différent au Libéralisme éco—politique, l’un ne vat pas sans l’autre n’en déplaise au prétendant du PS Parisien.....
Le baril à 140 dollars est encore sous estimé par la réalité de sa rareté. Non pas que je valide les bénefs arrogants des compagnies pétrolières, que je condamne les taxations à près de 65 % par nos états européens un tant soit peu régulateur et amortisseur des couts du pétrole à la pompe, la réflexion qui m’amène à affirmer que ces produits ont été et sont toujours sous estimés, ce place dans un contexte de solidarité intergénérationnelle très élargie et durable dans le temps.
Pour imager cette frénésie de consommation d’énergie, j’oserais dire : c’est comme si nous nous chauffions les fesses en jetant des diamants dans la cheminée ! Car à bruler ces produits dans de telles conditions, et sans que réellement personne de ce pose cette question, la catastrophe annoncée était prévisible.
Ici je vais tenter d’y apporter une réflexion, et tout d’abord en y inscrivant un constat en postulat très simplifié :
L’humanité aurait surgie il y a environ 3 millions d’années, Lucie notre grand mère Australopithèque du Rift Africain qui évoluait en Ethiopie dans ces temps lointains et découvert par le chercheur Breton M. Copens et son équipe.
Le genre humain dit moderne « sapiens sapiens » et majoritairement monothéiste (dans son ensemble), qui de nos jours se considère encore et assez facilement comme étant le centre : de l’univers, du système solaire, de la terre, de son pays, (de son association pour certain d’entre eux ! ) de son centre égocentrique tout simplement, doit de cette manière admettre que la durabilité de cette humanité là, va perdurer au minimum pendant 3 autres millions d’années.
Autrement dit, avec cet hypothèse ou postulat, il serait utile et nécessaire de recadrer le cout des matières premières, ici en l’occurrence celle qui dans moins de cinquante ans nous fera défaut et surtout défaut dangereusement. Ce recentrage est éminemment important afin de comparer les justes valeurs de ces produits pour les rendre accessibles aux générations futures, pour un futur durable dans le temps, cela s’entend.
Les éléments a notre disposition :
1 L’âge totale de l’humanité serait d’environ de 6 millions d’années (-3 à + 3 Ma)
2 Les capacités de cet Or Noir disponibles et connues seront taries en 2100 certainement.
3 L’origine de l’exploitation de ces ressources date de 1850, au tout début de l’ère industrielle, soit une consommation effrénée étalée sur 2.5 siècles d’humanité. De toutes ces capacités !
4 Pour simplifier encore, et d’y ajouter une marge d’erreur, ces produits auront été dilapidés en 3 siècles de cette humanité de 6 millions d’années estimées, dont il resterait encore près de 30 000 siècles pour alimenter nos descendants de cet Or Noir miraculeux !
En conclusion :
Pour que nos Enfants de l’an + 3 millions d’années après JC, puissent eux aussi profiter de ce produit fabuleux, et dans ce cas d’hypothèse , il faudrait tout simplement multiplier le cout du baril de pétrole par 10 000. (30 000 s / 3 siècles)
Ce qui ramènerait le cout actuel de 140 dollars à près de 1 400 000 dollars du baril, vous suivez !
A ce prix là, il est évident que le prix de production en énergies renouvelables deviendrait hautement compétitif.
Pour le nucléaire, le calcul nous démonterait le même constat, sauf qu’en plus il faudrait y rajouter : Les risques de contamination, de prolifération, de mutation génétique, d’accident majeur avec tous les malheurs qui s’y ajoutent .....
Le solaire et l’éolien, la géothermie et l’hydraulique, sont sans nul doute les seules et uniques solutions à mettre en chantier en plus des programmes d’économies d’énergie. Profitons encore de la courte disponibilité de ces ressources fossiles, de cette puissance énergétique pour réaliser les énormes infrastructures qui font défaut actuellement (ferme éolienne, four solaire, ferme hydrolienne marine, géothermie profonde.....) afin d’optimiser les récupérations de ces énergies primaires issues du solaire.
Cet astre cosmique nommé par certains de nos anciens : "RA" , qui est le seul réacteur à fusion nucléaire acceptable car suffisamment éloigné par 150 millions de kms de la sphère Terrestre (1 uA), cette étoile créatrice de notre environnement a encore dans son centre près de 4.5 milliards d’années de disponible en durée de vie, ce réacteur qui est en fonction depuis autant de temps à, lui démontrer de son efficacité...
Comment alors les bricolos nucléocrates de Cadarache (et d’ailleurs) ont ils l’audace, le toupet et la prétention d’être capable de rivaliser en sureté et complexité cet astre lumineux ; avec leur toute fraiche et novice expérience d’à peine 50 ans d’ancienneté, en comparaison des 4.5 milliards d’années !
Patrig


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