Air Breizh, vous connaissez ?
Communiqué de presse de l’Association Brest à pied & à vélo
Pas vraiment, il s’agit en fait de l’organisme dont les missions sont de mesurer, d’étudier et d’informer sur la qualité de l’air en Bretagne. Comme il est demandé par la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE), 4 collèges sont équitablement représentés au conseil d’administration : services de l’Etat, collectivités territoriales (dont BMO), émetteurs de substances polluantes, et un collège associations de l’environnement (2 ou 3 sur 15 membres du collège) et personnes qualifiées. Trois sites de mesure sont installés à Brest : deux stations urbaines situées dans les écoles Nattier et Jean Macé et une station trafic place Camille Desmoulins.
Dans le dernier bilan annuel (Bilan d’activités 2007) disponible sur le site internet de l’association Air Breizh, on peut y relever les informations suivantes.
SO2 = dioxyde de soufre
Sources principales : industries lourdes
Effets santé : appareil respiratoire avec gêne pour les personnes sensibles (asthme, jeunes enfants, …)
Bretagne : l’absence d’activité industrielle lourde en Bretgane et une diminution de la teneur en soufre des combustibles contribuent à une tendance à la baisse
Brest : même conclusion
NO2 = dioxyde d’azote
Sources principales : transport, chauffage, usine d’incinération
Effets santé : voies respiratoires profondes, fragilise la muqueuse pulmonaire
Bretagne : 75 % des émissions imputables aux transports (trafic routier)
Brest : Seuil de recommandation et d’information dépassé 5 fois le 11/12/07 Place Camille Desmoulins.
Tendance : pas de baisse malgré les améliorations des moteurs et carburants compensées par la hausse du trafic.
PM10 = particules en suspension de diamètre < 10 micromètre
Sources principales : transport, chauffage, usine d’incinération
Effets santé : atteinte fonctionnelle respiratoire, crises d’asthme,
Bretagne : augmentation de près de 20 %
Brest : Seuil de recommandation et d’information dépassé 6 jours (record breton !) à Brest (Place Camille Desmoulins et école Jean Macé)
Tendance : pas de baisse malgré les améliorations des moteurs et carburants qui sont compensées par la hausse du trafic et la diéselisation du parc automobile
CO = monoxyde de carbone
Sources principales : transport (68 %), chauffage (30 %)
Effet santé : maux de tête, vertiges
Bretagne : en baisse grâce aux améliorations des moteurs et carburants
Brest : idem
O3 = ozone
Sources principales : polluant secondaire issu des transformations chimiques de polluants primaires dans l’atmosphère (oxydes d’azote, composé organiques volatils, …)
Effets santé : inflammation et hyperréactivité des bronches
Bretagne : tendance en hausse depuis 1994 (+30%)
Brest : tendance en hausse, l’objectif de qualité journalier est régulièrement dépassé sur toutes les stations brestoises (écoles Nattier et Jean Macé, place Camille Desmoulins)
La croyance selon laquelle l’air du littoral serait d’une qualité irréprochable en prend un coup. Eh, bien oui ! à Brest aussi, la qualité de l’air laisse à désirer, comme partout ailleurs, et même dans les cours d’école. Et globalement, ça ne s’améliore pas. Le dépassement de seuils est très régulier : 117 jours pour l’ozone à l’école Nattier et 115 jours à l’école Jean Macé. De plus, Brest se paye le luxe de détenir le record breton du nombre de jours de dépassement du seuil de recommandation et d’information pour les particules PM10, probablement ce qui a l’effet le plus dangereux pour la santé. On pourra à cet effet lire l’article du Point « La pollution aux particules augmente le risque de décès » par Anne Chaon qui fait référence aux travaux de l’Institut National de Veille Sanitaire ( [1] et [2]).
Et à chaque fois une part prépondérante peut être attribuée au trafic routier.

L’association Brest à Pied & à Vélo réaffirme sa volonté de voir se mettre en place rapidement et durablement des mesures fortes et structurantes pour le développement des déplacements doux afin d’avoir des alternatives de qualité à l’usage de l’automobile en milieu urbain et ainsi améliorer très sensiblement la qualité de l’air. Les aménagements tramway n’y suffiront pas, il est plus que temps de revoir sérieusement l’usage de la voiture en ville !!
Et le Tour de France dans tout ça ? Disons que Brest à Pied & à Vélo aurait souhaité que l’argent investi dans cette manifestation le soit plutôt dans les infrastructures locales qui auraient permis de combler une partie de son retard criant pour la place des vélos et piétons en ville : BMO n’est pas accessit du Clou Rouillé de la Fédération française des Usagers de la BICYclette pour rien ! En plus côté qualité de l’air ça ne va pas non plus dans le bon sens : plus de véhicules motorisés (course, presse, caravane publicitaire, sécurité, …) que de vélos…comme toujours !!
Contact : Brest à Pied & à Vélo, 40 av. de Provence
29200 Brest
Tél.02.98.03.03.29 (CLAJ)Bellevue
Ecrire à l’association Brest à Pied & à Vélo
[1] Jusot J.F. et al , Estimation de la mortalité attribuable aux particules (PM10) dans les 9 villes françaises participant au programme européen Apheis, revue Santé Publique vol. 18, no1, pp. 71-84, 2006.
[2] http://www.invs.sante.fr/publications/2006/apheis/
Tagguer cet article
Quoi ? les copains de Brest à Pied à vélo ne sont gentils avec leurs remarques désobligeantes sur le départ du Tour de France à Brest. Ont ils pensé à l’image de Brest ? A l’impact d’un tel événement pour le commerce local ?
Bon ok, pour le bilan carbone, le Tour de France n’est pas la référence en la matière avec toutes ses voitures suiveuses et ses camions publicitaires. Et alors, l’on ne s’attarde plus sur de tels détails à Brest. Même pas BNC qui en février dernier se félicitait pourtant de l’annulation de la 30 ème édition du Paris-Dakar.
A Brest la caravane publicaire passera bien... Hélas.
La caravane publicitaire du tour de France c’est 200 véhicules. Vous y rajoutez les véhicules qui transportent les journalistes...
Mais du moment que c’est bon pour l’image...


Poster un message
Brest en Bretagne
