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L’UFC a donné un avis négatif sur le projet brestois

Collecte pneumatique des déchets : BMO (Brest Métropole Océane) ne va-t-elle pas se retrouver, pieds et poings liés, à la remorque d’une société pri­vée ?

Un communiqué de l’UFC Que choisir

mardi 8 juillet 2008

« Lorsque ce projet a été présenté aux associations locales (...), son coût annoncé était de 25 à 30 M€.

Il est maintenant pas­sé de 40 à 55 M€.

Quel serait-il, en réalité, si le projet se concrétisait ?

II s’agirait d’une première en France. La ville de Grenoble a bien failli se lancer, mais elle a finalement renoncé à "l’honneur" d’essuyer les plâ­tres. Seulement deux entreprises (étrangères) construisent cet équipe­ment. (...) Comment négocier convenablement lorsqu’il n’y a pas de véritable concurrence ?

La dépense de fonctionnement serait d’environ 600.000 € par an. Cela mettrait le prix estimé de la tonne de déchets collectée par aspi­ration pneumatique à 435 €, contre seulement 245 € par conteneur enterré et 100 € par ramassage classique avec des camions-ben­nes.

Le plus important à nos yeux, UFC Que Choisir, est qu’un tel projet serait développé en PPP (partenariat public-privé), c’est-à-dire que le constructeur choi­si se verrait aussi confier le fonctionnement et la gestion pour une durée pluriannuelle.

Actuellement, la collecte des déchets reste un des rares services publics, sinon le seul, à être géré en régie directe et à ne pas être délé­gué à une société privée ou à une société d’économie mixte. À force de déléguer ses services publics, la collectivité perd à la longue sa capa­cité technique et, in fine, sa capaci­té à contrôler effectivement les délé­gataires des services publics, ceux-ci se prévalant de la complexité de leur métier (cf la distribution d’eau potable) .

Pour que, dans cette affaire, BMO ne se retrouve pas, pieds et poings liés, à la remorque d’une société pri­vée qui nous ferait payer très cher la mise au point d’une technique encore jeune, l’UFC a donné un avis négatif sur ce projet.

En revanche, il nous semble qu’une autre option (d’ailleurs précédemment étudiée par la collectivité), (celle) des conte­neurs enterrés sur des emplace­ments de stationnement le long des rues, serait une meilleure solution. Cette option, comme la précédente, viderait les trottoirs de leurs poubel­les ventouses. L’échange des ben­nes enterrées ne serait pas un obsta­cle à la circulation du tramway et des voitures, s’il était effectué en nocturne, en dehors des heures de circulation ».

- Source : Le Télégramme de Brest du 3 juillet 2008

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