Téléphones portables usagés : une collecte à Quimper du mercredi 03 septembre au samedi 06 septembre
d’après un mèl de l’association Cyberacteurs

L’association Cyber @cteurs, qui participe à l’opération "la rentrée des associations" au Centre commercial Géant Cornouaille du mercredi 03 septembre au samedi 06 septembre, organise à cette occasion une collecte de téléphones portables usagés.
au-delà de ces 4 jours à Géant, l’Association poursuivra cette collecte dans son local 18 rue Ste Catherine à Quimper.
Pourquoi ? Comment ?
Aujourd’hui, il pèse 60 grammes (400 grammes il y a 10 ans) et s’est transformé en agenda électronique, en console de jeux, en terminal Internet ou encore en baladeur.
“Il”, c’est le téléphone portable.
La téléphonie mobile cellulaire a, en effet, connu un développement considérable. Et les progrès de la miniaturisation, permettant l’ajout de composants plus nombreux, ou les nouveaux matériaux rendent le mobile toujours plus petit, plus léger, plus puissant et donc… plus rapidement obsolète. Ce qui pousse le “mobilomaniaque” à changer plus souvent de téléphone.
7 à 10 millions de tonnes de déchets électroniques en Europe …
Au-delà de l’aspect consommation, la téléphonie mobile pose, aujourd’hui, une problématique écologique soulevée, en son temps, par d’autres produits électroniques : le devenir des déchets issus des appareils.
On estime que les Européens jettent, chaque année, entre 7 et 10 millions de tonnes de matériels électroniques.
En France, vieilles télévisions, téléphones portables et ordinateurs hors service ou dépassés représentaient, à eux seuls, 1,5 million de tonnes en 2001. Dans les années à venir, ce chiffre pourrait croître de 3 à 5 % par an. Avec un impact certain sur l’environnement…
Car, au même titre que les ordinateurs, les téléphones portables contiennent des composants qui peuvent servir à nouveau, et surtout d’autres qui risquent de nuire à l’environnement.
Ainsi, les batteries en nickel- cadmium, intégrées dans certains combinés, sont considérées comme des déchets dangereux ; via un processus de recyclage, il serait possible de séparer des matériaux comme le cuivre, l’argent et l’or. Les mobiles les plus récents contiennent également des métaux rares comme le tantalum [1].
Le déchet “mobile”, une préoccupation européenne
Sur les 25 kilos de DEEE produits chaque année par un Français, moins de 2 sont collectés proprement. Comme les consommateurs achètent de plus en plus d’ordinateurs ou de mobiles et que, parallèlement, la durée de vie de ces équipements diminue, les déchets qui en résultent augmentent trois fois plus vite que les déchets ménagers.
Plus question de jeter les téléphones portables hors d’usage avec les déchets ménagers ? C’est, semble-t-il, l’ambition affichée par l’Union européenne avec l’adoption de directives qui fixent à 2004 l’obligation de recycler les combinés portables.
Des mesures préalables avaient déjà été prises pour la récupération des piles et batteries, obligatoire depuis le 1er janvier 2001.
Mais beaucoup reste à faire pour les portables : mettre en place des systèmes de collecte et de traitement de ces déchets, sensibiliser opérateurs et consommateurs au risque écologique possible, et, surtout, restreindre l’usage de substances dangereuses dans ces appareils.
Et ce, à la fois en Europe de l’Ouest, en Amérique du Nord et en Asie : trois zones géographiques qui se partagent, à elles seules, 71 % du marché “mobile”.
Une responsabilité industriel-consommateur
Outre la réflexion menée au (seul) niveau européen, la quantité de substances chimiques, dont les effets sur l’environnement ne sont pas bien connus ou apparaissent souvent avec le temps, doit être une préoccupation majeure.
Quelle action mener, alors, pour les téléphones “ancienne génération” ?
Les associations environnementales, elles, dénoncent la lourdeur et la complexité des procédures d’analyse des composants. Elles mettent aussi en cause l’obstruction des industriels. Pour elles, les substances non analysées ou déclarées toxiques devraient être interdites. Une position catégorique que ne partagent pas les autorités européennes, notamment, prenant en compte le poids économique important de ce “nouveau” secteur industriel.
Aujourd’hui, pour favoriser la récupération de ces téléphones mobiles dépassés ou hors service, la restitution des appareils aux fournisseurs, opérateurs et autres producteurs représente l’orientation la plus réaliste.
Une démarche qui, pour réussir, implique la participation et la responsabilisation de toutes les personnes concernées par le produit, de l’industriel au consommateur.
Que deviennent les téléphones portables collectés ?
- 1 – Le reconditionne ment assuré par Mobile Vert : les téléphones et les accessoires en bon état et qui ne demandent que de petites réparations sont testés et reconditionnés avant leur revente, en occasion, sur des marchés à faible pouvoir d’achat.
- 2 - Le réemploi : certains composants sont récupérés sur des équipements endommagés, comme pièces de rechange.
- 3 - Le recyclage : les appareils les plus anciens ou qui sont le plus sérieusement endommagés sont envoyés en recyclage pour réutilisation des matières premières qu’ils contiennent.
- 4 - L’élimination : moins de 1% du volume collecté et traité est éliminé vers les décharges. Certaines matières sont incinérées pour la production d’énergie au plan local.
Pour plus de renseignements
02 98 90 05 94
06 82 41 39 19
Alain UGUEN, Association Cyber @cteurs
[1] Tantalum : Métal gris, de couleur analogue à celle de l’argent ou du platine, utilisé comme conducteur de chaleur ou d’électricité, souvent sous forme de poudre. Il est très résistant à la corrosion et à presque toute attaque chimique en dessous de 150 °C. Il ne fond que vers 2 996 °C.


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