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Manifestation anti éolien du 4 octobre : Vent de folie !

communiqué de la FNEPPEP, du réseau sorir du nucléaire et de l´Association Planète éolienne

samedi 4 octobre 2008

Trois réactions à la manifestation des lobby anti-éoliens cet après midi

N´en déplaise aux obscurantistes anti -éoliens qui brassent beaucoup de vent médiatique, l´énergie produite par le vent, est une énergie, propre, sure, renouvelable et largement plébiscitée tant par nos concitoyens que par les éluEs responsables.

Paradoxalement ce lobby conservateur qui pourfend "la laideur des éoliennes " , semble refouler la france des moulins á vent et n´est "horrifié" ni par les centrales nucléaires ni par les pylônes très haute tension !

Face au choc climatique et á la rareté du pétrole, la France, conformément á ses engagements internationaux [1] doit tout á la fois réduire considérablement sa consommation d´énergie et augmenter son effort pour développer les énergies alternatives.

C’est le développement des énergies propres qui fait prendre conscience et motive aux économies d’énergie, contrairement au nucléaire qui crée une mentalité de gabegie d’énergie . En pleine récession économique, soulignons également que l´éolien crée en France de nombreux emplois, en particulier dans des zones rurales en difficultés. Si évidemment il faut maitriser le développement de l´éolien en concertation avec les populations, seuls les tenants du tout nucléaire peuvent souhaiter la mort de la filière éolienne. Avant sans doute de s´attaquer á l´énergie solaire !

Fédération Nationale des Elues Pour la Promotion des Energies Propres

La manifestion anti-éoliennes annoncée samedi est une "initiative pronucléaire et rétrograde", selon le Réseau "Sortir du nucléaire".

Les éoliennes ne produisent pas de déchets radioactifs et se substituent aux énergies polluantes, souligne le réseau dans un communiqué.

Quelques milliers d’éoliennes "défigurent" bien moins la France que les 200.000 pylônes très haute tension, estime cette organisation anti-nucléaire.

Les organisateurs de cette manifestation "sont en réalité des gens qui agissent en faveur du nucléaire", estime Sortir du nucléaire.

"Ils se sont d’ailleurs placés sous le parrainage de MM. Valéry Giscard d’Estaing (Président de la République de 1974 à 1981) et Marcel Boiteux (PDG d’EDF de 1967 à 1987), deux des acteurs les plus coupables du développement massif du nucléaire imposé en France", ajoute-t-il.

Samedi à Paris, un collectif d’associations de défense du patrimoine et de fédérations hostiles à l’éolien appelle à défiler contre "le programme démentiel" du Grenelle de l’environnement pour le développement de cette énergie en France.

Les ringards de l’anti-éolien !

Depuis 1996, date de l’accouchement du premier engagement national en matière d’énergie éolienne (i.e. : le programme « Eole 2005 »), la France, dans ses plus profondes racines technocratiques et aristocratiques, s’échine à refuser l’énergie éolienne. Alors que le monde entier prend petit à petit la mesure des quatre grandes crises qui nous frappent déjà de plein fouet (financière, énergétique, alimentaire et climatique), quelques individus en France tentent, dans une salve médiatique particulièrement fournie ce 1er Octobre1, à focaliser le débat sur l’esthétisme d’une éolienne et sur sa prétendue cherté. Pour le microcosme des anti-éoliens, le ridicule en effet, ne tue pas. C’est pourtant une des plus importantes ressources d’énergie électrique de notre futur : inépuisable, répartie, appréciée, et surtout, n’en déplaise au dogmatique « corps des Mines », très économique. Il est donc vital de recadrer la question.

Une pénurie annoncée

L’approvisionnement énergétique de notre monde dépend à 90 % d’énergies non-durables (nucléaire inclus) dont les réserves vont en s’amenuisant à un rythme effréné. Quelles options avons-nous ? Si le monde des adultes peine à s’en rendre compte, pris dans ses contingences d’appareils ou dans son égoïsme cynique, appelons-en alors à leurs propres parents qui ont pris du recul2 ou à leurs enfants, qui déjà s’inquiètent en « nous » menaçant3. Bref, une seule vérité s’impose : toute énergie renouvelable est bonne à développer. Rapidement. Ceux qui disent le contraire nous mentent.

Du vent partout

La ressource éolienne est largement répartie sur toute la planète. La France a même la chance de bénéficier du second potentiel européen ! La développer, c’est assurer aux pays du Sud comme à ceux du Nord, l’exploitation d’une ressource énergétique qui ne soit pas porteuse de conflits mais de paix et de développement. Locale et pérenne, elle augmente l’indépendance énergétique. Sans externalité, contrairement aux énergies fossiles ou nucléaire, elle assure un mieux à un moindre coût. Technologique et industrielle, elle stimule notre développement en façonnant une nouvelle filière économique, sans souci des hoquets de Wall Street ou d’une menace de délocalisation. Gérée à un niveau européen, elle constituera un des piliers de notre production d’électricité qui pourrait dépasser 20 % de notre consommation.

Appréciée par tous

Depuis maintenant plus de 10 ans, nos compatriotes sont régulièrement sondés sur leur appréciation de l’énergie éolienne. Les résultats sont invariables : 8 à 9 français sur 10 sont favorables à son développement. Point barre. Il est risible de constater que le microcosme anti-éolien, dont quelques représentants du peuple, explique avec aplomb que les Français ont tort et qu’il entend ainsi « corriger » leur pensée. George Orwell doit bien rigoler dans sa tombe !

Efficacité économique

Quand bien même l’Institut Montaigne pense « contribuer au débat public » en signant le texte d’un élève-ingénieur à l’Ecole des Mines de Paris aux conclusions sommaires, voire rétrogrades4, quand bien même une kyrielle d’anciens présidents de toutes sortes s’érigent contre l’éolien en un arrogant « comité stratégique national », l’énergie éolienne est bien depuis quelques années, la plus économique des énergies. Il faut s’y faire (et s’en réjouir !) : elle le restera longtemps. Il suffit d’un « clic » sur Internet pour constater la multitude d’études et de rapports nationaux et internationaux sur ce sujet. Si le microcosme anti-éolien tourne le dos à l’évidence, c’est peut-être alors simplement un problème générationnel de gaucherie informatique…

Parmi le florilège des « désavantages » de l’éolien (et donc des «  avantages » du nucléaire…) que nous avons pu entendre ces derniers jours, celui sur le fait que cette énergie est subventionnée est caricatural. Le scandale existe bien mais pas là où on veut nous le faire croire. Le microcosme anti-éolien joue ici une vielle partition issue des rangs du lobby nucléaire.

Tout d’abord, l’éolien n’est pas « subventionné » (incitant à penser «  par le contribuable »). Son surcoût est payé par le consommateur, via un prélèvement minime sur les factures d’électricité (le prix d’un jambon-beurre !)5. C’est une obligation européenne. On oublie de dire par contre que le nucléaire fut payé par le contribuable (près de 150 milliards d’euros), est toujours très largement subventionné6et le sera encore lorsque la facture du démantèlement des installations devra être réglée.

Ensuite, critiquer la rentabilité économique de l’éolien (et des énergies nouvelles en général) en la comparant à celle du nucléaire, c’est reprocher à un enfant de n’être pas aussi « performant » qu’un adulte. Le faible coût du nucléaire est une chimère comptable.

Le microcosme anti-éolien peut donc aller se rhabiller.

Association Planète éolienne

1. Cahier du Monde de 8 pages « Eole, dieu ou démon » ; article du Canard enchaîné « Un vent mauvais souffle sur l’éolien », émission à 18h30 « Du grain à moudre » sur France culture…

2. Voir le premier exemple de financement d’éoliennes par des grands-parents pour leurs petits-enfants (http://www.vents-houyet.be)

3. Cf. l’excellente campagne vidéo de Greenpeace, projetée sur les murs de Paris en 2008. Une adolescente s’exprime sur les adultes : «  Soit vous êtes avec nous pour réparer la planète et nous assurer un avenir et nous serons amis, soit vous être contre nous et nous serons ennemis ». (voir ce lien)

4. Amicus Curiae, Contribution au débat public, Institut Montaigne, Juillet 2008

5. Via la CSPE (contribution au service publique de l’électricité)

6. L’énergie nucléaire accapare près de 90% de la recherche publique sur l’énergie.

[1] La Commission européenne souhaite que l’Europe génère 20% de son énergie à partir de sources renouvelables. Le développement du secteur éolien est essentiel pour atteindre cet objectif. La France s’est fixé comme objectif, dans le cadre de la directive européenne sur l’électricité renouvelable, de produire en 2010, 21 % de sa consommation d’électricité à partir des sources renouvelables

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