Empreinte écologique : "pour changer les pratiques alimentaires" par Jean-Luc Martin-Lagardette, pour Ouvertures
Le Cempama, centre de formation et d’expérimentations pédagogiques de l’enseignement agricole, intégré à l’Agrocampus de Rennes, met en place des actions de formation et de recherche au sein des établissements agricoles, pour une meilleure prise en compte du développement durable dans les pratiques alimentaires.
Un article repris du magazine cdurable.info un site sur l’actualité du développement durable
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L’alimentation représente environ 30 % de l’empreinte écologique [1] d’un Français. Avec plus de 3,7 milliards de repas servis chaque année en France, la restauration collective est un acteur-clé pour offrir un régime sain pour soi et pour la planète. L’équipe « Vers des systèmes alimentaires durables » a lancé le projet Repas-RC (Repères pour l’évolution des pratiques alimentaires en restauration collective).
Les acteurs de la restauration collective (cuisiniers, gestionnaires, chefs d’établissements) ont ainsi reçu un outil de suivi environnemental pour comprendre les enjeux de la durabilité alimentaire, évaluer les priorités et les alternatives, et suivre les changements mis en oeuvre.
Une phase expérimentale a démarré en 2007 au sein de l’équipe de restauration collective du Lycée agricole de Merdrignac (Côtes d’Armor) qui réunit sur un même site formation et production horticole. Elle a conduit au calcul de l’empreinte écologique brute des matières premières utilisées pour les repas, à l’évaluation de l’empreinte écologique liée au transport des aliments et à la simulation de plusieurs scénarios de repas.
Moins de protéines animales, plus de produits locaux
L’étude a permis d’évaluer la part en empreinte écologique des aliments composants un menu-type, et de quantifier notamment le poids déterminant de la viande et du poisson : ceux-ci représentent moins de 20 % des aliments consommés (en poids), mais contribuent à plus de 70 % à l’empreinte écologique du repas. Les calculs ont aussi montré l’intérêt d’un approvisionnement local et de saison pour réduire de façon drastique l’empreinte écologique due au transport. Et qu’un repas contenant moins de protéines animales et plus de produits locaux peut être, à budget égal, à la fois plus sain et plus écologique.
L’outil « Repas-RC » est progressivement testé dans d’autres restaurations collectives. A l’horizon 2009, il devrait être mis en ligne sur Internet.
Le projet a reçu l’appui de partenaires scientifiques (Agrocampus de Rennes, Angenius), financiers (conseil régional Bretagne, ministère de l’agriculture) et locaux (Maison de l’agriculture biologique du Finistère, Civam, Réseau agriculture durable) (Source : WWF)
Lire aussi : 3ème édition d’Ouvertures, la Lettre de l’honnête homme du XXIe siècle
Voir en ligne : Article extrait de Ouvertures N°4 - La lettre de l’honnête homme du XXIème siècle
[1] L’empreinte écologique
Elle permet de traduire de manière facilement compréhensible l’impact d’activités humaines sur les écosystèmes et la planète. On calcule l’empreinte d’un objet (un ordinateur, une voiture, un meuble, un produit agricole) en considérant la surface moyenne liée aux ressources nécessaires à l’extraction et au transport des matériaux, à sa fabrication, son fonctionnement et son élimination. Elle donne une mesure quantifiée des impacts des différentes activités de production.
Exemples : la moyenne mondiale de l’empreinte écologique est de 2,5 ha par personne. Un Européen a besoin de 5 ha pour maintenir son niveau de vie. Si tout le monde consommait autant qu’un Européen, il faudrait l’équivalent de deux planètes supplémentaires. Un Américain du Nord a besoin du double d’un Européen pour maintenir son niveau de vie. Si tout le monde consommait comme un Américain, il faudrait cinq planètes supplémentaires. (Source : wikipédia)
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GO vegan ! Si vous voulez vraiment être crédible quand vous parlez d’écologie , vous devez être vegan , l’élevage est la premiere cause de pollution sur terre alors parlez d’écologie c’est bien , maintenant si a coté on se manges un bon gros steack c’est tout de suite beaucoup moins crédible.
Mathieu, Je ne crois pas que la seule solution soit que nous devenions tous végétariens. Je ne crois pas aux solutions uniques et imposées à tous. Et l’élevage des animaux peut se faire dans le respect des cycles écologiques.
Par contre, abolir l’élevage industriel rapidement me semble assez pertinent !! Et diminuer drastiquement les quantités de viande, produits laitiers et poissons que nous mangeons est urgent !! Que tous ceux qui veulent devenir végétariens ou végétaliens expliquent leurs choix et la manière dont ils équilibrent leur alimentation aux autres, cela fera progresser ; mais pas les positions intégristes voulant s’imposer à tous !
Tiens, un vegan brestois que je n’ai pas le plaisir de connaître !?
Ce n’est pas la seule solution, mais c’est celle qui a le rapport effort/efficacité le plus favorable, aussi bien au niveau écologique que éthique. Il est totalement utopique(enfin, d’une certaine façon, car la question éthique se pose aussi) de croire que l’exploitation industrielle des terriens non-humains pourra se faire alors qu’il y a plusieurs milliards d’omnivores potentiels !
Pour l’équilibrage de l’alimentation, il n’y a absolument rien à dire : des millions de terriens sont végétaliens, en bien meilleure santé que les omnivores sans être pourtant des diététiciens professionnels ! Ce serait plutôt aux omnivores d’expliquer comment ils peuvent continuer à soutenir que manger nos confrères terriens est indispensable, alors que les maladies physiques, mentales et écologiques se multiplient depuis l’explosion de cette consommation !
Site: C’est aussi la meilleure façon d’éliminer les OGM


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