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Hydro-Gen, l’hydrolienne différente : la roue (à aubes) tourne !

mercredi 29 octobre 2008

A la pointe de la Bretagne, à Landeda (29), Bénédicte et David Adrian, anciens élèves de l’Ecole navale, gérants de la société Aquaphile, ont imaginé, en 2004, après une veille technologique de 2 ans (2002-2004), une hydrolienne flottante destinée à exploiter les courants marins pour produire de l’électricité.

Aujourd’hui, le prototype est arrivé à sa version 4, finalisée, optimisée. L’aventure industrielle peut commencer...

Hydro-Gen est une hydrolienne basée sur un concept exclusif de grosses roues à aubes flottantes, insérées dans un catamaran tuyère et amarrées par des lignes de mouillages sur le fond de la mer.

Un groupe d’écoles de Brest(l’ENIB (École Nationale des Ingénieurs de Brest) et le lycée Vauban) a assuré l’ingénierie et la fabrication du prototype de 10 KW qui a été lancé en 2006 et testé en mer, d’abord dans l’Aber Wrac’h puis sur d’autres sites martimes. On peut considérer qu’il fut le premier prototype d’ hydrolienne marine, en France, à produire du courant à la mer à titre expérimental.

Depuis le prototype a été amélioré par 5 campagnes d’essais successives :

- Constitution d’une équipe pluridisciplinaire, fin 2004,
- Test sur maquettes 1/100 de roues à aubes flottantes pour tester le potentiel et optimisation.Printemps-été 2005,
- Fabrication du prototype : premier semestre 2006,
- Essais du prototype en mer et évolutions : à partir de l’été 2006,
- Recherche et études de sites d’installation des machines : courant 2006,
- Évolutions du prototype de 10KW : de la V1 à la V4 (mi-2006, mi-2008),
- Phase finale du développement de la technologie, et sa validation expérimentale.


Les avantages du système

Pour les promoteurs du projet, ils sont nombreux : Un principe simple, économique ("low cost"), a toujours guidé les promoteurs du projet. L’hydrolienen Hydrogen doit être facile à construire, réparer et entretenir, à faire évoluer et à déconstruire.

C’est pour cela qu’elle utilise des technologies déjà existantes et éprouvées,

- une efficacité énergétique satisfaisante : la roue à aube peut avoir une bonne efficacité grâce à l’optimisation par modélisation, l’emploi de matériaux innovants, les générateurs et l’électronique de puissance dérivés de l’éolien, notamment l’optimisation de la puissance par pilotage de la vitesse de rotation de la roue.

- une technologie de surface donc simple et peu onéreuse : la technologie marine est cinq fois moins chère que la technologie sous-marine (développement, fabrication, entretien et déconstruction ) Sa construction et son entretien sont standardisés comme ceux de tout bateau, gage d’économies significatives. Ils sont assurés par n’importe quel chantier naval, à proximité des sites d’exploitation. 95% de l’entretien et des réparations peuvent se faire à bord. Elle peut être amarrée à quai, échouée en bassin. Positionnées en surface, les machines peuvent être déplacées, remorquées échouées, installées dans les zones à faible fonds (fleuves, estuaires, rias, atolls avec des courants forts.).

Flottante, elle ne nécessite pas d’ infrastructure de génie civile ni de permis de construire. Peu d’"effet d’ombre" des machines entre elles, ce qui permet une grande densité de Mw installés par unité de surface.


Le futur, les prochaines étapes

Plusieurs sites ont été présélectionnés pour leur qualité selon trois critères : Force des courants, état de la mer, acceptabilité locale. Le premier site se situe, à la Pointe des Espagnols, dans la rade de Brest dans le Finistère, sur l’espace public maritime, elle devra bénéficier d’une concession accordée par l’État (via les DDE). Le conseil municipal de Roscanvel , riverains, associations, consultés, ont déjà donné un avis largement favorable.

Ce site, en rade de Brest, à horizon 2009 , sera équipé d’une première machine commerciale, l’Hydro-Gen 20, une machine opérationnelle de 750 KW reliée au réseau

L’Hydro-Gen 750 sera l’étape suivante est la construction de machines de plus grosses puissances, de la classe 1 Mw, reliées au réseau. Pour 1MW, les dimensions seront :
- longueur : 30m
- largeur : 25 m
- Diamètre de la roue : 20 m
- Tirant d’eau : 8 m, tirant d’air : 12m. Une grosse unité peut fournir de 1 à 3 Mw, avec de 8 à 10 nœuds de courant Dans les exploitations ou "fermes"les machines sont assemblées en pattern, ( le Raz Blanchard serait le site idéal ).

A plus long terme, il est imaginé de production d’hydrogène par électrolyse de l’eau et de stocker l’énergie.


Le projet HYdrogen est appuyé par :

Partenaires et soutiens
- Ademe
- Conseil Régional de Bretagne
- La Marine Nationale
- Doris Engineering : Leader français de l’ingénierie Offshore
- Actimar Leader français de l’océanographie opérationnelle

Partenaires de recherche
- Irenav (Institut de Recherche de l’Ecole Navale) et ENIB : Electrotechnique
- IMFT (Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse) et ENSEEIHT : hydraulique et mécanique des fluides.
- IFP (Institut Français du Pétrole)
- INSA Lyon

Des partenaires financiers sont encore recherchés.


Pour en savoir plus :

Sur le site de la société

- www.hydro-gen.fr
- contact@hydro-gen.fr

Sur Brest-ouvert.net

- Lire aussi l’article de présentation sur le site d’Hydro-gen

- Lire l’interview de David Adrian sur Brest-ouvert

- Une hydro-éolienne en test dans le Finistère

Sur le site usinenouvelle.com
- Lire l’article de Jean-charles Guézel

Pour en savoir plus sur l’énergie de la mer en général

lire le dossier sur Brest-ouvert.net

- L’énergie de la mer : un gisement potentiel gigantesque et renouvelable !

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