Les jeunes dans la construction d’une société européenne de la connaissance
Communiqué de presse des Petits Débrouillards de Bretagne

Les jeunes adressent un message sans ambiguïté aux autorités européennes et à la présidence française de l’Union européenne
300 jeunes en provenance de tous les pays de l’Union européenne se sont réunis le 27 octobre 2008 au Muséum national d’histoire naturelle pour voter un document de recommandations concernant la construction d’une société européenne de la connaissance.
Les recommandations ont été présentées le 14 novembre 2008 au Grand Palais à Mme Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur et M. Janez Potočnik, Commissaire européen de la recherche.
Ce texte, fruit de 6 mois de travail des panels de jeunes, s’inscrit dans un processus d’analyse critique de la stratégie de Lisbonne votée en 2001 par les Etats membres et aspirant à construire à l’échelle communautaire « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ».
La pertinence de ces recommandations est à la mesure de la maturité des jeunes : jeunes étudiants, lycéens, chômeurs, jeunes travailleurs et jeunes en grande difficulté.
Messages aux autorités nationales et européennes
Bâtir une « société de la connaissance » comporte une puissance de convocation de toutes les énergies au sein de l’UE d’une rare force, mais à deux conditions :
que l’économie et les enjeux de compétitivité ne constituent pas l’alpha et l’oméga de la stratégie de Lisbonne
que ce projet fasse l’objet de débats démocratiques massifs dans toute l’UE.
La carte démocratique constitue à n’en pas douter la carte maîtresse du projet européen.
Les jeunes ont en effet été surpris, pour ne pas dire plus, par l’ignorance de la plupart des experts, scientifiques, parlementaires, syndicalistes ou responsables associatifs de la définition et des implications de la stratégie de Lisbonne. Ce constat conforte la dramatique faiblesse des débats sur les enjeux européens au sein de chaque pays de l’UE. Ce déficit démocratique est pointé du doigt et les jeunes sont disposés à jouer leur rôle.
Messages aux autorités ainsi qu’à la communauté scientifique
Non, il n’y a pas de désintérêt ni pour les sciences ni pour les carrières scientifiques.
Mais quatre paramètres déterminent leurs choix – et celui de leur famille :
des études trop longues pour un « rendement » professionnel perçu comme trop aléatoire
une politique d’emploi scientifique et technologique pas à la hauteur et un taux de chômage jugé trop important au regard de la difficulté de ses études
incidemment des salaires qui ne sont pas à la mesure des efforts consentis et des besoins de nos sociétés
des méthodes d’enseignement de l’école à l’université à rénover en profondeur
Et maintenant ?
Les institutions gouvernementales (notamment les présidences française, tchèque et suédoise), la Commission européenne, les autorités locales ainsi que les institutions scientifiques sont devant leurs responsabilités.
Parier sur l’intelligence des citoyens, et notamment des plus jeunes, en développant des processus de mise en débat critique des politiques sciences et technologiques, de façon publique et contradictoire, qui constitue au demeurant la pierre de touche du processus scientifique lui-même !
A nous, à eux de jouer !
Contact presse :
L’ensemble des recommandations est disponible sur le site Jeunes sciences société
L’adresse originale de cet article est http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/COMMUNIQUE-DE-PRESSE-8-DECEMBRE.html
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