Yannick Jadot, la tête de liste d’Europe Ecologie pour la région Ouest : son portrait
Le rassemblement Europe-Ecologie, constitué autour des Verts, de Daniel Cohn-Bendit, de José Bové et des proches de Nicolas Hulot, a annoncé, vendredi 19 décembre, une partie de ses têtes de liste et de leurs "deuxièmes" pour les élections européennes de juin 2009.
Les Verts qui préciseront courant janvier le nom de leurs représentants, auront trois têtes de liste sur les huit régions aux Européennes.
Dans l’Ouest, Yannick Jadot, co-fondateur d’EuropeEcologie, ancien directeur de campagne de Greenpeace, sera tête de liste aux côtés d’une membre des Verts.
Même si son visage est connu, apparu à de nombreuses reprises, sur les écrans cathodiques lors du Grenelle de l’Environnement ou lors d’actions phare de Greenpeace, c’est le moment de mieux le découvrir.

Yannick Jadot est né le 27 juillet 1967 à Clacy-et-Thierret dans l’Aisne. Il a fait des études d’économie à l’Université Paris-Dauphine.
La solidarité internationale, pas seulement des mots , mais un engagement sur le terrain de plusieurs années
Il a travaillé ensuite, pendant plus de dix ans, au Burkina Faso et au Bangladesh. Il rejoint Solagral, une ONG spécialisée se veut un lieu de rencontres permettant la confrontation des analyses et l’élaboration de réponses face à la mondialisation des économies agricoles et alimentaires.
Sous la pression des médias, au coeur de l’action de Greenpeace
De 2002 à septembre 2008, il dirige les campagnes que Greenpeace France mène en France et participe activement à l’élaboration des campagnes internationales de Greenpeace. Sa mission consiste également à représenter Greenpeace au niveau politique et à en être le principal porte-parole.
Deux grandes campagnes-actions le relient à Brest
Yannick Jadot est connu à Brest pour son rôle actif dans l’organisation d’une Inspection citoyenne sur la base militaire de L’Ile Longue le 15 mai 2005, dans le but de vérifier le respect par la France des obligations de désarmement intégral lié au TNP (Traité de Non Prolifération Nucléaire).
Le bateau de Greenpeace l’Arctic Sunrise et la flottille rade de Brest pour une mer propre, avait rassemblé, ce jour là, une quarantaine d’e voiliers, pour manifester au plus près de l’Ile Longue, base nucléaire stratégique qui abrite les sous-marins lanceurs d’engins (SNLE), dans la rade Brest, pour dénoncer la prolifération atomique française.
lirel’article sur Brest-ouvert.net
L’Arctic Sunrise avait pénétré le périmètre de la base navale et mis un zodiac à l’eau pour lancer une mission d’inspection. L’Arctic Sunrise avait été intercepté, le zodiac a été arraisonné et trois militants arrêtés dont Yannick Jadot.
Le 19 juillet 2006, le tribunal correctionnel de Rennes avait condamné les trois militants à deux mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 2 000 euros chacun.
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Autre moment fort : la campagne contre l’exportation de l’ex porte-avions Clémenceau en Inde
Visiblement satisfait, Yannick Jadot dresse un bilan vraiment positif de cette campagne :
« Cette campagne reposait sur 10 ans d’expertise, une convention internationale sur l’interdiction de l’exportation des déchets dans les pays du Sud à la construction de laquelle Greenpeace a largement contribué, des actions menées dans plus de 20 pays dans le monde pendant des années.
Sur le Clemenceau spécifiquement, nous avons travaillé avec des associations de lutte contre l’amiante, de défense des droits de l’homme et des syndicats, en France et en Inde. Enfin, nous avons réussi à articuler un travail d’expertise, d’information et de lobby avec des actions de visibilité forte qui ont permis de mobiliser largement le public ce qui nous a mené à remporter une belle victoire collective. »
Porte-parole de l’alliance, il est l’un des principaux négociateurs du Grenelle de l’Environnement
Il a été un des fondateurs et le porte-parole de l’Alliance pour la planète un important rassemblement d’organisations écologistes.
Au cours du Grenelle de l’environnement il a été l’un des principaux négociateurs.
2008 : cap sur l’Europe et l’écologie politique !
Le 1er septembre 2008 il annonce qu’il quitte Greenpeace pour rejoindre Europe Écologie. Il s’explique alors sur sur ce choix dans un article dans Libération le 3 septembre 2008 :
« Le 1er septembre, j’ai quitté Greenpeace - qui a pour principe l’indépendance politique - afin de rejoindre cette initiative de rassemblement pour les européennes. (...) Les ONG remplissent leur rôle de contre-pouvoir, les citoyens restent mobilisés, mais côté politique ça ne suit pas. Les partis comme le gouvernement font des discours, mais il y a un manque de constance et de courage dans la mise en œuvre. Notre ambition est de rassembler large sur l’environnement et d’incarner un mouvement qui existe implicitement dans la société. Aucun parti politique, y compris les Verts, n’en est capable.(...)
Notre offre politique c’est l’écologie d’abord. L’impératif écologique nous oblige à repenser notre modèle économique et social. Si je suis contraint de quitter Greenpeace, de sortir de mon rôle de contre-pouvoir, c’est que face à la crise écologique, l’offre politique est insatisfaisante voire indigente. A nous d’incarner cet espace qui représente largement plus de 10 %» [1].
[1] Un premier sondage, "Européennes de juin 2009", Ifop-Paris Match, (décembre 20008 ) met à 11% en intention de votes, la liste des écologistes soutenue par Daniel Cohn-Bendit et José Bové, Modem à 12%, PS 22%, comme l’UMP
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