Le handicap dans le Finistère : un collectif, pour qui, pour quoi ?
Interview de Monsieur Dolou du collectif des associations de personnes handicapées
2003 année européenne du handicap : une raison supplémentaire de nous intéresser au collectif est un exemple original et unique en France. Il rassemble 33 associations finistériennes représentatives des personnes handicapées : enfants, adultes, atteints d’une maladie, d’un handicap mental, psychique ou sensoriel.

Vous pouvez peut-être nous rappeler d’abord la mission que s’est fixée ce Collectif, depuis quand il existe et vos thèmes d’action ?
Le collectif des Associations des personnes handicapées a vu le jour en 1975, de manière informelle au départ, avec comme motivation à cette date, regrouper toutes les associations représentatives de personnes handicapées et de leurs familles, quelle que soit la spécificité de leur handicap.
C’était une volonté très généraliste au départ, de toucher l’ensemble des personnes handicapées, l’ensemble des handicaps, sans exclusive ? Créer une structure de concertation sérieuse et crédible compte tenu des nouvelles compétences sociales confiées au département à cette époque, avec la décentralisation en prenant en compte la notion de solidarité devant les défis à relever et permettre aux petites associations de se faire entendre et écouter.
Le collectif regroupe aujourd’hui 33 associations, mais toutes gardent leur autonomie.
Dans le monde du handicap et de l’entraide et du soutien aux handicapés il y a à la fois de grosses associations, je pense par exemple à l’APF qui est une grosse association nationale, mais il y a aussi de plus petites associations, Vous regroupez plutôt vous les petites ou les plus grosses ?
Dans le Collectif, il y a :
le collège 1, c’est le représentant des familles, ce qui n’empêche pas d’avoir des parents dans certains conseils d’administration qui gèrent et animent des établissements, mais au départ c’était le regroupement soit des familles ou des personnes handicapées qui peuvent se représenter elles-mêmes,
le collège 2 qui après quelques années d’existence du Collectif a regroupé les associations animant et gérant des établissements.
En tout état de cause, le président selon les statuts sera toujours quelqu’un du collège1. L’intérêt de ce collège est que les gestionnaires, qui sont souvent pris par la gestion de l’établissement entendent aussi ce que à la base les gens ressentent ou aussi ce que dit le manque de solutions pour certains handicaps.
Alors je pense que le collectif a aussi un intérêt politique dans le sens que, quand les politiques s’adressent à une association pour qu’elle soit représentée à la COTOREP, dans les CCAS, à l’UDAF, ?.dans toutes les structures où on parle de l’ handicap, ils étaient forcés d’écrire à toutes les associations. Aujourd’hui souvent les désignations passent par le Collectif ce qui veut dire qu’au collectif il y a un débat pour voir qui va nous représenter où mais aussi , votre question était là, les petites associations sont maintenant présentes.
Il y a , aussi, des handicaps qui ont plus d’adhérents, parce que le handicap est plus important en nombre. Les petites associations aussi trouvent leur place dans les structures, dans les lieux de concertation avec les politiques et tous les 3 ou 4 ans les titulaires de ces postes changent, donc c’est ça l’intérêt.
Ce que je trouve intéressant aussi dans le Collectif , c’est une meilleure connaissance possible des handicaps un à un. En gros je veux dire il n’y a pas forcément un handicap plus noble que l’autre. Au départ, chacun restait avec son handicap et pensait qu’il était le seul à trouver, à rencontrer des problèmes.
Aujourd’hui non seulement les associations, les petites comme les grandes viennent apporter quelque chose. Ils apprennent aussi à écouter les autres. Quand il y a des problèmes communs et s’il y a des actions à faire, c’est le Collectif qui prend ça en compte. Ce qui n’empêche pas chaque association de mener des actions indépendantes pour faire remonter leurs problèmes et même s’il y avait un désaccord du collectif , elles sont libres, c’est à dire que chacun reste vraiment le leader dans son association
L’exemple de votre collectif est-il unique ou il y a d’autres exemples équivalents en France ?
Je pense que ce Collectif de personnes handicapées est unique en France. Quand on en parle dans certaines réunions régionales ou nationales on est écouté avec envie. Les politiques de notre département, je crois, ont bien compris le chemin au niveau du département pour l’enfance handicapée, pour création de places sur le Finistère.
Le handicap a été classé année européenne en 2003, un des objectifs premiers c’est l’accessibilité, est-ce que c’est aussi le vôtre au niveau du collectif C’est un des objectifs parmi tant d’autres, moi je pense que l’objectif premier d’abord pour moi, c’est que chaque personne handicapée trouve la place qui lui permette d’abord de vivre avec possibilité d’avoir des projets, de vivre en fonction de ses possibilités c’est à dire de faire fructifier la potentialité qu’il y a, que le handicap soit grand ou pas. En un mot, que chaque personne trouve une solution pour vivre avec toute la dignité à laquelle elle a droit.
L’accessibilité comme autre chose, c’est aussi dans les priorités du Collectif.
Vous balayez un peu tous les champs d’intervention , tout ce qui fait la vie quotidienne de la personne handicapée, à la fois l’aspect social, l’aspect économique, l’aspect culturel, l’aspect loisirs ?
Oui on parle souvent du travail pour le handicapé, mais il n’y a pas que ça, il y a des personnes pour différentes raisons qui ne pourront jamais avoir accès au travail, même un travail adapté ou protégé comme on l’appelle, mais qui dans la vie sociale, dans la vie de leur quartier peuvent apporter aussi aux gens dits ordinaires, donc non handicapés quoi, mais aussi être acteurs dans la vie sociale du quartier ou culturelle. Il y a des personne handicapées qui participent à énormément de manifestations soit sportives soit culturelles ou autres : le Carnaval de Landivisiau par exemple, les acteurs principaux sont des personnes handicapées, le marathon de Morlaix c’est aussi pareil, à Brest le sport adapté aussi a une part importante
Qu’est-ce vous attendez maintenant des pouvoirs publics ?
Nous c’est simple en tant que militant s d’associations : une écoute surtout, pour qu’aujourd’hui ils entendent la souffrance ou la simple demande des personnes et de leur famille,
L’accès au travail pour les personnes handicapées passe pour beaucoup par des structures adaptées.
Dons les personnes handicapées ont une orientation par une commission qui s’appelle la COTOREP, mais aujourd’hui dans le Finistère par exemple, il manque environ 150 à 200 places en CAT (Centre d’Aide par le Travail). On nous dit aujourd’hui, l’Etat nous dit, qu’on va doubler les places. En fait, non, il va doubler la dotation qui existait depuis quelques années or il manque de 150 à 200 places.
Tous les ans, on recevait royalement 10 ou 12 places depuis quelques années, ça veut dire que si on double, on aura 20 places, mais cela veut dire aussi que dans 20 à 30 ans il y aura encore des personnes handicapées qui seront au bord de la route Au niveau du département, il y a quand même une véritable concertation parce que nous sommes acteurs dans le schéma départemental, ce qui ne veut pas dire qu’on aura satisfaction parce que le politique a aussi le principe de réalité qui est le budget. Malgré tous leurs efforts il y a encore des gens sans solution, qui peut-être pendant toute leur vie, ne pourront pas avoir un projet, et pourtant c’est important dans une société comme la nôtre que chaque personne handicapée puisse avoir un projet de vie.
Est-ce que vous intervenez auprès de familles des handicapés ? Pour ces familles-là ça pose des problèmes, des difficultés ?
Moi quand je reçois une famille par exemple qui est perdue devant le parcours du combattant pour trouver une place pour leurs personnes handicapées. Ca commence par l’école ou autre chose, je les dirige vers leur association de base en tenant compte du handicap ; si ça ne suffit pas , on aide cette association de base à trouver des solutions. A la suite de cela, s’il y a des problèmes qui sont communs avec d’autres associations le Collectif prend à bras le corps ce problème.
C’est vrai que de plus en plus il y a des exigences de jeunes parents, qui demandent l’intégration scolaire. L’Etat dit que c’est une de ses priorités, c’est vrai que cette année on a eu quelques postes supplémentaires, on a eu des CLIS, de l’intégration dans le primaire ou dans le secondaire, quelques ouvertures donc. Nous espérons qu’on continuera à ouvrir le chemin à cette voie.
Ce qu’il y a surtout aussi, c’est que les personnes handicapées devenues adultes auront besoin, peut-être pas tous, de structures plus adaptées. Le temps qu’elles passeront en écoles ordinaires, tout le côté de vie sociale qu’il peut y avoir dans une école leur sera bénéfique. C’est un problème important, on ne cache plus les personnes handicapées heureusement comme avant , elles réclament même véritablement, si on veut bien les écouter ou les regarder, de vivre dans la cité et non en dehors de la cité.
Les plus grosses difficultés, elles sont à quel niveau ?
D’après tous les dirigeants de toutes les associations du Collectif, d’abord c’est de recevoir le désarroi de familles à trouver une solution à leur enfant. Ca, c’est vraiment toujours pénible de voir que des familles sont sans solution ; même il y a des enfants, des adultes, qui disons, ne posent pas de gros problèmes à la maison, mais les familles voient bien quand même que ce n’est pas une solution car demain s’ils veulent comme nous tous avoir accès au travail ou à une vie sociale il faudra qu’il y ait des apprentissages. Il y a aussi des familles qui sont débordées par les problèmes que posent leur enfant ou leur handicapé, et qu’aujourd’hui on a l’impression de ne pas des fois être entendu devant la gravité de certaines situations.
Moi je redirais aujourd’hui par exemple, que l’association de malades psychiques fait aussi partie du collectif, or aujourd’hui dans les hôpitaux. Mais aujourd’hui dans les hôpitaux, les traitements qui devraient quelquefois être plus longs pour qu’il sortent dans de meilleures conditions, font qu’on raccourcit la durée d’hospitalisation, on a supprimé beaucoup de lits, alors qu’aujourd’hui apparaissent de nouvelles pathologies mentales. Il n’y a pas un élu, qui dans ses permanences, n’a pas entendu une famille venir crier au secours et là c’est un des problèmes prioritaires du Collectif, mais ça passe aussi par la structure de base qui est l’Union Nationale des familles de malades psychiques.
L’année européenne des personnes handicapées 2003 va bientôt se terminer, est-ce que on peut déjà faire un premier bilan, est-ce ça a favorisé la prise de conscience par rapport au handicap ?
Au niveau de l’Etat, moi je dis s’il y a beaucoup de promesses, on est relativement déçu. Je vous ai parlé de places de CAT. Pour l’accessibilité, l’actualité de hier le démontrait que ce soit la SNCF, ou le Palais de Justice qui n’est pas accessible , aujourd’hui beaucoup de discours mais peu d’actes. Aussi bien pour l’accès aux IME, structures médico-éducatives, soit aux structures d’aide par le travail, soit dans l’accès de divers bâtiments, il manque encore énormément de places dans les structures spécifiques. Les moyens pour pallier à leur handicap ne sont pas suffisamment pris en compte. Il en est de même pour l’intégration dans l’école ordinaire pour ceux qui le peuvent.
Il y a encore beaucoup à faire ?
Beaucoup à faire, et puis surtout il y a de nouvelles pathologies qui apparaissent, aujourd’hui on parle beaucoup des accidents de la route, mais nous on a l’association des Traumatisés crâniens qui a des problèmes énormes.
Si gérer un budget d’état, d’un département, d’une commune n’est pas toujours simple devant les demandes qu’il y a, quand on est militant ce qu’on veut c’est avoir, c’est des politiques qui nous écoutent, et qui au moins ont le respect du militantisme de gens qui ne sont que porte-parole de souffrances derrière ou simplement de demandes de droits reconnus pour les personnes handicapées.
Ce qu’il faut ensuite c’est un dialogue constant pour trouver les solutions pour les personnes qui sont laissées au bord de la route, je crois c’est un peu ça .
contacts : collectif des associations de personnes handicapées du Finistère
1B rue Joseph Halléguen B.P. 1656
29106 QUIMPER CEDEX
tél. 02 98 55 51 43
fax 02 98 53 62 24
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SALUTATION
Je viens respectieusement solliciter auprès de votre bienveillance,la faveur de me recruter au sein de votre structure. En effet,après avoir lu vos différents messages qui se trouven sur votre site,j’ai pris l’engagement de consacrer ma vie au profit des personnes handicapées,ce serait une façon pour moi de contribuer à leur bien être.je suis béninois vivant au BENIN. dans l’espoir d’une suite favorable à ma demande,veuillez recevoir,Messieurs,l’expression de mes sentiment les plus distingués. Email : koualus@yahoo.fr
Etudiante en 2ème année d’IUT Carrières Sociales à Rennes je suis actuellement à la recherche d’un stage. Je recherche une structure/association d’éducation spécialisée aux alentours de Quimper dans le Finistère, si vous avez des adresses, contacts cela m’intéresse. Merci
Bonjour, je suis maman d’un jeune adulte de 22ans ayant déclanché une schizophrénie simple à l’adolescence (il était à 17ans en terminale littéraire option arts plastiques)je suis désespérement en recherche d’une structure d’accueil regroupant des jeunes ayant eu le même dramatique chemin. Pouvez vous m’aider , Merci d’avance
Bonjour,
Nous sommes également à recherche d’une structure d’accueil pour un parent qui souffre de schizophrénie.
Avez eu des réponses à votre demande d’aide ?
Bonjour,
Je suis actuellement à la recherche d un centre d’accueil pour mon frère de 26 ans atteint lui aussi de schizophrenie, nous habito,s dans le sud-Finistère. Avez-vous eu des réponses positives ?
Cordialement, Marine
nous sommes nous aussi a la recherche d’un centre d’accueil pour notre fils SIMON qui a 24ans et qui schizophène .Est qu’il y a des personnes qui pourrais nous aidées ?
Site: http://tufghif@neuf.fr
Je recherche des études qui recensent les personnes handicapées dans le Finistère. Si quelqu’un peut m’aider...
J’aimerais savoir s’il y a une association ou une école privée qui accueille des enfants légèrement handicapés (malvoyance)sur la région de Brest. Merci Marie-Laure de PARCEVAUX
à st brieuc me semble - til juste à coté de l’école d’éducateur


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