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Un article de Yannick Jadot repris d’Europe Ecologie

OGM : l’agence européenne de sécurité des aliments cultive l’autisme !

Sa réforme, plusieurs fois promise, doit être engagée.

dimanche 15 février 2009

Un article repris du site "Europe ecologie" publié sous licence

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Le 31 octobre l’agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a considéré non justifiée la clause de sauvegarde activée en France en février dernier sur le maïs MON810. Pour rappel, ce moratoire de fait sur la seule culture commerciale autorisée avait été obtenu lors du Grenelle de l’environnement et recommandé par les scientifiques dans le cadre de la Haute Autorité provisoire sur les biotechnologies. La réforme des processus d’évaluation et d’autorisation des OGM en Europe s’impose.

Par sa décision, l’AESA confirme l’autisme dont elle fait preuve depuis plusieurs années : reprise à son compte des évaluations produites par les firmes biotechnologies, absence de contre-expertise indépendante, non prise en compte des impacts économiques et sociétaux ou des effets à long terme sur l’environnement.

Des études scientifiques soulignent pourtant les risques potentiels ou avérés pour la santé et la biodiversité. D’autres démontrent que l’existence et la viabilité des filières agricoles et alimentaires non-OGM seraient fortement remises en cause par la contamination OGM, en particulier les filières « qualité », AOC et biologiques.

Plus gravement, les recommandations de l’AESA en matière d’autorisation d’OGM font office de décision. Malgré l’opposition constante et très majoritaire des citoyens européens, relayée le plus souvent par une majorité de gouvernements, la Commission européenne valide les avis de l’AESA.

Il est donc impératif de réformer le processus européen d’évaluation des OGM, pour mieux prendre leurs impacts sur l’environnement, la santé, l’agriculture et l’alimentation et appliquer systématiquement le principe de précaution. En outre, les gouvernements européens doivent se ré-approprier le processus de décision et ainsi respecter le refus permanent des Européens. Dans l’attente, le gouvernement doit réaffirmer sa volonté de maintenir la France exempte d’OGM et de porter, sous sa présidence de l’Union européenne, la réforme de l’AESA.

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