Informer sur le nucléaire = répression policière
Communiqué du collectif "Chernobyl Day 2009, pointe de Bretagne"

A l’occasion de la commémoration du 23ème "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl, le collectif "Chernobyl Day 2009, pointe de Bretagne" (*) a mené des actions d’information, de sensibilisation et d’interpellation du public, notamment par la distribution d’un tract, à Plougastel-Daoulas et Brest le 25 avril et à Lampaul-Plouarzel le 26 avril. Ces actions s’inscrivaient dans le cadre d’une journée internationale de mobilisation contre le nucléaire, coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire".
A Brest, en voulant accéder au port de plaisance du Château, inauguré ce jour là, nous nous sommes retrouvés face à un important dispositif policier qui nous a interdit l’accès du site, pourtant ouvert au public pour cette inauguration. Devant notre étonnement, l’officier responsable du dispositif a invoqué un arrêté pour justifier cette interdiction. Mais nous n’avons pas eu connaissance de cet arrêté, ni de son contenu, ni de son origine. Cette répression nous choque !
Le collectif a demandé au président de BMO s’il était l’auteur de cet arrêté et ont souhaité en connaître la teneur pour que l’inauguration ne soit pas troublée par des "perturbateurs" extérieurs à la fête.
Le collectif s’interroge :
Pour quelles raisons serait-il interdit d’informer sur le nucléaire à Brest que ce soit sur Tchernobyl, sur le nucléaire militaire ou sur le nucléaire en général ?
Déjà, lors de Brest 2008, une banderole accrochée par des membres du collectif - AE2D, Greenpeace Brest et les Vert-e-s du Pays de Brest, avait été décrochée, à deux reprises, par des agents de sécurité. Ces mêmes agents voulaient également que cesse la distribution des tracts. Il avait fallu l’intervention de la police pour pouvoir continuer à diffuser ces tracts.
Est-ce parce que :
Selon la version officielle, le nuage de radioactif de Tchernobyl se serait arrêté à la frontière française ?
Le port de plaisance du Château fait face à l’Ile Longue ?
Les SNLE (Sous-marins nucléaire lanceur d’engins) le Triomphant (français) et HMS Vanguard (anglais) sont entrés en collision, début février, alors qu’ils étaient en plongée dans l’Atlantique et que l’un des membres du collectif, AE2D, a écrit à deux reprise au préfet du Finistère à ce sujet et que ces lettres sont restées sans réponse ?
Un missile factice (maquette du nouveau missile français M51 ?) de 56 tonnes a coulé, il y a quelques jours, au large de Penmarc’h ?
Le président américain OBAMA a déclaré, le 6 avril à Prague, « J’affirme avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité sans armes nucléaires » ?
Après de vives discussions entre politiques et militaires pendant des années, la Marine a cédé cet emplacement à l’entrée de la Penfeld à BMO.
BMO a réservé 20% des emplacements du nouveau port (150 places) aux plaisanciers de la Marine ?
Ou alors, y a-t-il d’autres raisons et lesquelles ?
(*) Collectif "Chernobyl Day 2009, pointe de Bretagne" :
Agir pour l’Environnement et le Développement Durable (A.E.2.D), Greenpeace Brest, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), La Gauche debout !, Solidarité Ecologie Plougastel
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info
EDF endetté à hauteur de 25 milliards d’euros (Les Echos 11.05.09). Contrainte de revendre 20 % des parts de British Energy à un partenaire Britanique sous prétexte de reprendre des parts du marché de l’énergie en Belgique.
25 milliards de dettes sans compter que les "patrons" de cette entreprise ont copieusement vidés les caisses à démantèlements. Ils ne se gènent plus de l’annoncer d’ailleurs, 10 milliards seraient encore disponibles pour ces travaux. 10 milliards alors que la Cour des Comptes en avait détecté 24 milliards en 2004/05. Toute la presse française s’était emparée de ce scandale . En effet la CDC avait qualifié ce bout de provision d’’embryon"
Dans le reportage diffusé sur ARTE "RIEN A SIGNALER" il a été dit qu’une somme de 2000 milliards serait nécessaire pour le démantèlement du parc nucléaire européen , soit près de la moitié pour ce territoire français sur-nucléarisé.
Il y a d’autres déficits (la sécu par exemple) qui eux ne sont jamais oubliés, est ce parce qu’ils concernent la santé ? Ou la solidarité ?
En résumé, pour le nucléaire : RAS dans la presse
Je me réponds à mm, c’est plus fastoche , .. ..
revendre 20 % des parts de British Energy
revendus à PERTE, fallait pas l’oublié.
Achat en surcote et vente à perte !
Gadonneix aura-t-il le droit de rejouer une partie de monopoly ? Sachant que l’Anne Lauvergeon elle, serait peut etre remplacée par Lagarde, l’AVOCATE AFFAIRISTE, Christine pour ne pas le préciser.
Après le document d’Arte sur les précaires du nucléaire - Centrales obsolètes, mines d’uranium, essais atomiques… Il faut d’urgence un bilan de 50 ans de nucléaire français
Ce mardi 12 mai, Arte a diffusé le document "RAS nucléaire" qui révèle l’inquiétant état de dégradation des installations nucléaires françaises, aggravant le risque d’accident ou même de catastrophe.
Déjà, le 11 février dernier, l’émission "Pièces à conviction" de France 3 révélait au grand public la contamination de nombreuses régions de France par les mines d’uranium aujourd’hui abandonnées par Areva… qui contamine désormais le Niger et entend y ouvrir de nouvelles mines.
Début février sortait aussi le film "Gerboise bleue" qui révèle comment les essais nucléaires français en Algérie ont durablement contaminé l’Algérie - c’est aussi le cas de la Polynésie - et causé de graves maladies dans les populations locales et les "vétérans" (militaires et employés du Commissariat à l’énergie atomique).
Alors que les citoyens découvrent peu à peu la triste réalité de l’atome, pourtant dénoncée depuis longtemps par les associations antinucléaires, les autorités françaises continue leur fuite en avant insensée :
recherche de sites pour enfouir les déchets radioactifs ;
politique néocoloniale au Niger pour protéger les mines d’uranium ;
nouvelles installations nucléaires en chantier (EPR, ITER, GB2, etc) ou en projet ;
prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels ;
Mais les projets nucléaires se heurtent à de graves difficultés et aux mobilisations :
sous la pression populaire, les régions pressenties refusent l’enfouissement des déchets radioactifs (1)
la vérité se fait peu à peu sur les exactions d’Areva au Niger (2)
le dossier du démantèlement des installations nucléaires s’avère inextricable (3)
les chantiers des réacteurs EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF) tournent au désastre industriel (4)
Qui plus est, les deux supposés "fleurons" de l’industrie nucléaire française, EDF et Areva, sont dans une situation financière catastrophique (4), et continuent pourtant à multiplier les investissements lourds pour participer à une supposée "renaissance du nucléaire". Or celle-ci s’est évanouie sous l’effet de la crise mondiale et de la priorité aux énergies renouvelables donnée par l’administration Obama. (5)
De toute évidence, le nucléaire mène la France dans l’impasse environnementale et financière, sans oublier l’éventualité d’une catastrophe. Exclu par l’Elysée des discussions du "Grenelle de l’environnement", le nucléaire doit au contraire, et d’urgence, être l’objet d’un grand débat national, d’un bilan sans concessions et… de décisions audacieuses. La plus sensée étant de mettre en œuvre un plan de sortir du nucléaire, accompagné de mesures ambitieuses d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.
(1) http://www.sortirdunucleaire.org/do...
(2) http://www.sortirdunucleaire.org/ac...
(3) http://www.sortirdunucleaire.org/do...
(4) http://www.sortirdunucleaire.org/ac...
(5) http://www.sortirdunucleaire.org/ac...
Lien permanent vers ce communiqué : http://www.sortirdunucleaire.org/ac...



Poster un message
Brest en Bretagne
