Brest ouVert

Lancé par les élu.e.s Europe Ecologie Les Verts de Brest, Brest-ouVert.net est un site d’information et de débat public ouvert à chacun.e selon la charte

N18 - Infos Vert(e)s Plouzané

Lizher ar re C’hlas eus Plouzané

Le journal des Vert(e)s de Plouzané.

La victoire de la gauche unie

Le 9 mars, la gauche a donc gagné les élections municipales. Travaillant depuis plusieurs mois sur le programme et les conditions de l’union, une véritable équipe s’est formée. Les électeurs l’ont reconnu et nous ont montré leur confiance. Merci.

Nous avons de nombreux projets mais aussi de grands défis à relever. La commune va grossir et nous souhaitons lui conserver son cadre rural, il faut préparer le changement climatique et apprendre à mieux partager les ressources. La solidarité doit redevenir une valeur centrale, bien plus que la réussite individuelle. L’initiative individuelle doit être au service de tous.

Au sein de la majorité municipale, les Vert-e-s continueront à pousser les idées qui fondent leur mouvement : solidarité, participation des citoyens et communication et bien évidemment défense de l’environnement. Les 5 élus (Gisèle Kerdraon, Sylvie Drévès, Marie-Anne Cambon Bonavita, Antoine Beugnard et Yann-Fanch Kernéis) travailleront pour vous avec le groupe des Vert-e-s de Plouzané. Au sein de l’équipe municipale :

• Gisèle Kerdraon animera la réflexion sur la culture, assurera les relations avec les nombreuses associations de la commune.

• Antoine Beugnard mettra en place les moyens de la participation des citoyens, un Agenda 21, proposera des évolutions des transports et animera le développement de l’utilisation des nouvelles technologies.

En plus de ces délégations, Yann-Fanch Kernéis représentera les Vert-e-s de Plouzané à Brest Métropole Océane. Le groupe des Verts de Plouzané continuera à vous informer et à vous encourager à participer à la vie de la commune. N’hésitez pas à nous rejoindre.

Impression de conseil municipal

Depuis l’élection municipale, il y a eu beaucoup de conseils pour installer la nouvelle équipe et voter le budget. Un travail d’apprentissage du fonctionnement de la commune qui continue. Juste une remarque, la population des spectateurs s’est renouvellée. C’est bien, il est important que les citoyens s’intéressent et assistent au fonctionnement de la vie municipale.

Manger ou conduire, il faudra (peut-être) choisir !

Le 24 avril, Eaux et Rivières de Bretagne a organisé une conférence sur le double thème des pesticides et des carburants verts : les agro-carburants. Cette conférence était animée par Fabrice Nicolino, journaliste.

Si la première partie consacrée aux pesticides faisait un historique de l’arrivée des pesticides en Europe et en dressait un bilan peu reluisant, la seconde partie consacrée aux agro-carburants était tout aussi inquiétante.

La possibilité de faire rouler nos « bagnoles » avec du blé, du soja ou du maïs a fait tourner la tête des lobbys industriels et de l’agriculture intensive. Des usines de transformations poussent partout dans le monde et des millions d’hectares intacts d’Afrique et d’Asie sont brûlés pour pouvoir y planter des palmiers à huile tout en forçant les millions d’autochtones à s’exiler

La production mondiale alimentaire n’a jamais été aussi forte et pourtant 1 milliard d’humains (oui un milliard, plus de 15 fois la population de la France) sont des affamés permanents. Et c’est dans ce cadre que les consommateurs du monde entier ont vu les prix des denrées alimentaires de base augmenter d’une façon dramatique ces derniers mois, entraînant de grandes difficultés particulièrement au sein des communautés les plus pauvres. En un an, le prix du blé a doublé et celui du maïs a augmenté de 50%. Et ce n’est sans doute pas fini. Les besoins nés des biocarburants ne font qu’amplifier cette hausse.

Les agro-carburants, nous sont présentés comme la réponse à la crise pétrolière et au réchauffement climatique. Toutefois de nombreux scientifiques et institutions admettent aujourd’hui que leur influence sur l’environnement sera limitée ou carrément négative. Malgré cela, le monde économique se rue vers ce nouveau marché qui entre en compétition directe avec les besoins alimentaires des populations.

La faim, la bagnole, le blé et nous. Fabrice Nicolino (Fayard)

Éco-quartier, éco-hameau, de quoi s’agit-il ? L’exemple de la commune de Silfiac (56)

Éco-quartier, éco-hameau, éco-village, voici des termes que l’on entend de plus en plus souvent dans les discours traitant d’urbanisme, il nous paraît utile de préciser le concept et les formes concrètes que peut prendre un projet d’éco-quartier. Pour ce faire, nous nous arrêterons à Silfiac, charmante commune de 460 habitants située en Centre Bretagne, à mi-chemin de Pontivy et Rostrenen.

Le but premier d’un éco-site est de limiter l’empreinte écologique et l’impact environnemental des aménagements qui s’y trouvent et de l’activité des personnes qui y résident ou y travaillent. On devine donc qu’on apportera une attention toute particulière à la qualité écologique des matériaux utilisés, à la minimisation de la consommation d’énergie et d’eau, au recours prioritaire au renouvelable, à la minimisation de la production des déchets et à leur valorisation. Mais, les projets d’éco-sites voient en général plus large en s’inscrivant dans une logique d’Agenda 21. Nous n’allons pas ici développer ce vaste concept, nous y reviendrons dans de prochaines publications. Disons simplement que l’Agenda 21 mêle intrinsèquement trois points de vue : l’écologie, l’économie et le social. Ainsi, un vrai projet d’éco-sites intègrera ces trois aspects.

Voyons comment cela est décliné dans le cas du projet d’éco-lotissement de Silfiac. Les premières réflexions sur le projet ont commencé en 2001 et son élaboration a donné une place importante à l’expression des habitants de la commune. Ses objectifs :

• provoquer une dynamique de construction à proximité du bourg ayant des effets sur la vitalité globale de la commune

• assurer une mixité sociale notamment en évitant un surcoût par rapport à des projets de lotissement conventionnel et viser un public de primo-accèdants aux revenus modestes.

Le lotissement se composera finalement de 15 lots de 570 à 750 m², comprenant en outre des espaces collectifs et des jardins familiaux. Ces jardins seront mis gratuitement à disposition des bénéficiaires. Ces espaces, qui demeurent propriété communale, permettront en outre de mener d’autres projets ouverts aux initiatives collectives : barbecue, pique-nique, espaces de jeux, stockage du bois de chauffage, poulaillers, …

L’ensemble des infrastructures et équipements du lotissement sont conçus dans le souci de réduction d’impact environnemental : revêtement de la voirie semi-poreux, traitement des eaux d’assainissement par phyto-épuration, éclairage public utilisant des lampes à faible consommation, routes d’accès conçues de manière à privilégier le piéton et cheminements aménagés pour rejoindre à pied ou à vélo le centre du bourg.

Les lots sont libres de construction ; les accédants peuvent choisir le maître d’uvre qu’ils souhaitent. Un cahier des charges précis, peu contraignant mais très incitatif, pour un meilleur respect des principes du développement durable a été élaboré. Sans rien imposer, mais avec un souci pédagogique, la commune incite fortement à construire les maisons dans l’esprit de l’écohabitat. Les techniques et matériaux peu respectueux de ces principes sont écartés, mais seulement lorsque des solutions plus saines existent à coût équivalent.

Les jardins sont conçus pour décloisonner la propriété privée et provoquer de la convivialité et du lien social. Les cheminements piétonniers sont tracés pour que les différentes populations se rencontrent et se mélangent. Le Hameau propose des solutions aux jeunes couples qui ont des difficultés d’accession à la propriété du fait de la forte augmentation du prix de l’immobilier dans la région.

Les premières ventes de lots ont eu lieu et les constructions ont débuté en automne 2006. Espérons que la nouvelle équipe municipale de Plouzané trouvera là une source d’inspiration pour ses futurs projets d’habitat. Sources d’information utilisées pour la rédaction de cet article :

• Wikipédia, qu’est-ce qu’un éco-quartier ? [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coquartier]

• Sur le site de Silfiac, Le Hameau écocitoyen « Oglenn ar Vourc’h » : [http://www.silfiac.fr/develodurable/developpement_durable_6.html]

• Reportage vidéo de la visite du Riac29 à Silfiac le 13 octobre 2007 : [http://riac29.infini.fr/] (rubrique Nos thématiques/Eco-construction)

Electrique = écologique ?

On entend plus en plus souvent dans les média que « c’est écologique puisque c’est électrique » en parlant des voitures. Alors, certes, la quantité de CO_2 produite par une voiture électrique est moindre mais n’oublions pas que produire de l’électricité pollue aussi. Dans le monde, l’électricité est majoritairement produite en brûlant du pétrole ou du charbon, et en France, de l’uranium. Sans rentrer dans un débat complexe, nous souhaitons simplement rappeler que l’uranium est aussi une ressource épuisable et qu’au rythme de consommation actuel les réserves sont estimées de 45 à 450 ans avec des coûts de plus en plus élevés. La seule solution durable ; consommer moins et donc marcher, pédaler, covoiturer, prendre le bus, le tramway, le train, etc.

BMO a renoncé aux produits phytosanitaires

Une bonne nouvelle : pour le désherbage et l’entretien des espaces verts, BMO a renoncé à l’usage de produits chimiques. C’est l’un des facteurs de pollution les plus importants de l’eau. Les particuliers utilisent encore beaucoup de ces produits pour désherber et traiter, alors faites un effort pour accompagner BMO : arracher les mauvaises herbes plutôt que de les arroser de produits polluants.

Construire une maison neuve équipée de panneaux solaires

Attention : si vous désirez construire une maison, économe en énergie et utilisant l’énergie solaire pour produire de l’électricité ou de l’eau chaude, il faut que le toit soit bien orienté au sud. Vous achetez un terrain et, surprise, vous découvrez que vous n’avez pas le droit de construire une maison comme vous voulez. En effet, BMO impose un « sens de faîtage » qui oblige à orienter les toits selon certaines règles (alignement par rapport aux routes par exemple). Et c’en est fini de l’énergie solaire. Alors, prudence !

Posté le 3 juin 2009
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info