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Michel Briand candidat Vert sur le canton de Guilers, Brest La Cavale Blanche, Bohars

mercredi 18 février 2004

Adjoint au maire en charge de la citoyenneté, la démocratie locale et les nouvelles technologies, Michel Briand sera le candidat vert sur le canton de Guilers, Brest La Cavale Blanche, Bohars.

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Michel Briand, candidat Vert, régionaliste et de la gauche citoyenne

Comme sur les autres cantons Brestois (et finistériens), cette candidature est celle du pôle Vert, régionaliste et de la gauche citoyenne qui se présentent unis et solidaires aux régionales et cantonales.

Au fil des présentations des candidats dans la presse locale nous associerons des présentations sous forme d’interview.

Question : Au département il n’y a pas d’élu-e vert-e n’est-il pas possible d’arriver à un accord à gauche comme c’est le cas dans d’autres élections ?

Le mode de scrutin par canton sans aucune proportionnelle n’a pas permis à un candidat Vert (ou régionaliste ou de la gauche citoyenne) d’arriver en tête à gauche au second tour. Aux dernières cantonales, Daniel le Bigot qui pouvait se maintenir s’est désisté pour la candidate socialiste.

Dans le Finistère le Parti Socialiste a refusé tout accord pouvant amener à élire un candidat Vertpar des candidatures communes comme aux législatives.

Nous avions proposé un accord dans plusieurs cantons comme à Plouzané, ou sur celui-ci, où le PS présente de nouveaux candidats. Mais cela a été refusé par la direction du PS Finistérien.

La situation actuelle où les électeurs des Verts , régionalistes et de la gauche citoyenne n’ont au second tour à gauche que des candidats présentés par les socialistes leur convient tout à fait.

Le département n’est passé à gauche que par un siège, n’y-a-t-il pas là un risque de voir le département revenir à droite ?

Nous avons de nombreux points de désaccord avec la politique du département en matière d’environnement mais nous faisons la différence entre la gestion actuelle et une politique de droite qui renforcerait les lobbies productivistes agricoles et aggraverait la précarité sociale à l’instar de la politique gouvernementale.

Voir le département géré par un seul parti n’est pas un symbole de démocratie ni d’ouverture aux autres.

Dans un contexte de méfiance vis à vis du politique, faute de dynamique et d’union de nombreux électeur-ice-s risquent effectivement de ne pas voter.

Quels rôles jouent les Verts dans cette élection ?

Il y a d’abord un fait nouveau : cette union des Verts, des régionalistes et de la gauche citoyenne à brest.

Plutôt que le repli nous avons choisi l’ouverture. C’est la première fois que nous concrétisons ce pôle et particulièrement ici dans le Finistère avec cet accord aux cantonales.

L’enjeu dépasse ces élections, ensemble comme dans l’association Mor Glas sur la sécurité maritime mais aussi sur l’eau, l’agriculture, le développement des transports ferroviaires, la solidarité sociale nous aurons bien plus de poids.

Et c’est le second point important. A terme les idées Vertes sur l’ouverture de la Penfeld, le contrôle préventif des bateaux en mer, la réduction des concentrations d’animaux hors sol, (en commençant pas les plus grosses), la réduction des gaspillages d’énergie, d’empballages, le recul de l’incinération finissent pas être reprises. Mais souvent c’est bien tard !

Construire un pôle qui élargit et enrichit ces propositions est un enjeu de changement de modèle : la recherche de la qualité de vie, de l’équité et ne plus subir une croissance insoutenable qui aggrave les inégalités.

On retrouve là des déclarations proches des thèmes de l’alter mondialisation ?

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les visions d’avenir, le sens de notre humanité, léa solidarité de nos sociétés vient bien plus des asociations, des personnes qui s’impliquent pour un commerce équitable, le droit au logement, les logiciels libre, la qualitéde l’eau, la paix, la défense des libertés, que des partis qui se veulent "unique" trop préoccupés par le seul pouvoir.

- Qu’est ce qui relève du bien public ? l’eau, l’air, l’éducation, la culture, l’énergie ?

- Comment réorienter les politiques publiques lorsque les écarts entres riches et pauvres s’ccroit, lorsque les précarités se multiplient ?

- Quelle participation qui renoue le lien entre les habitants d’un territoire et les élus ?

Toutes ces questions doivent être ouvertes bien au delà du temps des élections et plus largement qu’avec les seuls partis.

Vous êtes élu à la citoyennenté et la démocratie locale et aux nouvelles technologies quel regard portez vous sur ces questions au niveau départemental ?

Le chantier de la participation est immense.

A Brest nous avons un conseil de développement incapable de créer une dynamique. Sur bien des sujets nombre de personnes, d’associations seraient prêts à s’impliquer, mais aucun groupe de travail n’a été proposé.

Sur l’eau, les déchets, les transports ... une démarche participative permettrait de lancer des projets, de faire évoluer l’état.

C’est toute une culture de la coopération, de l’accés aux informations publiques trop souvent tenues sous clé jusqu’au bouclage des dossiers, de la confrontaion des expertises techniques à celle des usagers et des associations que nous avons à apprendre ensemble.

Les réseaux de l’internet et du multimédia sont aujourd’hui un espace d’innovation. Les outils du logiciel libre, la culture du don et des échanges de pair à pair, les possibilités d’expression publique ouvenet de nouveaux espaces qui peuvent diffuser dans le service public.

L’implication des acteurs brestois qui ont construit le réseau des écoles, le centre de ressouces des 80 lieux d’accès du pays de Brest, les dizaines de sites d’expression publique, les dizaines de projets associatifs n’attendent qu’une volonté politique du département pour s’étendre sur d’autres pays et communautés de communes.

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