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Québec : Les Journées alternatives du 9 au 11 octobre 2009

lundi 14 septembre 2009

une information reprise du bulletin d’information Alternatives

Un autre Québec est en marche !

Durant cinq jours, du 8 au 12 octobre 2009, des milliers de Québécoises et de Québécois se mobiliseront pour participer aux ateliers, activités culturelles, concerts et conférences que compte la deuxième très attendue édition du Forum social québécois (FSQ). La richesse, l’ampleur et la diversité de la programmation du FSQ, autogérée par des dizaines d’organisations comme Alternatives et des citoyennes provenant de partout au Québec, et souvent d’ailleurs, témoignent d’une soif de s’impliquer dans la construction collective de la société québécoise de demain. Le FSQ découle directement de l’esprit, de la lettre et de la mobilisation initiés à Porto Alegre (Brésil) en 2001. Ainsi, à l’instar des centaines de forums sociaux qui ont eu lieu de par le monde, il se veut un espace ouvert et inclusif de rencontre, de débat, de partage, de réseautage et d’action. Un espace pour toutes celles et ceux qui désirent ! contribuer à un projet collectif de justice sociale et de solidarité.

Le FSQ débute par une grande soirée festive et engagée le jeudi le 8 octobre au Medley, 1170 rue Saint-Denis, à 19h00 avec Les Frères Diouf, Ecos de Portoalegre, Les Zapartistes, Mamadou & Kanewaraba, Jean-François Lessard, Random Recipe et plein d’autres belles surprises… Une célébration de l’art et la conscience sociale !

Les Journées alternatives 2009 (9 au 11 octobre 2009)

C’est avec une immense fierté qu’Alternatives dévoile la programmation de ses 15e journées d’étude annuelles qui seront cette année, comme en 2007, intégrées à la tenue du second forum social québécois du 8 au 12 octobre prochain à Montréal.

Ancré dans la dynamique internationale des Forums sociaux, le FSQ 2009 sera cette fois encore un incontournable rendez-vous militant qui réunira des milliers de personnes et mouvements sociaux de partout à travers le Québec, comme d’ailleurs au Canada et du reste du monde motivés à prendre une part active aux débats de société et à s’engager dans la mise en place de sociétés durables et justes.

Outre du Québec, les Journées alternatives réuniront cette année encore une très impressionnante brochette de nos partenaires invités notamment d’Algérie, de Bolivie, du Brésil, de Cuba, d’Équateur, des États-Unis, de France, du Honduras, de l’Inde, de l’Irak, du Liban, du Mali, du Maroc, du Mexique, du Niger, du Pakistan, de la Palestine, du Pérou et du Venezuela.

Bien que nous ne soyons pas en mesure de confirmer au moment de publier ce bulletin toutes les dates et lieux des diverses activités, nous vous présentons ici le programme préliminaire 2009. Ces informations ainsi que celles concernant l’ensemble des personnes ressources présentes lors de ces Journées exceptionnelles vous seront communiquées dans un courriel subséquent.

Veuilles noter qu’il est important que vous inscrire au Forum social pour participer. Nous apprécierions évidemment d’être tenus au courant de votre inscription par un mail le signifiant à alternatives@alternatives.ca

GRANDS PANELS

1- Construire la société durable : ou comment surmonter la crise financière en réglant la dette environnementale ? L’actuelle crise financière, énergétique, alimentaire et environnementale nous confirme ce que les mouvements sociaux dénoncent depuis longtemps : le marché est la cause de cette crise, mais il n’est pas la solution. Le modèle actuel, prédateur de l’environnement, soutenue par un système économique et financier fondé sur les accords de libre-échange et la libre circulation des capitaux ont conduit à la situation où nous sommes aujourd’hui. L’expérience nous démontre que l’appauvrissement et la destruction des écosystèmes avancent plus vite que la transformation sociale et le développement durable. Quelle stratégie pour les mouvements sociaux qui articule justice sociale, justice économique et justice environnementale ?

2- Après la crise ?!? La crise frappe depuis quelques années déjà, mais le pire pourrait être à venir. À ce jour, les principales solutions appliquées par les gouvernants cherchent à relancer la croissance au plus vite, mais ne semblent pas s’attaquer aux racines des problèmes. Pour les mouvements sociaux, il est essentiel de formuler une critique juste de la crise et des solutions proposées, mais il est difficile de savoir comment les mettre de l’avant. Les mouvements sociaux doivent-ils proposer des alternatives à court terme pour tenter d’éviter le pire ? Quelles actions à long terme doivent-ils organiser afin que la crise ne soit pas qu’un désastre, mais aussi une opportunité de transformation du monde ?

3- La guerre sans fin et les alternatives populaires Malgré les fractures croissantes au coeur des É.-U. et les tensions intra-impériales grandissantes, la fin de la guerre globale n’est pas en vue. La résistance mondiale qui s’y oppose ne va pas non plus s’arrêter. Alors que les États-Unis ne parviennent pas à imposer leurs politiques au Moyen-Orient, la crise dans son aspect militaire se déplace vers l’est et éclate violemment en Asie Centrale et en Asie du Sud. Cet empêtrement démontre la vulnérabilité des politiques états-uniennes. Des alternatives populaires émergent en Palestine, en Bolivie, au Népal, pour ne nommer que ces pays, allant de la résistance du mouvement antiguerre à des propositions concrètes. Survol de la guerre à la guerre.

4- Des ponts pas des murs ! Crises et migrations 250 000 personnes immigrent chaque année au Canada, en plus des « illégaux », des immigrants « à contrat » (en forte hausse) et des réfugiés. Plus globalement, le capitalisme contemporain vise à fragmenter la société en autant de corridors ethniques, religieux, communautaires, en lutte les uns contre les autres. Les mouvements sociaux doivent déjouer cette stratégie et coaliser les classes populaires, immigrantes et non immigrantes.

5- Les gauches en Amérique Des gouvernements de gauche sont au pouvoir depuis maintenant plusieurs années dans les Amériques, mais l’action de la gauche ne se limite pas à ceux-ci. Un peu partout, des mouvements et des partis tentent de modifier le cours des choses. Des liens se tissent tranquillement entre ceux-ci et les gouvernements progressistes. Quelques années après la lutte conjointe contre la ZLÉA, comment s’organisent les gauches dans le continent ? Comment favoriser la construction d’alternatives globales ? Quel rôle pour les forums sociaux mondiaux et régionaux dans ce travail ? Faut-il favoriser de nouvelles convergences ?

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