Que pèse le SDAGE Loire-Bretagne ?
Le programme, évalué à plus de 2 milliards, s’est singulièrement restreint aux 2/3 des masses d’eau et franchement, compte tenu des actions mises en place, le bon état écologique des 2/3 des masses d’eau en 2015, personne n’y croit.

Le Conseil régional a donné un avis défavorable à la version définitive du SDAGE le 15 octobre. Explication de vote de Pascale Loget, représentant la Région :
« Le Conseil régional de Bretagne avait émis en 2006, un premier vote d’abstention "plutôt favorable" comme certaines associations de consommateurs sur le projet de SDAGE puis un second vote très réservé le 9 juillet 2009. Aujourd’hui, 15 octobre 2010, notre avis sera défavorable.
Le futur SDAGE dont la maquette était initialement meilleure que celle du précédent , s’est détricoté à coup d’amendements et de dérogations, toujours dans le même sens c’est-à-dire dans le sens d’une moindre préservation de la ressource.
L’exercice auquel l’assemblée s’est livrée montre ses limites. Dans les négociations, les rapports de force ne sont pas les mêmes entre les tenants de l’agro-industrie et les tenants de la protection de la ressource t de la santé des citoyens. Je ne le découvre pas et personne n’est dupe. Nos marges de manoeuvre, y compris les vôtres, Monsieur le Président, sont très limitées.
Alors même que s’ajoutaient deux pressions supplémentaires en faveur d’une meilleure préservation de la ressource : la consultation du public en 2008 et le Grenelle, le SDAGE continuait de se réduire à peau de chagrin. Ce n’est pas lié à votre présidence ni au travail du personnel de l’Agence (de l’eau) mais à l’outil Comité de Bassin/Agence de l’eau Loire-Bretagne. Sa composition, son territoire démesuré, son caractère centralisateur, son mode de fonctionnement font que cet instance n’est plus l’outil de gouvernance adapté aux enjeux de la gestion précautionneuse et équitable de notre bien commun : l’eau. »
Un projet "susceptible de déroger au principe de non détérioration" constitué par le Barrage (Vendée) sur la rivière Auzance était associé à l’adoption du SDAGE. Remis en séance, cet ajout n’a pas fait sourciller les 106 membres du Comité de bassin qui ont voté favorablement. Une motion était aussi remise en séance pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur les facteurs de l’évolution de l’eutrophisation et les décisions politiques fondamentales qu’ils devraient engendrer. voir http://pascaleloget.wordpress.com/
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