Réaction des Vert-e-s du Finistère à l’interview de Jean-Luc Polard, dans le Télégramme du mercredi 6 janvier
grève au Spernot (Brest)
Après 4 jours de grève à Géval, le président de la SOTRAVAL s’est exprimé pour affirmer que sa priorité est le chauffage, dans le conflit qui oppose la direction et une partie des employés de l’usine d’incinération. Nous pouvons ainsi voir l’ambiguïté des statuts d’une SEM (SOTRAVAL) qui éloigne le pouvoir des élus à décider.
On peut s’étonner que le président d’une SEM à mission de service public n’ait pas plus d’influence sur ses partenaires privés, ses appels au dialogue n’ayant apparemment pas été entendus.
On peut en effet s’étonner de trouver dans les paroles du vice-président de BMO / Président de la SOTRAVAL, une attaque contre les grévistes, accusés d’être des preneurs d’otages en cette période froide, une attaque contre les Verts, pourtant partenaires des socialistes à la ville comme à BMO.
Il veut opposer les salariés de Géval et les Verts à la préoccupation actuelle des habitants d’être chauffés. Mais que fait-il des émanations du fioul (imposées par le refus de la direction de Géval de dialoguer) qui risquent de porter atteinte à la santé de la population ?
On peut enfin s’étonner que BMO, qui vient à peine de faire voter son agenda 21 institutionnel, laisse faire Géval qui a commencé à entasser les déchets à l’air libre, ce qui est contraire aux réglementations. La Drire, si elle est informée, n’a pas encore fait entendre sa réponse à un tel manquement ; mais BMO -par la voix de son représentant au conseil d’administration de la SOTRAVAL- aurait déjà dû condamner ce dérapage.
Il est bon de rappeler que dans le conflit qui semble s’enliser au Spernot, les grévistes ont tout fait pour en appeler au dialogue social avant de se mettre en grève, et font tout depuis 4 jours pour interpeller une direction qui semble aussi incapable de discuter que de manier les machines de l’usine... De plus, nous, les Vert-e-s, remercions plusieurs salariés de Géval d’être venus vers nous dès le samedi 2 janvier pour nous alerter sur la pollution qu’allait engendrer la mise en route des chaudières à fioul ; montrant ainsi que l’injustice sociale et l’injustice environnementale vont souvent de paire.
Marif Loussouarn,
Porte parole des Vert-e-s du Finistère
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