Ineptie ou méconnaissance des réalités et de l’environnement du transport maritime
Un communiqué du syndicat CGT des Marins du Grand Ouest
Par ce communiqué le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest souhaite réagir sur deux sujets qui nous semblent être d’importance pour les marins et la sécurité maritime.

Le premier syndicat maritime du littoral français (le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest) ne peut que se joindre et se satisfaire du fait que certains élus bretons s’interrogent « et interrogent » sur le déplacement de l’Etablissement National des Invalides de la Marine (ENIM).
Cet Etablissement installé à Paris place de Fontenoy depuis 1932 devrait déménager (l’Etat vend son patrimoine immobilier). Le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest souhaite réagir sur la nécessité de ce déplacement vers la Rochelle. Si ce déplacement était arrêté par les services de l’Etat, pourquoi avoir choisi la Rochelle ?
Le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest demande que le transfert de l’ENIM s’il devait être arrêté, qu’il le soit vers la première région maritime française. En effet plus de 50% des 38 000 inscrits maritimes en activités et plus de 60% des 120 000 retraités se trouvent en Bretagne. Plusieurs services des Affaires Maritimes s’y trouvent déjà, cela devrait donc facilité le travail des services. Nous allons demandez rapidement un rendez-vous aux directeurs des Affaires Maritimes et de l’ENIM, notre syndicat ne souhaite pas être un simple spectateur de ce déménagement, nous voulons y apporter nos réflexions.
Le second sujet concerne les visites annuelles des navires français qui pourraient être confiées aux sociétés de classification et non plus aux Centres de Sécurité des Navires. Notre syndicat ne souhaite pas comme certains armateurs ce transfère des compétences.
Quelle image ont les marins et les citoyens de ces sociétés de classification qui laissent naviguer des navires comme le ferry « ONYX » le ferry « PENTALINA B » les pétroliers « PRESTIGES » « ERIKA » et la liste est longue……...
Même si les Centres de Sécurité des Navires se posent parfois trop de questions avant d’arrêter un navire, ils sont plutôt libres vis-à-vis des armateurs. La société de classification est payée par l’armateur qui est son client.
Certains armateurs possèdent plusieurs centaines de navires, que devons nous penser de la fiabilité des visites annuelles et de la liberté de la société de classification vis-à-vis de son client…….
Nous savons par ailleurs que les armateurs sont très divisés sur cette « réforme ». Que se sont les armateurs les plus libéraux qui sont demandeurs de cette « réforme » et que ces derniers et certaines sociétés de classification font un lobbying permanent auprès des services de l’Etat. Cette fois encore le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest constate un double langage, de la part des services de l’Etat, comment améliorer la sécurité maritime si se sont les armateurs qui décident en accord avec les sociétés de classification de la fiabilité et de la sécurité à bord de leurs propres navires, sans aucun regard extérieur. Tout se passera en petit comité cela est inacceptable parce que dangereux, pour la sécurité des marins et pour l’environnement. Les services de l’Etat vont-ils autoriser voire organiser sous les pressions une dérive supplémentaire dans un milieu où déjà il y a bien peu de contrôle……..
Le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest ne veut pas de cette reforme stupide et qui laissera trop de liberté aux armateurs peu scrupuleux……..
Pour le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest le porte parole Jean-Paul HELLEQUIN
Jean-Paul HELLEQUIN
85. rue Jean-Philippe Rameau 29800 Landerneau
jp.hellequin@wanadoo.fr
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info


Poster un message
Brest en Bretagne
