L’accès aux économies d’énergie pour les faibles revenus de plus en plus facilité !
Cette année, les primes énergie vont fêter leurs cinq années d’existence. A Bruxelles, si le budget prévu pour les primes énergie était d’1 million d’euros en 2004, il est passé à 10 millions en 2009 !
Un article repris du magzine bege Ecolo->http://web4.ecolo.be]
Les primes à l’énergie poursuivent différents objectifs : offrir des aides financières aux Bruxellois pour leur permettre de réaliser des économies d’énergie, réduire la facture énergétique et environnementale de Bruxelles et inciter à la création de nouvelles filières d’emploi pour ses habitants.
Depuis 2004, le régime des primes à l’énergie a été continuellement adapté afin de toujours mieux lui permettre de répondre à ces différents critères. C’est ainsi que dès 2010, le soutien au photovoltaïque est quasiment supprimé, ce secteur étant devenu suffisamment abordable pour les particuliers même sans les primes.
C’est la raison pour laquelle, également, le Gouvernement bruxellois a décidé que, pour l’année 2010, toutes les primes sont augmentées de 10% pour les ménages résidant dans la zone prioritaire de rénovation du logement, c’est-à-dire les quartiers centraux pauvres de Bruxelles.
Par ailleurs, la Région bruxelloise a été pionnière dans la mise en place d’un système de préfinancement des investissements en mettant en place un système de prêt à taux zéro, le prêt vert social, destiné aux ménages avec de faibles revenus et qui a remporté un franc succès. La Région réfléchit aujourd’hui à une extension et à une augmentation de ce service.
A côté de ces évolutions majeures, il faut souligner que l’intégration de la dimension sociale dans la politique énergétique est une réalité qui prend chaque année plus d’ampleur. Ainsi, depuis la Déclaration de Politique Régionale de 2009, la politique de construction et de rénovation des logements sociaux intègre de manière ambitieuse la question de la performance énergétique. La politique des primes à la rénovation a elle été revue sous la précédente législature pour mieux intégrer la question sociale, notamment grâce au mécanisme de préfinancement et de proportionnalité des primes en fonction des revenus. Il faut encore citer toute la politique des contrats de quartier qui intègre dorénavant un volet énergétique, l’ordonnance gaz-électricité qui protège les consommateurs en difficulté et les appels à projet « Bâtiments exemplaires » qui priment de nombreux bâtiments sociaux et collectifs.
Pour Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l’Energie, « les outils d’aide à disposition des consommateurs ne manquent pas aujourd’hui pour les aider à consommer moins d’énergie. A un tel point qu’avec la combinaison des différents systèmes d’aides (primes à la rénovation, primes énergie, réduction/crédit d’impôt et prêt à taux zéro), ce dispositif est extrêmement avantageux pour toute une série de populations défavorisées, finançant presqu’à 100% certains investissements. Nous nous attacherons au cours de cette législature à rendre l’accès à ces aides de plus en plus facile. C’est notamment une des tâches du futur Partenariat public-ménage qui accompagnera individuellement les particuliers dans leurs projets de construction et de rénovation à haute performance énergétique ».
Plus d’infos sur les primes énergie
Et en Région wallonne ?
Veritable axe central de la politique d’alliance Emploi-Environnement qui souhaite prioriser l’isolation du parc immobilier existant, les nouvelles Primes Energie signifieront d’une part la création d’emplois non-délocalisables à court, moyen et long terme, mais aussi un allégement de la facture énergétique pour les Wallons, et une réduction des gaz à effet de serre.
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