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Pollution de l’eau : le gouvernement s’incline devant les lobbies !

un communiqué de presse de S-Eau-S

vendredi 9 juillet 2004

Hervé Gaymard, ministre de l’agriculture, vient d’annoncer la décision du gouvernement de ne pas augmenter la participation de l’agriculture à la lutte contre la pollution de l’eau. Or cette participation est aujourd’hui dérisoire.

Le Rapport d’activité 2003 de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne qui vient d’être publié indique que, sur 185,17 millions d’euros de redevances payées pour pollution, l’agriculture n’en paie que 2,24 millions d’euros soit 1,2% alors que, pour ne considérer que le paramètre nitrates, l’agriculture est responsable de 70% de cette pollution. Par contre il lui est attribué un montant de 17,8 millions d’euros d’aides, soit un rapport de 1 à 8 entre redevances versées et aides reçues .

A l’inverse, les consommateurs domestiques (c’est-à-dire chacun d’entre nous) paient 162,41 millions d’euros soit 87,7% des redevances pollution alors que leur pollution nette ne représente que de l’ordre de 15% de la pollution totale.

Toutes les associations de consommateurs et de protection de l’environnement mais aussi tous les organisme ayant en charge la gestion de l’eau, tous les ministres de l’Environnement qui se sont succédés, ont considéré que cette situation n’était pas admissible et ont demandé un rééquilibrage.

La directive européenne sur la pollution des eaux, à son tour, exige une meilleure application du principe "pollueur-payeur". De nombreux agriculteurs, eux-mêmes estiment normale cette participation à l’effort commun. Cette décision du gouvernement, si elle était confirmée, constituerait donc une inadmissible régression.

Ce sont les consommateurs domestiques qui financent l’essentiel de la lutte contre les pollutions agricoles. Ils ne pourront pas accepter longtemps ce principe "pollué-payeur". Ils sont prêts, par contre, à tenir compte des difficultés du monde agricole dans la mesure où celui-ci apporterait sa participation financière mais, surtout, à condition que cette aide serve au soutien à une agriculture paysanne, respectueuse de l’environnement et des consommateurs et non pas à conforter un modèle qui a fait la preuve de son incapacité à respecter l’environnement aussi bien qu’à maintenir l’emploi agricole.

Gérard Borvon Président de l’association S-Eau-S Membre du Comité de Bassin Loire-Bretagne Membre du Comité National de l’Eau

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30 décembre 2005 SOUTIEN A JEAN-LUC TOULY !

Jean-Luc Touly , délégué CGT chez Vivendi, membre de la commission Eau d’Attac-France et président de l’Association pour un contrat mondial de l’eau (ACME). Avec Roger Lenglet (philosophe et journaliste d’investigation), il est l’auteur de L’eau de Vivendi : les vérités inavouables, publié aux éditions ALIAS (191 pages - 17,95 euros).

http://www.acme-eau.com/Soutien-a-Jean-Luc-Touly-br-face-a-center-font-color-red-size-6-br-l-acharnement-de-Veolia-Eau-CGE-ex-Vivendi-font-b_a430.html ?id_rubrique=16854

..

http://www.elus-ecologistes.org/Soutien-a-Jean-Luc-Touly.html

L’EAU N’EST PAS UNE MARCHANDISE

- Conférence en ligne de Jean-Luc Touly

http://www.bibliotheque-sonore.org/economie/eau/

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net