L’énergie solaire reste mal soutenue en France !

Le gouvernement donne d’une main mais en reprend de l’autre.
Pour 2005, le gouvernement accorde en effet un crédit d’impôt aux ménages qui installeront de tels équipements (voté dans la loi de finance 2005, le crédit d’impôt bénéficie à l’ensemble des ménages, imposables ou non. Seules les dépenses pour l’habitation principale sont prises en compte ; le plafond des dépenses éligibles au crédit d’impôt est fixé à 8 000 euros pour une personne seule et 16 000 euros pour un couple marié ), mais supprime les subventions de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Depuis le 1er janvier 2005, les ménages qui installent dans leur habitation principale des équipements permettant de faire des économies d’énergie ou utilisant les énergies renouvelables bénéficient d’un crédit d’impôt de 15 % à 40 %, un niveau insuffisant selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Par ailleurs, le prix de rachat aux particuliers du surplus de kW par EDF est un des plus bas d’Europe, le coût d’une telle installation, au final, sera plus élevé en 2005 qu’en 2004 (au moins 20 % du soutien en moins aux ménages).
Le syndicat des énergies renouvelables (SER)a calculé qu’ avant le 1er janvier 2005, avec un crédit d’impôt à 15 %, les subventions de l’Ademe (2,90 euros par watt) et les subventions régionales (2 euros en moyenne), l’installation de panneaux solaires coûtait 0,93 euro par watt. Un équipement qui s’amortissait en 12 ou 13 ans grâce aux recettes de la vente d’électricité. Depuis le 1er janvier 2005, les ménages bénéficient de 2 euros de subvention régionale (si les Régions décident de les maintenir) et de 40 % de crédit d’impôt sur la partie non subventionnée de l’équipement (environ 1,60 euros). L’installation d’un système photovoltaïque coûte désormais, en moyenne, 2,40 euros par watt. Soit plus du double en 2005 que le coût de 2004.


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