La libéralisation du marché des produits de la mer menace la sécurité alimentaire des pays en développement

D’après le rapport intitulé « La marchandisation des océans, » , publié par Greenpeace International (18/10/2007), la libéralisation de ce marché se traduira par une augmentation des prix du poisson dans les pays en développement. En effet, davantage de ressources seront consacrées à l’exportation et les stocks de poissons pour la consommation locale diminueront.
Toujours selon le rapport, le poisson ne sera plus destiné à l’alimentation des plus pauvres mais servira à nourrir le poisson d’élevage, relançant une aquaculture non durable, comme l’élevage de crevettes et de saumon,
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) envisage de diminuer, voire de supprimer les droits de douane sur le poisson et les produits de la pêche. Greenpeace a souligné qu’avec cette mesure, le prix du poisson chutera, mais seulement à court terme. Cela ne profitera donc qu’à une poignée de pays développés, exportateurs de poisson, qui disposent de solides systèmes de gestion de la pêche.
Toujours selon Greenpeace, la libéralisation du marché ne fera qu’accélérer l’épuisement des ressources halieutiques mondiales, en raison d’une surexploitation continue, notamment dans les pays en développement ; cette libéralisation du marché entraînera, à moyen et à long terme, une hausse des prix à mesure que les stocks mondiaux s’épuiseront.
Le rapport complet (en anglais) est disponible à : http://oceans.greenpeace.org/tradingaway
Cliquer sur l’icône pour télécharger une synthèse du rapport en français :



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