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Alexis Gourvennec "la grande figure agricole bretonne" est parti en laissant derrière lui sa "méthode"

mardi 20 février 2007

Alexis Gourvennec, "patron consensuel" de la Brittany Ferries, "figure de proue du développement économique de la Bretagne" (président de la SICA de Saint Pol de Léon, président de la caisse régionale du Crédit agricole) , "apôtre" du libéralisme, toujours bien reçu dans les ministères, vient de décéder.

Il ya aussi l’autre Alexis, celui qui fut aussi un des principaux initiateurs de la stratégie de la violence agricole organisée comme moyen d’arriver à ses fins (subventions, aides...). Visiblement, la méthode "Gourvennec" a été bien apprise par ses disciples de certaines organisations agricoles d’aujourd’hui.

Alexis Gourvennec avait montré le chemin par l’occupation et le saccage de la sous-préfecture de Morlaix en mai-juin 1961.

Dans les 10 dernières années la liste est longue des méfaits graves et très violents, impunis pour la plupart, liés à cette stratégie :

- en 1998 : saccages en série en avril sur les réseaux routiers et ferroviaires et à la mairie de Brest. La SNCF estima à plus de 10 millions de francs (1,48 millions €) le montant de dégâts. La remise en état de la voie express Brest-Saint-Brieuc et le pont de Morlaix était facturée à un million de francs (150 000€). Une conspiration du silence entourera le dossier des aides aux producteurs d’artichaux et choux-fleurs. Ouest-France (01/07/98) a osé chiffrer à 77 millions de francs (11,6 millions €) les fonds public de recherche alloués au Cerafel comme « financement des invendus ».

- en 1999 : mise à sac en février du bureau à Paris de Dominique Voynet, ministère de l’Environnement. Relaxe générale.

- en 2001 : opération cagoulée à Laval comportant le vol d’un tracteur et le défoncement de la grille de la préfecture. Sous les yeux des forces de l’ordre. Dégâts environ 150 000 euros. Résultat judiciaire : dossier en enquête peut-être.

- en 2001 : saccages en chaîne à Laval et Fougères, destruction de 2050 tonnes de viande. Coût pour le contribuable : entre 11 et 14 millions d’€. L’Etat a dû supporter en même temps les frais de procédure (3000€).

- en 2002 : usage d’un tractopelle pour recouvrir de terre la ligne TGV Paris-Nantes. Ensuite un véritable attentat à l’aide d’un lève-rail. Cet engin lourd - solidement arrimé à la voie par des vérins - fut placé sur la même ligne à la hauteur de Briollay. Un TGV double rame de 800 personnes étant sur le point d’arriver à plus de 200 km/h, à trois minutes près, un accident gravissime est évité de justesse. Résultat judiciaire : une plainte déposée. Les éleveurs bovins arrosés de 225 000€ en subventions.

- en 2003 : des forces de l’ordre débordés par 250 éleveurs de porc à Quimper. 4 policiers blessés. Plus de 47 000€ de dégâts. Non lieu. Pour Alain Gérard, sénateur maire UMP : « Cette décision n’appelle aucun commentaire de ma part ».

- en 2004 : débordements en règle sur fond de mévente du chou-fleur breton. En novembre 1500 manifestants à Rennes en présence d’élus de la zone légumière. Ensuite saccages des centres des impôts. Dégâts à Lannion estimés à 150 000 d’€. A Saint Malo l’arrachage des grilles et arbres. A Morlaix la facture est plus salée : 60 000 d’€ avec renversement d’une voiture de police banalisé et hospitalisation d’urgence d’un policier grièvement blessé à la tête par un jet de pavé. Non lieu.

source : Paul Matthews « Les déserts » 35580 Saint Senoux

Forum
11 mars 2007 Alexis Gourvennec "la grande figure agricole bretonne" est parti en laissant derrière lui sa "méthode"
Bonjour, Lorsque les paysan vont entreprendre leurs actions dans les années 50 et 60 la Bretagne est un véritable quart monde, sous-développée, et dans un état de misère total. Oui il y a eu des violences mais elles n’étaient rien au regard des violences d’état faites aux bretons, contre leur culture, leur économie etc... Il faudrait un peu connnaitre l’histoire avant de jeter l’anathème sur ceux qui ont fait que vous pouvez vivre au pays aujourd’hui. Sans des type comme gourvennec la bretagne serait à peu près à l’image de la lozère avec une culture et une économie morte. Aujourd’hui nous avons des problèmes mais nous avons aussi de très belles chose à commencer par pouvoir vivre et travailler au pays avec 4 millions d’habitant, une culture vivante et reconnue internationalement, une économie puissante, peu de chomage et une préservation a peu près correcte de notre patrimoine environemental. Il ne faudrait pas faire l’erreur grossière d’oublier ce qui est bon, de rejeter l’ensemble du passé ou de tuer le père lorsque l’on souhaite traiter les problèmes (nombreux il est vrai)
Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net