Une étude, la première du genre, montre que le taux "d’erreurs" est plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote

Chantal Enguehard, chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique, a rendu publique mardi 8 juillet une étude portant sur les trois derniers scrutins nationaux,.
Les conclusions de l’étude sont claires : le nombre "d’erreurs" est plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote que dans les bureaux traditionnels.
Cette étude sera présentée au ministère de l’Intérieur, au Conseil constitutionnel et à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Elle a été réalisée lors des dernières présidentielle (1er et second tour), législatives (1er tour) et municipales (1er tour) à partir de données provenant de 20.051 bureaux de vote, dont environ un tiers pratiquant le vote électronique, dans 46 communes de référence, dont 24 utilisant des ordinateurs de vote.
L’étude montre que :
le nombre de bureaux "en erreur",
(c’est-à-dire où le nombre de votes n’est pas égal au nombre d’émargements)
est bien plus élevé parmi ceux qui utilisent les machines à voter que dans
ceux qui ont recours à l’urne traditionnelle.
- 29,8% d’erreur des bureaux à machine
- contre 5,3% de ceux utilisant l’urne.
Le rapport nombre de bureaux en erreur dans le cas de vote à machine que dans le cas de vote à
l’urne, a été :
3,9 fois plus élevé au premier tour de la présidentielle,
à 7,5 pour les législatives
à 7,8 pour les municipales
malgré l’expérience acquise, élection après élection, le taux d’erreur du vote électronique reste toujours très supérieur à celui du vote taditionnel et augmente même.
Selon l’étude, la centralisation des résultats en mairie est aussi source d’erreurs.
Source : presse locale et le site du Nouvel Obs


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