DCNS repeint les navires militaires en "vert"

Le constructeur naval, DCNS, (ex-DCN, Direction des chantiers navals), , partant d’un besoin de la Marine nationale de remplacement de quatre Batral (bâtiments de transport léger) par des bâtiments d’intervention et de souveraineté (BIS), pour élaborer un projet, un concept de « Ecoship », navire militaire qui se veut "entièrement écologique ".
Ce bâtiment militaire, qui n’est encore qu’un projet d’école, proposé par sa branche ingénierie. sera doté ses deux coques et d’un cerf-volant destiné à le tracter dans certaines conditions.
Ce navire « Ecoship » est éco-conçu. C’est à dire qu’il a été réfléchi, dès sa conception sur son impact sur l’environnement, et ce tout au long de son cycle de vie : fabrication, utilisation (pendant trente à quarante ans, pour les navires de la marine française), entretien et démantèlement.
L’ objectif affiché est de réduire de moitié la facture carbone du navire. « Ecoship » émettrait 57 % de CO2 en moins. Le surcoût (15% de plus) serait amorti en cinq ans, grâce aux économies générées.
Pour cela, tout a été repensé : les matériaux (coque, revêtement...), la consommation et la récupération de l’énergie, le traitement des rejets (gaz, eaux usées...) :
pour la partie flotteur, c’est la forme catamaran qui a été choisie, car elle exigerait 20 % de puissance propulsive en moins,
l’aluminium, plus léger, qui demande moins de puissance, plus facile à recycler, a été préféré à l’acier,
une peinture antifouling spécial, non toxique, est prévue,
les superstructures ont également été retravaillées : la cheminée sera un funnel, orientable pour réduire la traînée, voire pour servir de voile. Des « flaps » (volets articulés) améliorent l’aérodynamisme,
une ventilation double flux récupère la chaleur (ou la fraîcheur) de l’air vicié extrait du bateau et l’utilise pour réchauffer (ou rafraîchir) l’air venant de l’extérieur,
une propulsion hybride (électrique jusqu’à 10 ou 11 noeuds et diesel au-delà) a été retenue ( Une partie des eaux recyclées pourrait être injectée dans ces diesels, dans l’espoir de diviser par deux leurs émissions de monoxydes et de dioxydes d’azote).
un cerf-volant du type de ceux proposés par la société allemande SkySails, assistera les moteurs . 10 % d’économie de carburant sont espérés.
Source le site des échos
A, ben, si les militaires commencent à se mettre au "Vert", l’on va aimer faire la guerre. Je comprends pourquoi l’on emploi l’expression de "guerre propre".
C’est décidément beau le marketing écologique. Une petite dose par ci, une petite dose par là.
Et les cerceuils des potentielles victimes, ils seront eux aussi biodégradables ?


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