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Pont de Recouvrance : de l’amiante et du plomb en pertes et profits ?

Dans le cadre des travaux pour le futur tramway brestois en cours de réalisation, il a été nécessaire de changer la travée métallique du pont levant de Recouvrance ( construit en 1984 et classé au patrimoine des Monuments de France).

Un article du "Canard Enchainé" évoque, dans son édition de mercredi 14 septembre 2011, fait état du démontage récent de l’ancienne travée du pont de Recouvrance, expédiée, après avoir été découpée, dans des aciéries espagnoles, le tout dans des conditions contestable selon l’hebdomadaire satirique.

Le journal indique que les 400 tonnes de l’ancienne travée avaient été classées « amiantées » par deux cabinets d’experts, et que leur envoi, en l’état, en Espagne dans une fonderie pour y être recyclé était illégal (la convention de Bâle interdisant toute exportation de déchets hors de frontières).

Par ailleurs, toujours selon le journal, leurs industriels du démantèlement (notamment la société brestoise Guyot environnement) n’étaient pas informés de cette situation.

Le "Canard Enchainé" de poursuivre qu’un troisième rapport serait venu fort opportunément qualifier de négligeable la présence d’amiante sur la passerelle.

Le journal Le Télégramme du 16 septembre 2011, donne la parole au Premier Vice Président de Brest Métropole Océane qui indique qu’il n’y a pas eu trois mais deux analyses. La première, initiée par la SemTramet confiée à Aria Services, lors du lancement de l’appel d’offres, afin de permettre à l’entreprise sélectionnée d’être informée de l’état de la travée et du pont.

Celle-ci avait décelé de l’amiante sur le système de freins ainsi que sur la travée. Le désamiantage des freins avait déjà été réalisé par une entreprise de Guilers.

La société Endel une fois retenue, a demandé une deuxième expertise, réalisée, en avril 2011, par le cabinet Apave qui a jugé que l’amiante était présent en quantité infime (liée au passage des voitures ?) ce qui ne rendait pas nécessaire un traitement de la travée avant son découpage par les ouvriers de Guyot Construction, puis son recyclage.

Soit, mais reste que la structure était revêtue de peinture au plomb, métal lourd très toxique...

Sources :

Canard Enchainé du 14 septembre 2011 et le Télégramme du 15 septembre 2011

Posté le 16 septembre 2011