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Algues vertes : de plus en plus de côtes touchées selon le rapport officiel

« De plus en plus de côtes touchées par les algues vertes  » : le rapport du Commissariat général au développement durable(CGDD) « Le point sur les proliférations d’algues sur les côtes métropolitaines, observation et statistiques »,
nº180, de janvier 2014 est clair sur ce point et va à l’encontre du discours qui se veut rassurant que certains élus et lobbys agricoles essaient, de faire passer dans l’opinion :

Extraits :
« Les premières marées vertes sont apparues dans les baies des Côtes d’Armor,
au début des années 70. Elles sont aujourd’hui étendues à de nombreux secteurs sur l’ensemble de la Bretagne et des régions alentour.

Comme dans d’autres pays européens, elles touchent des vasières mais aussi, ce qui est plus rare, des plages et des baies sableuses. Il s’agit très souvent d’ulves qui prolifèrent dans des zones enclavées et peu profondes, à faible renouvellement des masses d’eau, et avec des apports excessifs d’azote, principal facteur de contrôle

De nombreux territoires bretons sont touchés : l’estuaire de la Rance, les baies de Saint-Brieuc et Lannion, le Léon, la rade de Brest, les baies de Douarnenez et de la Forêt, la rade de Lorient, la ria d’Étel et le golfe du Morbihan .

En 2012, 51 plages et 33 vasières d’estuaire sont concernées en Bretagne. Le nombre de secteurs touchés augmente depuis une quinzaine d’années. Ce n’est en revanche pas le cas de la surface de plages recouvertes, qui varie entre 1 500 et plus de 4 000 ha selon les années sans que l’on distingue de tendance. Depuis 2010, ces
surfaces se situent dans le bas de la fourchette du fait de conditions météorologiques particulières (faibles pluies printanières).

Depuis quelques années, de nouvelles plages sont touchées dans le Calvados, dans les havres du Cotentin, sur le littoral de Loire-Atlantique, quelques secteurs de Vendée, dont Noirmoutier, et sur les îles de Ré et Oléron.

Entre 50 000 et 100 000 m3 d’algues sont ramassés et traités annuellement par les collectivités territoriales concernées. Cela a engendré un coût de l’ordre de 1,7 million d’euros en 2012 de la Basse-Normandie à l’Île de Ré, avec un coût par m3 de 20 euros (Centre d’étude et de valorisation des algues). Les algues vertes ont
un impact négatif sur le tourisme et la conchyliculture. »

la synthèse du rapport en cartes, graphiques et tableaux

Posté le 14 janvier 2014