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Un accident nucléaire grave en France est maintenant officiellement reconnu

La catastrophe de Tchernobyl en 1986 n’avait pas fait bouger les gouvernements successifs sur la prise en compte d’un accident nucléaire majeur sur le territoire français. Le discours officiel diffusé en boucle étant la maitrise parfaite du risque par la filière industrielle française.

Mais, déjà en 2007 était apparu un "Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique"(Codirpa)
avait réfléchi aux questions suivantes :
- "Dans le cas où les pouvoirs publics retiendraient un éloignement des populations, du fait des doses susceptibles d’être reçues, le statut des territoires concernés devra être précisé :
- l’éloignement des populations a-t-il le statut de simple recommandation ou entraîne-t-il une interdiction absolue de séjour ?
– dans l’hypothèse où l’éloignement est impératif, comment s’assurer du respect de l’interdiction de séjour sur les territoires concernés ?"

Après Fukushima, le 11 mars 2011, les choses bougent plus encore plus, les autorités envisagent aujourd’hui un accident nucléaire grave et les réponses à y apporter dans un "Plan national de réponse à Accident radiologique ou nucléaire majeur’ " publié le 3 février 2014 par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité intérieur (organisme militaire).

Ce plan prend en compte le fait qu’un « accident nucléaire grave peut avoir des conséquences, du fait des effets immédiats de l’accident (décès, atteintes traumatiques, irradiation), mais aussi du fait des effets à long terme qui peuvent conduire à augmenter le risque de survenue de pathologies radio-induites (certains cancers par exemple) ».

Ce plan décline sur cent-dix-huit pages et huit scénarios la conduite à tenir en cas d’accident grave « Une zone de territoire peut se trouver polluée pour plusieurs décennies et, dans certains cas, n’autorisant pas la présence permanente de personnes ».

Les responsables politiques français qui défendent à droite et à gauche le nucléaire, devraient maintenant dire clairement si le maintien du nucléaire mérite qu’on prenne le risque de voir, des milliers de kilomètres carrés du pays interdits à la vie humaine pour des décennies.

le plan
Posté le 6 février 2014