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Les scientifiques de l’OMS pointent sa dangerosité

Le glyphosate reconnu comme « cancérigène probable » par les scientifiques de l’OMS : les associations bretonnes s’en félicitent et demandent son retrait du marché

Un communiqué D’Eaux et Rivière, de la Maison de la consommation et de l’environnement, ADEICC, Maison de la Bio29

Le 20 mars dernier, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)* a classé dans la catégorie des cancérigènes « probables » pour l’homme l’herbicide glyphosate, qui est la principale molécule du Roundup et de plus de 150 désherbants totaux autorisés dans les jardins amateurs. Depuis plus de 10 ans, les lanceurs d’alerte avaient donc raison !

Les associations de défense de l’environnement et de protection des consommateurs de Bretagne demandent qu’en conséquence, les produits contenant du glyphosate, comme le Round up, soient retirés du marché.

Les scientifiques de l’OMS pointent la dangerosité du glyphosate

Les chercheurs du CIRC viennent d’évaluer le potentiel cancérogène de cinq pesticides, dont le glyphosate. Ce dernier a été classé comme "probablement cancérigène pour l’homme" catégorie 2A*, catégorie où l’on trouve les formaldéhydes dont la mise sur le marché est interdite en France depuis 2012.
Ce classement signifie qu’il existe des preuves « suffisantes » de son potentiel cancéreux pour l’animal de laboratoire, et des preuves aussi sur l’homme. Ce que les associations et les lanceurs d’alerte affirmaient depuis des années.

Une molécule qui contamine le sol, l’air, l’eau… et notre santé

Le glyphosate est la matière active de l’herbicide le plus utilisé au monde : le Roundup commercialisé par Monsanto et les principaux désherbants totaux. Cet herbicide non sélectif est utilisé tant en agriculture que par les jardiniers amateurs, du fait de son faible prix. Mais il contamine les sols, l’air et surtout les eaux.

En France, 60% des cours d’eau sont contaminés par le glyphosate. En Bretagne comme ailleurs, la contamination des rivières a, depuis longtemps, nécessité la mise en œuvre de moyens couteux pour rendre l’eau potable.
Aujourd’hui, la preuve de l’impact de cette molécule sur notre santé devrait permettre de faire enfin bouger les choses.

Pour un arrêt de la vente

Depuis des années, Eau et rivières de Bretagne, la Maison de la consommation et de l’environnement, la Maison de la bio du Finistère et l’Adéic se battent pour faire reconnaître la dangerosité des pesticides, et particulièrement du glyphosate, pour l’homme et pour l’environnement. Aussi, nous demandons que les désherbants contenant du glyphosate soient retirés rapidement du marché. De même, nous soutenons la pétition de Générations futures appelant à ce retrait : http://www.generations-futures.fr/petition/action-demandons-le-retrait-du-glyfosate/

Contacts :

Eau et rivières de Bretagne

  • Pauline Pennober, chargée de mission pesticides
  • 02.96.21.14.70 / 06.83.73.63.13
  • Maison de la consommation et de l’environnement
  • Guénaelle Noizet, chargée de mission environnement
  • 02 99 30 76 04

* CIRC : Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) est l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), créée en 1965 et spécialisée sur la recherche du cancer. Le CIRC analyse toute la littérature scientifique mondiale et élabore des catégories de dangerosité vis-à-vis du cancer. Ces catégories révèlent le niveau de preuve de l’effet cancérogène des études réalisées sur l’homme ou l’animal.

* Catégories CIRC : Le CIRC classe les agents, mélanges et expositions en différentes catégories

Catégorie 1 : cancérogène pour l’homme

Catégorie 2A : cancérogène probable pour l’homme : liste toutes les substances, mélanges probablement cancérogènes pour l’homme, lorsqu’il existe des indices concordants de sa cancérogénicité pour l’homme et des preuves suffisantes de cancérogénicité expérimentale chez les animaux de laboratoire.

Catégorie 2B : cancérogène possible pour l’homme

Posté le 26 mars 2015
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