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Communiqué de presse de Jean Augereau, porte-parole régional pour le Finistère

Travaux du port de l’Aber Vrach : intérêts particuliers ou intérêts collectifs ? La réaction des verts

mercredi 11 janvier 2006

Brest le 11 Janvier 2006,

"Monsieur le Rédacteur en Chef,

Les polémiques font rage autour du port de l’Aber Vrac’h, notamment sur l’intérêt général et les intérêts particuliers.

Au delà des intérêts immédiats des uns et des autres, il nous paraît opportun de mettre l’accent sur quatre points d’écologie politique qui touchent les pratiques publiques, l’environnement, l’économie solidaire et la démocratie participative.

En matière de pratiques publiques, le rapport du Lemar, payé avec de l’argent public est donc public ! Que ce rapport soit diffusé largement, cela est loin d’être choquant, c’est l’expression de la transparence démocratique. Cette transparence sert l’intérêt général.

En matière d’environnement, la décision de justice qui a entraîné la suspension des travaux, aura au moins eu le mérite de mettre en évidence la question de présence concentrée de TBT dans les ports et mouillages. La question de ces accumulations, vingt ans après l’interdiction du produit reste entière. La nécessité d’un contrôle accru des carénages s’impose. Comment ne pas imaginer que des stocks de peinture « antifooling » issus de l’arsenal de Brest ou d’ailleurs ne soient encore disséminés chez des particuliers ? Dans ce cas, que font-ils de l’intérêt général, ces éventuels particuliers fraudeurs ?

En matière d’économie, si les côuts et financements ont été annoncés, il est plus que temps de dire quelles sont les conditions de versement des subventions et le programme de retour sur investissement. Par exemple, sur les 8,5 M€ du projet,qu’il faut rapporter au budget de la CCPA (budget général 7,6 M€, budget investissement 1,3 M€), 20% du financement est assuré par la Région Bretagne. Mais, après une demande des élus Verts, le versement de cette manne a été conditionné par un strict respect de l’environnement et des milieux marins pendant les travaux.

L’emprunt serait remboursable sur 35 ans. Chaque anneau coûte environ 25000 €. Qui paiera en définitive ? Les plaisanciers de l’Aber Vrac’h ? Les plaisanciers de passage ? Les touristes attirés par le surplus d’activités portuaires ? Les commerçants reversant la taxe professionnelle ?

Qui sera gagnant et comment ? Voilà une « mise à plat » par les promoteurs du projet qui permettrait de mieux situer aujourd’hui l’intérêt général et l’intérêt particulier.

En matière de démocratie participative, les projets ont été annoncés et il a été procédé à des consultations et à des réunions publiques d’information. Mais l’investissement est très important en regard des budgets de la CCPA.. A-t-on, en amont, consulté les citoyens sur leurs priorités en matière de développement et vis à vis des générations futures ? N’y a -t-il pas d’autres priorités pour la communauté de communes, notamment en matière d’énergie, d’eau, de tourisme, d’économie sociale, de solidarité ? Tous ces secteurs sont créateurs d’emplois ! Comment a-t-on décidé de l’intérêt général et de l’intérêt particulier dans ce lourd investissement ?

Intérêt général et intérêt particulier sont, on le voit, très relatifs selon que l’on se place à un bout ou à l’autre de la lorgnette.

Enfin, il est regrettable que le port de l’Aber Vrac’h se trouve paralysé pendant la saison d’été.

Mais quand la CCPA prend une assurance de 6M€ ( 70% du budget des travaux ) contre les éventuels dommages aux ostréiculteurs, c’est qu’elle sait que la pollution est possible.

Ce qu’elle s’était refusée à envisager, c’est que la pollution pourrait stopper les travaux."

Jean Augereau

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22 janvier 2006 Travaux du port de l’Aber Vrach : intérêts particuliers ou intérêts collectifs ? La réaction des verts

Il est légitime de se préoccuper de l’impact des travaux sur les écosystèmes. De même, nous sommes tous en droit de connaitre les raisons pour lesquelles les vases ont été polluées.

En revanche en profiter pour réouvrir implicitement le débat sur la nécessité d’un port à l’Aber Wrac’h n’est pas honnête. Les débats ont largement eu lieu et le projet est le résultat (forcément imparfait) d’un large consensus.

Les élus ont fait leur travail d’élus, et les juges font leur travail de juges. La décision du tribunal porte sur les conditions d’exécution des travaux et non sur le processus de décision.

Quant aux aspects économiques, vos questions trouvent leur réponses dans le rapport de présentation du projet consultable par tout citoyen lors de l’enquête d’utilité publique.

Dans ce type de débat, les propos des uns et des autres perdent à se voir entourés d’arrières pensées ou d’approximations.

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