Le Parti communiste pour un moratoire sur les machines à voter
par le biais de sa commission NTIC
Pour un moratoire sur le déploiement des machines a voter en France
RFID, biométrie, vidéosurveillance, DRM... Au travail, chez soi, dans la cité, comme consommateur, dans son ordinateur, les technologies numériques font de plus en plus irruption au profit d’une surveillance permanente de nos faits, gestes, écrits ou paroles.
C’est désormais également vrai dans les bureaux de vote, où l’irruption des machines à voter (ou ordinateurs de vote) apparaissent malgré de fortes réserves des pays les utilisant (Belgique, Irlande, Etats-Unis).
Quelques dizaines de villes les utilisent aujourd’hui, soit environ un million d’électeurs. Ces machines enregistrent les votes et les dépouillent, sans s’occuper de l’identification de l’électeur ni de son émargement.
Par Commission NTIC - 7 janvier 2007
Avec le vote papier, tout le monde comprend que l’urne doit être scellée, tout le monde sait que l’urne doit être vide et tout le monde peut vérifier les bulletins de vote. Avec le vote électronique, les assesseurs et le président du bureau de vote ne sont plus à mêmes de comprendre les raisons pour lesquelles des procédures de sécurité ont été mises en place et la nécessité de les respecter.
La fraude lors des élections par vote automatisé devient donc possible et relativement simple à organiser, et peut être conçue pour être indétectable. Certaines fraudes ne nécessitent pas de connaissances en informatique ou seulement des connaissances limitées et sont donc à la portée d’un grand nombre de personnes.
Au vu de l’extrême difficulté à contrôler le fonctionnement des ordinateurs de vote, dès lors qu’aucune trace physique n’existe plus, et du fait que le contrôle de l’élection échappe totalement aux citoyens et aux assesseurs, par suite de l’utilisation de technologies sophistiquées qui plus est dans des formats non standards et non ouverts, le Parti communiste français demande un moratoire sur le déploiement des machines a voter.
Les verts du pays de brest approuvent cette prise de position du Parti communiste Français qui rejoint la motion proposée au CNIR des Verts.
Nous avions regretté la déclaration des élus communistes brestois faisant toute confiance au ministre de l’intérieur et considérant le moratoire comme un retour en arrière.
Le vote du PS, PCF de l’autre gauche avec les droites brestoises pour l’achat de machines à voter peut encore laisser place au débat.
Nous espérons que chacun-e analysera la question au vu des nombreux documents publiés et se joindra au voeu que les verts déposeront à un prochain conseil municipal pour l’usage d’urnes transparentes aux prochaines élections à Brest.
Les élu-e-s communistes brestois et "citoyens" défendent âprement l’acquisition des machines opaques NEDAP depuis 2004.
Que les électeurs et électrices brestois n’aient plus la plus la possibilité de contrôler le bon déroulement des scrutins électoraux ni la garanti que leur vote ait été bien attribué au candidat de leur choix ne semble prioritaire pour les communistes brestois.
Doit-on aujourd’hui à Brest parler de "libéral-communisme" ? Quoiqu’il en soit, à vouloir paraître "moderne", le PCF brestois se ringardise radicalement .
Site: Pétition pour le maintien du vote papier
Les élus communistes brestois ont leur blog :
http://www.eluspcfbrest.org/
Site: élus communistes à Brest


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