L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation
Monsieur Guilcher, son président, lui même malade de l’amiante, fait le point de la situation

Déjà, pouvez-vous dans un premier point, nous situer l’ampleur du phénomène, on parle malheureusement de dizaines de milliers de décès, de morts liés à l’amiante dans les années qui viennent, dans les dizaines d’années qui viendront ?
On évalue à 100.000 morts à peu près pour 2020
Plus toute une série de personnes malades, quels types de maladie cela déclenche ?
Les plaques pleurales qui sont les premiers signes avec épaississement des plèvres donc difficultés respiratoires, présence de liquide quelquefois aussi qui se forme, ensuite l’asbestose, c’est la présence de liquide ensuite le mésothéliome, c’est bien plus grave Les plaques pleurales c’est au bout de 20 ans, L’asbestose au bout de 30 ans et le mésothéliome après une quarantaine d’années après l’exposition
Ce sont des délais très longs, on n’a donc pas fini de voir des gens contaminés, certains ont été contaminés depuis pas très longtemps peuvent déclencher la maladie dans les années qui viennent Pour vous donner une idée, nous, depuis la création de l’association à Brest, nous avons eu environ 35 morts, l’association a été créée en 1999
Vous avez 500 adhérents, je crois ?
Nous aurons bientôt 700 adhérents, avec les dossiers que nous avons en préparation en extérieur : une trentaine, nous avons 670 effectifs pour l’instant
Pourquoi avoir créé cette association ?
Quand nous avons créé l’association en 1999 nous étions 70 Voilà comment ça s’est passé : la réparation navale sur Brest était un gros utilisateur d’amiante, et également gros fournisseur de malades malheureusement, donc lorsqu’on s’est aperçu que le nombre de malades augmentait, il y avait la réparation navale, il y avait le port de commerce plus la DCAN, plus les marins de la Marine Nationale, plus les particuliers autrement : les garagistes les plombiers, les chauffagistes, le bâtiment également mais en moindre quantité, le plus gros morceau a été la réparation navale et la Marine Nationale
Parce qu’on a utilisé de l’amiante dans ces bateaux-là jusqu’à quand ?
On a commencé vraiment à arrêter en 1995 seulement, très tard Déjà des lois étaient parues en 1906 disant que l’amiante c’était dangereux, en 1976 , on avait dit qu’il fallait absolument des protections, les masques les gants les lunettes, ce n’a pas été mis en application Les protections n’existaient peu ou prou, on donnait des petits masques avec un élastique qui ne servaient à rien
L’amiante servait essentiellement à isoler, sur les bateaux ?
Non il y avait aussi les joints. Par exemple la clingérite qui était un carton d’amiante que l’on utilisait par plaques pour faire tous les joints, les tresses d’amiante qui servaient pour faire des joints de pompe, c’était des tresses graphitées, il y avait de l’amiante à l’intérieur
Il y en avait partout, ça rentrait par tous les côtés en fait sous une forme ou sous une autre ?
Sous toutes les formes, ça allait même du plafond au parquet, puisque j’ai ici des documents que je vais vous montrer tout à l’heure à titre documentaire, qui viennent de la direction générale de l’arsenal et qui disaient que les bateaux étaient amiantés du parquet au plafond ; les dalles de parquet étaient amiantées, les cloisons étaient en marinite, un mélange de contreplaqué marine avec une plaque d’amiante au milieu pour ignifuger en cas de feu, c’était des cloisons anti-feu, alors les menuisiers qui travaillaient à l’intérieur pour l’agencement des bateaux étaient également confrontés au problème de l’amiante ;
parce qu’au départ on ne pensait que seulement les mécaniciens qui étaient touchés alors qu’en réalité tout le monde était exposé et comme les bateaux étaient confinés et fermés, lorsqu’on était en stade 0 par exemple tout était fermé, les hublots et autres, d’ailleurs après on a fait de bateaux sans hublot, c’était encore plus pratique on soufflait tout, on marchait en circuit fermé, ce qui fait que si on avait fait des démontages dans la climatisation, tous les joints de clim étaient en amiante également, on soufflait toutes les fibres d’amiante à travers le bord et les gens qui travaillaient dans les bureaux étaient aussi touchés que ceux en bas sur les machines
Donc, c’est ça pas seulement ceux sur les bateaux, mais aussi les couturières ?
Oui tous ceux qui agençaient le bateau à la construction, donc il y avait la construction puis la réparation et la conduite du navire, car les marins après lorsqu’ils se servaient du bateau
Vous avez des marins malades aussi ?
Oui, moi par exemple, ancien marin, puis j’ai travaillé pendant 22 ans dans le privé et continué à en avaler dans le privé puisque j’ai travaillé à la COFRET, société de chauffage, donc j’ai fait 40 ans dans les chaufferies....
Donc là, quand vous avez créé l’association en 1999 vous avez essayé de faire reconnaître la faute inexcusable des entreprises, ça a été une grosse bagarre ?
Alors il y a eu deux cas de figures qui se sont produits :
le cas de figure où on pouvait attaquer l’employeur ou l’entreprise, qui était reconnu fautif, on a pu faire la faute inexcusable ; nous avons fait la faute inexcusable contre les grosses entreprises comme la DCN, chez Meunier, Bastide, EGMO, toutes les grosses entreprises de la réparation navale,
- mais par contre on n’a pas pu faire la faute inexcusable pour ce qui était l’Etat, donc la Marine nationale, ni contre tout ce qui était les fonctionnaires, et certains cas du privé dont l’entreprise avait disparu comme les AFO où on a fait des recherches pour retrouver le liquidateur, sin on ne le retrouvait pas il a fallu faire ce qu’on appelle la "CIVI", on a amené ça devant la Commission des Victimes d’Infractions.
Cette commission, la CIVI à un moment donné n’étant plus d’accord pour prendre ça en charge, elle n’était pas conçue pour ça mais pour prendre en charge les accidents de la route, qui étaient des victimes environnementales, pas conçue pour les victimes de l’amiante d’où la création du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, nous sommes à l’origine de la création de ce fonds
La création de ce fond a été un pas en avant très important ? Oui, très important mais qui a été freiné un maximum, vous avez du en avoir des échos probablement, de cette lenteur de mise en place, puis cette lenteur de mise en application de cette indemnisation puisque nous sommes toujours en train de nous battre pour l’indemnisation qui ne nous semble pas trop correcte pour l’instant.
Le fonds n’est pas assez important, le problème se situe à quel niveau ? La lenteur administrative ?
Il y a la lenteur administrative, pour le fond par lui-même des sommes avaient été définies qui n’étaient pas trop mal, mais il y a eu discussion maintenant quant à l’indemnisation des victimes, c’est à dire qu’une mise au point a été faite, il a fallu calculer sur l’âge de la victime, sur beaucoup de choses, et il y a eu diminution des sommes allouées, diminution très importante par rapport à ce qui était proposé par nous, l’ANDEVA, l’Association Nationale Des Victimes de l’Amiante qui avait fait des propositions auprès du gouvernement
On était rendu très loin de ces propositions-là ?
Oui parce qu’on a fait rentrer le MEDEF en plus dans la commission qui était chargée de statuer là-dessus sur l’indemnisation et c’était fait dans un but bien défini, parce que le gouvernement en faisant rentrer 2 personnes supplémentaires du MEDEF, est devenu majoritaire et a pu de ce fait transiger lui-même et donner son avis sur l’indemnisation à venir. ils ont freiné des quatre fers.
Les victimes sont souvent obligées d’aller en justice ? Oui pratiquement tout le temps, jusqu’à maintenant, il n’y a que l’affaire du Fiva où on n’a pas eu encore d’indemnisation définitive à proprement parler, à part les personnes qui sont décédées, avec lequel nous serons vraisemblablement obligés d’aller vers la cour d’appel, cour d’appel civile qui est spéciale, et on sera peut-être obligé si on trouve que l’indemnisation est vraiment insuffisante.
Donc là vous accompagnez les adhérents dans leurs démarches juridiques ?
Ici, on fait déjà les premières démarches, les victimes viennent nous voir, nous établissons le dossier, nous avons des exemples, tout ce qu’il faut prévoir
Nous avons deux sortes par exemple :
une liasse pour la Marine Nationale et pour la marine marchande pour laquelle on va vers le fonds d’indemnisation, maintenant on ne va plus vers la Civi, on va vers le fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante pour ces gens-là parce qu’ils sont fonctionnaires de l’Etat,
et puis la faute inexcusable pour les autres
Mais le fonds d’indemnisation ne concerne et ne s’appliquerait qu’aux fonctionnaires ?
Oui, enfin, quelques cas isolés, des personnes pour lesquelles on ne retrouve pas le liquidateur si l’entreprise a disparu et si le liquidateur également a disparu ;
Mais pour les personnes qui sont déjà décédées, vous arrivez à faire valoir les droits de la veuve ?
Oui, oui elle obtient, souvent d’ailleurs avec effet rétroactif de la réversion de la pension ou de la rente d’invalidité de son mari (pour les militaires c’est la pension d’invalidité et pour les civils e sont les rentes) et en plus la réparation intégrale que nous obtenons avec l’extra patrimonial, le patrimonial, l’action successorale.
Pour vous donner un exemple, pour une veuve dont le mari est décédé, qui était à 100%, décédé par exemple d’un mésothéliome ou d’une asbestose grave, la veuve obtiendrait en action successorale 90.000 euros, 150.000 ou 120.000 pour le préjudice moral et pour chacun des enfants également une somme qui peut être de 5.000 à 12.000 euros, ça dépend.
Vous avez mené des actions de rassemblement, manifestations plusieurs fois ?
Oui nous avons été à Paris d’ailleurs manifester et nous manifestons également auprès des tribunaux lorsque certaines affaires nous paraissent floues ou les indemnisations insuffisantes ou qu’il y ait des compromis dans la manière de voir les choses, quand il arrive que nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de points, nous sommes toujours là pour défendre les victimes
Mais les malades ? Comment sont-ils reçus par les administrations comment ça se passe ?
Vous voyez la dame qui est venue tout à l’heure, elle me disait que l’administration l’avait mal reçue ; il y a même quelquefois des médecins qui ne veulent pas établir une demande auprès de l’hôpital pour avoir le dossier médical alors qu’actuellement normalement ça se fait, il y a une loi qui le prévoit, alors c’est moi, président d’association, qui suis obligé d’écrire une lettre à la direction de l’hôpital puisque son médecin traitant a refusé de le faire,
Alors que c’est dans la loi ? On supplée souvent aux médecins traitants des personnes pour faire les demandes Il se passe une chose, il faut donc faire la demande auprès de la direction pour avoir les documents médicaux, c’est là que le bât blesse, on nous fait payer les documents (les photocopies) alors que ce sont nos propres dossiers.....
Qu’est-ce que vous conseilleriez à une personne qui tombe malade : de venir vous voir, de s’organiser, de ne pas rester isolée ?
Oui il faut qu’elle vienne nous voir, nous conseillons ici, soit moi ou mon entourage, il y a la secrétaire, et on a une douzaine de personnes qui travaillent ici au bureau avec moi et qui assurent des permanences, nous allons d’ailleurs quitter ici et aller au 6 rue Traverse, où nous avons obtenu des locaux avec la mairie de Brest, ce qui va nous permettre d’être autonome, car ici ce n’est pas très facile, nous sommes venus ici squatter, mais quand même des permanences sont assurées : le lundi il y a une permanence, le mercredi je reçois des personnes et le vendredi également pour les cas plus difficiles où je dois écrire et engager des démarches, sinon il y entre 20 et 30 personnes qui attendent tous les lundis à la permanence.
Donc là maintenant les choses se mettent progressivement en place, mais avec beaucoup de lenteur, est-ce que vous avez encore des revendications ? sur l’indemnisation ?
Ah oui sur l’indemnisation, actuellement justement nous sommes en pleine revendication, nous avons envoyé un papier à la presse.
Une proposition a été faite par le Ministère de la défense concernant la DCN de Brest qui propose aux gens une somme en équivalent avec le barème du FIVA au lieu et place de passer au tribunal pour faute inexcusable : tout ça c’est un détournement pour toujours diminuer les indemnisations parce que la somme qu’ils proposent, eux, est de 5.000 euros inférieure, au moins, à celle proposée par le tribunal.
Ils essaient d’échapper à leurs responsabilités quelque part ?
Oui alors nous dénonçons cela à la presse, nous avons fait un article dans la presse.
Avez-vous des actions communes avec les syndicats ?
Oui, c’est fréquent, nous sommes en relation avec les syndicats, mais sans attaches, sans préférences, et également les partis politiques qui rentrent en jeu, que nous sommes obligés de contacter quelquefois, ne serait-ce que pour les indemnisations, "retour vers là-haut pour leur expliquer un peu la situation dans laquelle nous nous trouvons" ; nous avons écrit à tous les sénateurs, les maires, les députés, nous écrivons partout, mais nous avons toujours des réponses un peu floues ! "J’en référerai à mon supérieur"..c’est toujours comme ça, jusqu’au Premier Ministre, qui lui même par la suite va dire que ça va retomber.. quelquefois dans le bon sens, mais...il faut toujours attendre.
Pour le Fiva le cabinet d’avocats m’a appelé tout à l’heure Nous avons discuté ensemble avec le cabinet d’avocats pour le FIVA : On a de grosses difficultés de fonctionnement parce qu’ils n’ont pas étoffé le FIVA, ils avaient dit qu’en juin ils auraient mis en place une dizaine de personnes supplémentaires pour traiter les dossiers, tel n’est pas le cas, si bien qu’au lieu de passer sur le FIVA, nous sommes toujours restés sur le fonds de garantie et qui ne comprend pas que l’amiante, il y a aussi les accidents et la garantie du fonds de l’automobile, donc ils ne traitent pas l’affaire comme ils devraient le faire, ils ne traitent pas principalement l’amiante
Et ça traîne ?
J’espère que ça ne va pas traîner comme le sang contaminé, parce qu’il va arriver peut-être un moment où on va nous dire qu’il n’y a plus rien .....c’est ça que nous redoutons
Et en attendant il faut vivre et les gens ont besoin de, d’argent pour vivre ?
On a fait des témoignages , on a fait passer des gens à la télé sous oxygène pour montrer les difficultés qu’ont les gens, tout à l’heure par exemple vous seriez arrivés un peu plus tôt une personne me téléphonait pour me demander des conseils parce que son mari est atteint du cancer, donc je l’ai orienté vers paris, vers un de nos médecins pour savoir s’il pouvait se faire opérer ou non, une situation désespérée parce que des fois on opère et la personne décède quand même. C’est dramatique.
voir aussi le site de l’ADEVA Finistère
et le site national de L’ANDEVA
Contacts : Etienne LE GUILCHER - ADEVA 6, rue Traverse BP 12011 29220 BREST Cedex 2 (Tél / Fax : 02 98 46 91 51)
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La CPAM DE L’ILE DE FRANCE ME DEMANDE UNE PREUVE PAR TEMOIGNAGE QUE MON TRAVAIL A BIEN EU LIEU A BORD D’UN NAVIRE.
Merci de prendre contact avec moi
Maurice RUNAVOT
Bonjour, Entre 1969 et 1973 j’ai travaillé comme mécanicien à l’arsenal de Brest (chantiers R et N) pour le compte des Chantier et Ateliers de LAPERRIERE Lorient. Les principaux postes que j’ai occupé sont : - mécanicien de bord (usinage des châssis de supportage du sonnard remorqué sur le DUPERRE (je ne suis pas sûr du nom), montage du système de transfert des missiles Masurka du pont ppal au barillet d’entreposage, traceur des circuits de ventilation sur l’ensemble du navire, différents équipements sur des navires de la marine et sur un car ferry Sealink, .... notamment). Ma démarche consiste, compte tenu que la caisse d’assurance maladie de Paris me demande des justifications à n’en plus finir, à obtenir un ou plusieurs témoin parmi mes collègue de l’époque dont malheureusement j’ai oublié le nom de famille (georges B..., henry ... le chef déquipe de l’époque, jean pierre ...du même age que moi et qui avait une superbe DS BLEUE roi, JP THOMAS employé de l’arsenal et collègue d’école). Merci pour ceux qui peuvent m’aider dans cette démarche afin que je puisse faire valoir mes droits.
Maurice Runavot né le 09 08 1950 à Brest En activité à ce jour
22 Rue de l’Aleu Saint Arnoult en yvelines 78790 Tél. 06 88 09 55 42 01 69 33 81 85 maurice.runavot@technicatome.com
bonjour, mon papa travaillait dans la MN.il était en retraite depuis 10/1992 . Il n’a jamais eu aucun pb de santé. Le 27.10.06 il est hospitalisé 1 mois d’examen, il a le cancer de l’amiante. Il rentre à la maison le 04/12/2006 il décède le 13.12.2006. Il n’a pas eu le temps de signer son dossier de demande de pensions invalidités.Nous l’avons quand même transmis à la Rochelle, maintenant il nous réclame des certificats médicaux légaux. les attestations du médecin ne leur conviennent jamais. Quels sont nos droits ?
isabelle kersual
Déjà chaque année, en France, quelques 3 000 personnes meurent de l’amiante.
L’amiante tue, lentement, massivement, et depuis longtemps. Selon un rapport de l’INSERM de 1997, l’amiante, interdite en 1996, pourrait faire 15 000 à 20 000 victimes par an à l’horizon 2010 en France, et 500 000 morts en Europe à l’horizon 2020.
Pour le reste de la planète, on ne sait pas très bien mais les chiffres sont énormes.
Bonjour,
Mon pére aprés avoir navigué toute sa vie est décédé il y a qq années d’un cancer de la plèvre, manifestemment du à l’ambiance d’amiante dans laquelle il avait vécu. Y a t il quelque chose a faire auprès de votre association, encore un recours malgré la réaction tardive ? Merci par avance de m’informer.
Jack Pichon
Bonjour,
j’agis au nom de ma mère car mon père est décédé voila six mois. il a effectué 20 ans de service en tant que mécanicien pour la marine nationale. suite à des problèmes de santé, nous avons décelé de l’amiante au scanner avant sa mort. Mes parents ont adressé un dossier aux anciens combattants qui restent pour le moment sans réponse. je ne veux pas laisser tomber ce dossier ; pouvez vous m’aider ?
Cordialement eric le gall 06.60.34.43.88
Le fibro-ciment très utilisé dans le bâtiment
Les plaques de fibrociment ont été principalement utilisées comme revêtements de toits et de façades dans le secteur du bâtiment.
L’amiante-ciment ou Fibrociment est surtout connu sous le nom commercial du principal fabricant belge : Eternit. Il a été mis au point en 1901 pour la production d’ardoises artificielles, plaques ondulées ou plaques planes, panneaux muraux, seuils de fenêtre, jardinières, tuyaux, canalisations,...
Depuis le 1er octobre 1998 (AR du 03/02/1998), la production, la commercialisation et l’utilisation de produits en fibro-ciment est interdite.
Dangereux lors de démontage ou de travaux
Avant 1996, les plaques d’Eternit étaient constituées d’amiante-ciment (ou fibro-ciment) : du ciment renforcé par environ 10% en poids de fibres d’amiante. Dans ce matériau, les fibres d’amiante sont fortement liées et ne présentent pas de danger pour la santé, pour autant que le produit ne soit pas endommagé par des outils rapides : sciage, ponçage, rabotage... ou lors de son entretien (démoussage des toitures).
Il ne faut pas enlever soi même les produits en place, mais lors d’une rénovation ou d’une transformation, il se peut que vous soyez confrontés à des déchets de fibro-ciment (ardoises artificielles, plaques ondulées, tuyaux,...), le risque pour la santé est alors nettement plus grand lors du démontage des plaques ou lors de travaux entrainant une démolition de ces plaques.
Dans ce cas, des fibres d’amiante peu- vent pénétrer dans les poumons.
Comme tous les déchets d’amiante, les plaques en fibro-ciment provenant de maisons d’habitation, sont considérées par la législation actuelle comme déchets dangereux.
En 1986, l’Office fédéral suisse de la protection de l’environnement, OFPE (actuellement l’OFEFP) a réalisé des mesures lors de travaux de démolition de bâtiments équi- pés de plaques murales contenant de l’amiante et de plaques en amiante- ciment ondulé pour toitures. A cette occasion, l’OFPE a constaté des valeurs pouvant aller jusqu’à 2000 LAF (lungen- gängige Asbestfasern = fibres d’amiante pouvant pénétrer dans les alvéoles pulmonaires)/m3, ce qui signifie que la valeur limite de 700 LAF/m3a été dépassée.
Les précautions à prendre lors du démontage
Lors du démontage et du nettoyage des plaques de fibrociment, les personnes chargées de ce travail doivent porter un masque de protection.
Pour éviter autant que possible que des fibres d’amiante soient libérées, il faut que les plaques de fibrociment ne soient jamais cassées, percées, meulées, sciées, brisées ou travaillées à l’aide d’une tronçonneuse à meule.
Lorsqu’il faut démonter des plaques de fibrociment, ce travail doit être effectué selon les connaissances techniques actuelles, c’est-à-dire en procédant à un démontage contrôlé (marche à suivre inversée par rapport au montage) en évitant de libérer de la poussière. Ces travaux ne doivent être entrepris que par des spécialistes (p.ex. couvreurs, constructeurs de façades).
Il faut mouiller puis desserrer les dispositifs de fixation tels que les vis, les crochets et les clous ou les enlever à l’aide d’une pince.
Il faut empiler les plaques démontées ou les déposer soigneusement dans des bennes prévues à cet effet ou, lorsque les plaques sont très grandes, les poser sur des palettes à l’aide d’engins de levage. Il est interdit de jeter les plaques d’amiante dans les bennes.
Suivant l’endroit, les plaques doivent être déposées dans un parc à conteneurs ou dans des sacs spéciaux pour gérer les déchets d’amiante-ciment.
Bonjour, J’aimerais savoir si des plaques de fibrociment enfouies dans la terre près d’une source peuvent-elles provoquer un risque sanitaire grave ?Que faire si c’est le cas ?
Merci de me répondre
Cordialement
Danielle ROBIN
Bonsoir Laurent,
Je suis sensiblement dans le même cas de figure que toi (42 ans, MN PENDANT 15 ans, comme mécanicien, dont environ 10 sur différents bâtiments "clem..."et je me pose également de nombreuses questions concernant le suivi médical, notre reconnaissance d’exposition en milieu amianté etc... Si tu as des infos, je suis preneur ! Merci d’avance Laurent
bonjour,
si vous habitez dans le Finistère, vous devriez contact avec l’ADEVA du Finistère et son président Etienne LE GUILCHER interviewé dans l’article. Son aide pourra vous être utile.
ADEVA 6, rue Traverse BP 12011 29220 BREST Cedex 2 (Tél / Fax : 02 98 46 91 51)
Au niveau national c’est l’ANDEVA qu’il faut joindre :
aller sur le site :http://andeva.free.fr/
bon courage
Christian
Bonjour Etienne. J’étais au GEM St Mandrier, compagnie 3C dans le pigeonnier avec les SM CHEBEAU, LE BONNIEC et LE GUILCHER (02/03/70 - 17/07/71) et une fois devenu mécanicien, j’ai fréquenté l’amiante jusqu’en 1976 lorsque j’ai changé d’arme. Je suis marié à une renanaise qui à travaillé comme matelassière en calorifuge au port de commerce à BREST à LA NANTAISE MARITIME. Pour l’heure, nous ne sommes touchés ni l’un ni l’autre mais nous sommes un peu inquiets tout de même. Je suis ton combat par TELEGRAMME interposé et t’adresse toute ma sympathie et mon admiration. Tiens bon Etienne, c’est toi qui a raison
Guy SAILLARD
A la relecture de votre message, j’ai vu que vous n’étiez pas du Finistère mais de l’Ain.
Il n’y a pas, à ma connaissance, d’association départementale des victimes de l’amiante dans votre département.
Vous pouvez contacter l’ANDEVA, l’association nationale des victimes de l’amiante http://andeva.free.fr/
vous devriez prendre contact avec l’ANDEVA, l’équivalent national de L’ADEVA du Finistère.
et le site national de L’ANDEVA->http://andeva.free.fr/
et le contact : e-mail andeva@wanadoo.fr
bon courage
Site: Le guide pratique de l’autobiographie
Bonjour,
Mon père est décédé des suite d’un cancer de l’amiante le mois dernière après 6 ans de traitement à l’âge de 50 ans. J’aimerais témoigner en son nom pour que les personnes décédés ne soient pas oublier.
bonjour Martine
J’ai aussi un cousin qui est mort à 57 ans de l’amiante. Je vous invite à témoigner dans un premier temps sur ce qui est arrivé à votre père. En sa mémoire.
Christian Bucher animateur de ce site Brest-ouvert.net
En lisant votre article, j’ai noté que vous citez à plusieurs reprises la Marine Nationale. Savez-vous s’il existe une association qui regroupe uniquement les malades de l’amiante ayant travaillé dans la Marine Nationale ? Si oui, pourriez-vous me communiquer ses coordonnées ?
Merci d’avance.
Fanny


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