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L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

Monsieur Guilcher, son président, lui même malade de l’amiante, fait le point de la situation

Monsieur Guilcher est décédé depuis l’interview, il fut un homme courageux, un opiniâtre défenseur de toutes les victimes de l’amiante, un responsable associatif remarquable.

On évalue à 100 000 morts le nombre prévisible de décès liés à l’amiante en France pour 2020.

Déjà, pouvez-vous dans un premier point, nous situer l’ampleur du phénomène, on parle malheureusement de dizaines de milliers de décès, de morts liés à l’amiante dans les années qui viennent, dans les dizaines d’années qui viendront ?

On évalue à 100.000 morts à peu près pour 2020

Plus toute une série de personnes malades, quels types de maladie cela déclenche ?

Les plaques pleurales qui sont les premiers signes avec épaississement des plèvres donc difficultés respiratoires, présence de liquide quelquefois aussi qui se forme, ensuite l’asbestose, c’est la présence de liquide ensuite le mésothéliome, c’est bien plus grave
Les plaques pleurales c’est au bout de 20 ans,
L’asbestose au bout de 30 ans et le mésothéliome après une quarantaine d’années après l’exposition

Ce sont des délais très longs, on n’a donc pas fini de voir des gens contaminés, certains ont été contaminés depuis pas très longtemps peuvent déclencher la maladie dans les années qui viennent
Pour vous donner une idée, nous, depuis la création de l’association à Brest, nous avons eu environ 35 morts, l’association a été créée en 1999

Vous avez 500 adhérents, je crois ?

Nous aurons bientôt 700 adhérents, avec les dossiers que nous avons en préparation en extérieur : une trentaine, nous avons 670 effectifs pour l’instant

Pourquoi avoir créé cette association ?

Quand nous avons créé l’association en 1999 nous étions 70
Voilà comment ça s’est passé : la réparation navale sur Brest était un gros utilisateur d’amiante, et également gros fournisseur de malades malheureusement, donc lorsqu’on s’est aperçu que le nombre de malades augmentait, il y avait la réparation navale, il y avait le port de commerce plus la DCAN, plus les marins de la Marine Nationale, plus les particuliers autrement : les garagistes les plombiers, les chauffagistes, le bâtiment également mais en moindre quantité, le plus gros morceau a été la réparation navale et la Marine Nationale

Parce qu’on a utilisé de l’amiante dans ces bateaux-là jusqu’à quand ?

On a commencé vraiment à arrêter en 1995 seulement, très tard
Déjà des lois étaient parues en 1906 disant que l’amiante c’était dangereux, en 1976 , on avait dit qu’il fallait absolument des protections, les masques les gants les lunettes, ce n’a pas été mis en application
Les protections n’existaient peu ou prou, on donnait des petits masques avec un élastique qui ne servaient à rien

L’amiante servait essentiellement à isoler, sur les bateaux ?

Non il y avait aussi les joints.
Par exemple la clingérite qui était un carton d’amiante que l’on utilisait par plaques pour faire tous les joints, les tresses d’amiante qui servaient pour faire des joints de pompe, c’était des tresses graphitées, il y avait de l’amiante à l’intérieur

Il y en avait partout, ça rentrait par tous les côtés en fait sous une forme ou sous une autre ?

Sous toutes les formes, ça allait même du plafond au parquet, puisque j’ai ici des documents que je vais vous montrer tout à l’heure à titre documentaire, qui viennent de la direction générale de l’arsenal et qui disaient que les bateaux étaient amiantés du parquet au plafond ; les dalles de parquet étaient amiantées, les cloisons étaient en marinite, un mélange de contreplaqué marine avec une plaque d’amiante au milieu pour ignifuger en cas de feu, c’était des cloisons anti-feu, alors les menuisiers qui travaillaient à l’intérieur pour l’agencement des bateaux étaient également confrontés au problème de l’amiante ;

parce qu’au départ on ne pensait que seulement les mécaniciens qui étaient touchés alors qu’en réalité tout le monde était exposé et comme les bateaux étaient confinés et fermés, lorsqu’on était en stade 0 par exemple tout était fermé, les hublots et autres, d’ailleurs après on a fait de bateaux sans hublot, c’était encore plus pratique on soufflait tout, on marchait en circuit fermé, ce qui fait que si on avait fait des démontages dans la climatisation, tous les joints de clim étaient en amiante également, on soufflait toutes les fibres d’amiante à travers le bord et les gens qui travaillaient dans les bureaux étaient aussi touchés que ceux en bas sur les machines

Donc, c’est ça pas seulement ceux sur les bateaux, mais aussi les couturières ?

Oui tous ceux qui agençaient le bateau à la construction, donc il y avait la construction puis la réparation et la conduite du navire, car les marins après lorsqu’ils se servaient du bateau

Vous avez des marins malades aussi ?

Oui, moi par exemple, ancien marin, puis j’ai travaillé pendant 22 ans dans le privé et continué à en avaler dans le privé puisque j’ai travaillé à la COFRET, société de chauffage, donc j’ai fait 40 ans dans les chaufferies....

Donc là, quand vous avez créé l’association en 1999 vous avez essayé de faire reconnaître la faute inexcusable des entreprises, ça a été une grosse bagarre ?
Alors il y a eu deux cas de figures qui se sont produits :
- le cas de figure où on pouvait attaquer l’employeur ou l’entreprise, qui était reconnu fautif, on a pu faire la faute inexcusable ; nous avons fait la faute inexcusable contre les grosses entreprises comme la DCN, chez Meunier, Bastide, EGMO, toutes les grosses entreprises de la réparation navale,

- mais par contre on n’a pas pu faire la faute inexcusable pour ce qui était l’Etat, donc la Marine nationale, ni contre tout ce qui était les fonctionnaires, et certains cas du privé dont l’entreprise avait disparu comme les AFO où on a fait des recherches pour retrouver le liquidateur, sin on ne le retrouvait pas il a fallu faire ce qu’on appelle la "CIVI", on a amené ça devant la Commission des Victimes d’Infractions.

Cette commission, la CIVI à un moment donné n’étant plus d’accord pour prendre ça en charge, elle n’était pas conçue pour ça mais pour prendre en charge les accidents de la route, qui étaient des victimes environnementales, pas conçue pour les victimes de l’amiante d’où la création du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, nous sommes à l’origine de la création de ce fonds

La création de ce fond a été un pas en avant très important ?
Oui, très important mais qui a été freiné un maximum, vous avez du en avoir des échos probablement, de cette lenteur de mise en place, puis cette lenteur de mise en application de cette indemnisation puisque nous sommes toujours en train de nous battre pour l’indemnisation qui ne nous semble pas trop correcte pour l’instant.

Le fonds n’est pas assez important, le problème se situe à quel niveau ? La lenteur administrative ?

Il y a la lenteur administrative, pour le fond par lui-même des sommes avaient été définies qui n’étaient pas trop mal, mais il y a eu discussion maintenant quant à l’indemnisation des victimes, c’est à dire qu’une mise au point a été faite, il a fallu calculer sur l’âge de la victime, sur beaucoup de choses, et il y a eu diminution
des sommes allouées, diminution très importante par rapport à ce qui était proposé par nous, l’ANDEVA, l’Association Nationale Des Victimes de l’Amiante qui avait fait des propositions auprès du gouvernement

On était rendu très loin de ces propositions-là ?

Oui parce qu’on a fait rentrer le MEDEF en plus dans la commission qui était chargée de statuer là-dessus sur l’indemnisation et c’était fait dans un but bien défini, parce que le gouvernement en faisant rentrer 2 personnes supplémentaires du MEDEF, est devenu majoritaire et a pu de ce fait transiger lui-même et donner son avis sur l’indemnisation à venir. ils ont freiné des quatre fers.

Les victimes sont souvent obligées d’aller en justice ?
Oui pratiquement tout le temps, jusqu’à maintenant, il n’y a que l’affaire du Fiva où on n’a pas eu encore d’indemnisation définitive à proprement parler, à part les personnes qui sont décédées, avec lequel nous serons vraisemblablement obligés d’aller vers la cour d’appel, cour d’appel civile qui est spéciale, et on sera peut-être obligé si on trouve que l’indemnisation est vraiment insuffisante.

Donc là vous accompagnez les adhérents dans leurs démarches juridiques ?

Ici, on fait déjà les premières démarches, les victimes viennent nous voir, nous établissons le dossier, nous avons des exemples, tout ce qu’il faut prévoir

Nous avons deux sortes par exemple :
- une liasse pour la Marine Nationale et pour la marine marchande pour laquelle on va vers le fonds d’indemnisation, maintenant on ne va plus vers la Civi, on va vers le fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante pour ces gens-là parce qu’ils sont fonctionnaires de l’Etat,

- et puis la faute inexcusable pour les autres

Mais le fonds d’indemnisation ne concerne et ne s’appliquerait qu’aux fonctionnaires ?

Oui, enfin, quelques cas isolés, des personnes pour lesquelles on ne retrouve pas le liquidateur si l’entreprise a disparu et si le liquidateur également a disparu ;

Mais pour les personnes qui sont déjà décédées, vous arrivez à faire valoir les droits de la veuve ?

Oui, oui elle obtient, souvent d’ailleurs avec effet rétroactif de la réversion de la pension ou de la rente d’invalidité de son mari (pour les militaires c’est la pension d’invalidité et pour les civils e sont les rentes) et en plus la réparation intégrale que nous obtenons avec l’extra patrimonial, le patrimonial, l’action successorale.

Pour vous donner un exemple, pour une veuve dont le mari est décédé, qui était à 100%, décédé par exemple d’un mésothéliome ou d’une asbestose grave, la veuve obtiendrait en action successorale 90.000 euros, 150.000 ou 120.000 pour le préjudice moral et pour chacun des enfants également une somme qui peut être de 5.000 à 12.000 euros, ça dépend.

Vous avez mené des actions de rassemblement, manifestations plusieurs fois ?

Oui nous avons été à Paris d’ailleurs manifester et nous manifestons également auprès des tribunaux lorsque certaines affaires nous paraissent floues ou les indemnisations insuffisantes ou qu’il y ait des compromis dans la manière de voir les choses, quand il arrive que nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de points, nous sommes toujours là pour défendre les victimes

Mais les malades ? Comment sont-ils reçus par les administrations comment ça se passe ?

Vous voyez la dame qui est venue tout à l’heure, elle me disait que l’administration l’avait mal reçue ; il y a même quelquefois des médecins qui ne veulent pas établir une demande auprès de l’hôpital pour avoir le dossier médical alors qu’actuellement normalement ça se fait, il y a une loi qui le prévoit, alors c’est moi, président d’association, qui suis obligé d’écrire une lettre à la direction de l’hôpital puisque son médecin traitant a refusé de le faire,

Alors que c’est dans la loi ?
On supplée souvent aux médecins traitants des personnes pour faire les demandes
Il se passe une chose, il faut donc faire la demande auprès de la direction pour avoir les documents médicaux, c’est là que le bât blesse, on nous fait payer les documents (les photocopies) alors que ce sont nos propres dossiers.....

Qu’est-ce que vous conseilleriez à une personne qui tombe malade : de venir vous voir, de s’organiser, de ne pas rester isolée ?

Oui il faut qu’elle vienne nous voir, nous conseillons ici, soit moi ou mon entourage, il y a la secrétaire, et on a une douzaine de personnes qui travaillent ici au bureau avec moi et qui assurent des permanences, nous allons d’ailleurs quitter ici et aller au 6 rue Traverse, où nous avons obtenu des locaux avec la mairie de Brest, ce qui va nous permettre d’être autonome, car ici ce n’est pas très facile, nous sommes venus ici squatter, mais quand même des permanences sont assurées : le lundi il y a une permanence, le mercredi je reçois des personnes et le vendredi également pour les cas plus difficiles où je dois écrire et engager des démarches, sinon il y entre 20 et 30 personnes qui attendent tous les lundis à la permanence.

Donc là maintenant les choses se mettent progressivement en place, mais avec beaucoup de lenteur, est-ce que vous avez encore des revendications ? sur l’indemnisation ?

Ah oui sur l’indemnisation, actuellement justement nous sommes en pleine revendication, nous avons envoyé un papier à la presse.

Une proposition a été faite par le Ministère de la défense concernant la DCN de Brest qui propose aux gens une somme en équivalent avec le barème du FIVA au lieu et place de passer au tribunal pour faute inexcusable : tout ça c’est un détournement pour toujours diminuer les indemnisations parce que la somme qu’ils proposent, eux, est de 5.000 euros inférieure, au moins, à celle proposée par le tribunal.

Ils essaient d’échapper à leurs responsabilités quelque part ?

Oui alors nous dénonçons cela à la presse, nous avons fait un article dans la presse.

Avez-vous des actions communes avec les syndicats ?

Oui, c’est fréquent, nous sommes en relation avec les syndicats, mais sans attaches, sans préférences, et également les partis politiques qui rentrent en jeu, que nous sommes obligés de contacter quelquefois, ne serait-ce que pour les indemnisations, "retour vers là-haut pour leur expliquer un peu la situation dans laquelle nous nous trouvons" ; nous avons écrit à tous les sénateurs, les maires, les députés, nous écrivons partout, mais nous avons toujours des réponses un peu floues !
"J’en référerai à mon supérieur"..c’est toujours comme ça, jusqu’au Premier Ministre, qui lui même par la suite va dire que ça va retomber.. quelquefois dans le bon sens, mais...il faut toujours attendre.

Pour le Fiva le cabinet d’avocats m’a appelé tout à l’heure
Nous avons discuté ensemble avec le cabinet d’avocats pour le FIVA :
On a de grosses difficultés de fonctionnement parce qu’ils n’ont pas étoffé le FIVA, ils avaient dit qu’en juin ils auraient mis en place une dizaine de personnes supplémentaires pour traiter les dossiers, tel n’est pas le cas, si bien qu’au lieu de passer sur le FIVA, nous sommes toujours restés sur le fonds de garantie et qui ne comprend pas que l’amiante, il y a aussi les accidents et la garantie du fonds de l’automobile, donc ils ne traitent pas l’affaire comme ils devraient le faire, ils ne traitent pas principalement l’amiante

Et ça traîne ?

J’espère que ça ne va pas traîner comme le sang contaminé, parce qu’il va arriver peut-être un moment où on va nous dire qu’il n’y a plus rien .....c’est ça que nous redoutons

Et en attendant il faut vivre et les gens ont besoin de, d’argent pour vivre ?

On a fait des témoignages , on a fait passer des gens à la télé sous oxygène pour montrer les difficultés qu’ont les gens, tout à l’heure par exemple vous seriez arrivés un peu plus tôt une personne me téléphonait pour me demander des conseils parce que son mari est atteint du cancer, donc je l’ai orienté vers paris, vers un de nos médecins pour savoir s’il pouvait se faire opérer ou non, une situation désespérée parce que des fois on opère et la personne décède quand même. C’est dramatique.

voir aussi le site de l’ADEVA Finistère

et le site national de L’ANDEVA


Contacts :

L’ADDEVA 6 rue Traverse - BP 71019 -29210 Brest Cedex 1

Posté le 25 juin 2003 par Christian Bucher
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info
Nouveau commentaire
  • 17 mai
    12:05

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par LE MEUR GHISLAINE

    Bonjour
    J"ai travaille dans un bureau au sous-sol de la direction (aile nord) de la DCN Brest, a proximite d’une zone qui etait en travaux pour desamiantage .
    Lors du desamiantage, le couloir etait divise en deux parties, par des baches plastifiees sur la longueur de la zone de travaux. Pendant toute cette periode les expositions a l’amiante etaient risquees. Tout au long de la journee , mes deplacements etaient incessants pour differentes raisons, en croisant ou suivant plusieurs fois par jour les ouvriers en tenue de travail qui sortaient du chantier en utilisant la soit-disante partie DITE DE SECURITE, et ceci durant toute la periode des travaux.
    J’ai commance ma carriere de 1975 a 1982 dans ces memes bureaux qui ont ete en travaux, comme mecanographe en sous traitance La SAMPOG.
    Je viens de me faire operer d"un cancer brocho-pulmonaire et le pneumologue du HIA me suggere de lancer une demande de maladie professionnelle. C’est egalement a cause de cette proximite avec l’amiante que le medecin du travail m’avait fait suivre par scanner depuis plusieurs annees.
    Seul DCN BREST pourra par le marche passe a l’epoque avec l’entreprise donner la date et la duree des travaux.
    J’ai ma collegue de travail de l’epoque qui pourra attester mes dires, les travaux ont ete effectue entre 1998 et 2002.

    La question que je me pose : la DCN BREST n’aurait elle pas du evacuer toute l’aile nord du sous-sol pendant la duree des travaux pour eviter les risques ?

    Le bureau dans lequel je travaillais etait il epargne par l’amiante ?

    Merci pour votre aide
    Cordialement
    Ghislaine LE MEUR

  • Mars 2012
    17:45

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par Christian Bucher
    merci, c’est désormais mis à jour
  • Mars 2012
    14:15

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    attention, votre article n’est plus à jour. L’ADDEVA a changé d’adresse : 6 rue Traverse - BP 71019 -29210 Brest Cedex 1

    et également de Président, suite au décès de Mr Le Guilcher. Merci.

  • Avril 2008
    09:24

    Demande de témoignage de confirmation d’un emploi à bord

    par RUNAVOT Maurice

    Complément du message précédent

    La CPAM DE L’ILE DE FRANCE ME DEMANDE UNE PREUVE PAR TEMOIGNAGE QUE MON TRAVAIL A BIEN EU LIEU A BORD D’UN NAVIRE.

    Merci de prendre contact avec moi

    Maurice RUNAVOT

  • Avril 2008
    15:08

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par RUNAVOT maurice

    Bonjour,
    Entre 1969 et 1973 j’ai travaillé comme mécanicien à l’arsenal de Brest (chantiers R et N) pour le compte des Chantier et Ateliers de LAPERRIERE Lorient.
    Les principaux postes que j’ai occupé sont :
    - mécanicien de bord (usinage des châssis de supportage du sonnard remorqué sur le DUPERRE (je ne suis pas sûr du nom), montage du système de transfert des missiles Masurka du pont ppal au barillet d’entreposage, traceur des circuits de ventilation sur l’ensemble du navire, différents équipements sur des navires de la marine et sur un car ferry Sealink, .... notamment).
    Ma démarche consiste, compte tenu que la caisse d’assurance maladie de Paris me demande des justifications à n’en plus finir, à obtenir un ou plusieurs témoin parmi mes collègue de l’époque dont malheureusement j’ai oublié le nom de famille (georges B..., henry ... le chef déquipe de l’époque, jean pierre ...du même age que moi et qui avait une superbe DS BLEUE roi, JP THOMAS employé de l’arsenal et collègue d’école).
    Merci pour ceux qui peuvent m’aider dans cette démarche afin que je puisse faire valoir mes droits.

    Maurice Runavot né le 09 08 1950 à Brest
    En activité à ce jour

    22 Rue de l’Aleu
    Saint Arnoult en yvelines
    78790
    Tél. 06 88 09 55 42
    01 69 33 81 85
    maurice.runavot@technicatome.com

  • Février 2007
    07:36

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par Philippe LE CLAINCHE
    Bonjour, Pour infos : sommes-nous tous égaux face à l’amiante en France. La responsabilité de l’ETAT est entière puisqu’il a interdit l’usage de l’amiante depuis si longtemps. Les patrons d’entreprises sont également responsables puisqu’ils n’ont pas appliqué cet interdit. A ce jour, les salariés du régime général, ceux du milieu agricole, les ouvriers d’ETAT travaillant pour le Ministère de la Défense, les mécaniciens machines embarqués à bord des navires de la Marine Marchande, pêche, plaisance, peuvent prétendre à partir en cessation anticipée d’activité pour maladie liée à l’amiante dès 50 ans. Pourquoi les mécaniciens machines embarqués (voire autres spécialités : élect...) militaires (MN, Gendarmerie Maritime...) ou fonctionnaires d’ETAT (Affaires Maritimes, Douanes...) ne peuvent-t-ils pas prétendre lorsqu’ils sont atteints par l’amiante à cette cessation anticipée d’activité pour l’ensemble des services rendus à l’ETAT qui les a fait travailler, en toute illégalité, dans des milieux amiantés ? Affaire du Clémenceau... Il semble que l’ETAT se réfugie sur le fait que les militaires et fonctionnaires exposés ou atteints par l’amiante ont droit au versement d’une "petite" allocation temporaire d’invalidité et en cas d’invalidité DEFINITIVE (il est établi que l’espérance de vie, lorsqu’on est atteint d’un mésothélione, est en moyenne de 18 mois !!!)être admis à la retraite et percevoir une pension d’invalidité... Des Parlementaires ont fait une proposition de loi (Assemblée Nationale n° 2459 du 13.07.2005) pour une cessation anticipée d’activité des victimes de l’amiante de la fonction publique Territoriale. Pourquoi les militaires et Fonctionnaires des trois fonctions publiques (ETAT, Territoriale, Hospitalière)ne sollicitent pas, tous ensemble, cette même application de proposition de loi ? Si toutes les Associations Militaires (FNOM etc...)et tous les Syndicats des Fonctions Publiques se mettent ensemble pour obtenir cette application de proposition de loi existante, alors peut-être les victimes Militaires et Fonctionnaires de l’amiante qui le souhaitent pourront-ils ainsi profiter de leurs familles. Un grand merci à l’ADDEVA, l’ANDEVA et aux bénévoles qui se battent tous les jours pour faire valoir nos droits et protéger nos proches. Philippe LE CLAINCHE
  • Février 2007
    10:51

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par isabelle

    bonjour,
    mon papa travaillait dans la MN.il était en retraite depuis 10/1992 .
    Il n’a jamais eu aucun pb de santé.
    Le 27.10.06 il est hospitalisé 1 mois d’examen, il a le cancer de l’amiante.
    Il rentre à la maison le 04/12/2006 il décède le 13.12.2006.
    Il n’a pas eu le temps de signer son dossier de demande de pensions invalidités.Nous l’avons quand même transmis à la Rochelle, maintenant il nous réclame des certificats médicaux légaux.
    les attestations du médecin ne leur conviennent jamais. Quels sont nos droits ?

    isabelle kersual

  • Octobre 2006
    09:43

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par amandine
    Je ma suis intérésé a l amiante car je l’est étudiée en cour j’en avait entendu parler mais je ne me serai jamais imaginée une tel catastrophe sanitaire... cependant avez vous des chiffres exacte..le nombres de personnes touchée depuis le debut et ce jusqu’a aujourd’hui j’aimerai savoir... merci de votre reponse je vous soutiens dans votre combat et ne perdez pas espoir... amandine
  • Septembre 2006
    23:06

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par annick
    mon beau frere est decede il y a 2 mois d’ un cancer du poumon et il a ete en contact il y a des annees avec l’amiante nous n’en sommes pa sur mais on voudrai savoir comment se renseigner pour avoir son compte rendu medicale et nous informer car d’apres se qui est dit mon beau frere avait les meme symptomes je voudrai aider ma belle soeur et ma niece qui sont desenparee
  • Septembre 2006
    11:09

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par Jack Pichon

    Bonjour,

    Mon pére aprés avoir navigué toute sa vie est décédé il y a qq années d’un cancer de la plèvre, manifestemment du à l’ambiance d’amiante dans laquelle il avait vécu.
    Y a t il quelque chose a faire auprès de votre association, encore un recours malgré la réaction tardive ?
    Merci par avance de m’informer.

    Jack Pichon

  • Juin 2006
    13:26

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par settali laifa
    je vins par le baie de cette demande pour vous dire que je suis tès malade a cause de l’amiante j’ai subi une intérvention chururgiuale a paris en 2004 mais l’opération n’est pas été réussite je suis toujour malade . j’ai travaillé pendant plus de 20 ans comme peintre a paris . en souhaite bien me venir en aide pour me soigner.. voici mes renseignements : settali laifa né le 23 novembre 1920 adresse :BP15B BOUIRA 10000 ALGERIE
  • Juin 2006
    08:09

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par le gall

    Bonjour,

    j’agis au nom de ma mère car mon père est décédé voila six mois. il a effectué 20 ans de service en tant que mécanicien pour la marine nationale.
    suite à des problèmes de santé, nous avons décelé de l’amiante au scanner avant sa mort. Mes parents ont adressé un dossier aux anciens combattants qui restent pour le moment sans réponse.
    je ne veux pas laisser tomber ce dossier ; pouvez vous m’aider ?

    Cordialement
    eric le gall
    06.60.34.43.88

  • Mai 2006
    12:21

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par TYTELFE
    Bonjour je travail actuellement commme mécanicien auto. Le garage n’est tout autre qu’un hangar avec toiture en plaque de fibro qui datent . Je voudrais savoir si cela est toujours légale ou meme autoriser . Merci d’avance . Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante :" siegfried.kervevan@wanadoo.fr "
  • Mars 2006
    16:13

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par choupette76300
    bonjour’ moi j’ai depose un dossier le 6 octobre 2006 et j’aurai voulu savoir combien de temps ont il pour me faire une proposition , est ce qu’ils ont bien 6 mois ou plus. merci de me repondre
  • Janvier 2006
    18:17

    L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par DANIELLE ROBIN

    Bonjour,
    J’aimerais savoir si des plaques de fibrociment enfouies dans la terre près d’une source peuvent-elles provoquer un risque sanitaire grave ?Que faire si c’est le cas ?

    Merci de me répondre

    Cordialement

    Danielle ROBIN

  • Mai 2005
    23:04

    >rapport du JO

    bonjour, je souhaite trouver la liste des entreprises ayant reconnu l’usage de l’amiante et paruent au journal officiel
  • Avril 2005
    13:23

    Ancien Marin de la MN

    par SOUDAY LAURENT
    Bonjour, Je ne suis pas encore touche si j’ose dire par cette horrible maladie. Neanmoins, je souhaiterai savoir si, maladie non declaree, il existe un process pour un suivi medical.....et a partir de quel age ? J’ai ete dans la MN en tant que mecanicien de 1980 a 1997,et j’ai 42ans cette annee, du Duperre aux fregates Lafayette.... En vous remerciant par avance, Laurent SOUDAY
  • Janvier 2005
    22:32

    > L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par samia
    je m’appel samia j’ai 16ans et mon papa et atteint de la l’amiante une fibrose pour être plus précise, je voudrais me renseigner. Qu’elle démarche pouvons nous suivre pour une guérison et pour lutter contre cette maladie ? car ici personne ne s’occupe de son cas les médecin ne donne plus de signe et mes parent ne savent plus quoi faire y a t il une association s’occupant de ceci dans le departement de l’ain merci d’avance pour une reponse rapide et j’espere que ceci m’aidera merci encore
  • Novembre 2004
    21:07

    > L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par Marc
    Bonjour, mon père est atteint de l’amiante, celui ci a travaillé dans la sidérurgie pendant 25 ans, aujourd’hui il est en pré-retraite et a peur de mourir du cancer de l’amiante...Il a un certificat qui lui confirme son état de santé. Il souhaite se retourner contre UNIMETAL, mais d’après ses connaissances, les syndicats seraient de mèche avec l’ets en question.. C’est pourquoi je recherche une association qui défende réellemnent les intérêts de mon père. Je vous remercie pour votre aide.
  • Avril 2004
    13:38

    > L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par MAZARS Marianne, Ecrivain Biographe et Présidente de l’association "L’écrit (...)
    Ce scandale devrait être dénoncé dans un livre personnel ou qui regrouperait plusieurs témoignages des personnes victimes de l’amiante ceci afin de mieux sensibiliser le public à l’atrocité de la réalité. Si vous souhaitez prendre part à ce récit vous pouvez vous procurer le guide pratique de l’autobiographie pour vous conseiller dans votre démarche rédactionelle, sur le site www.votrebiographe.com

    Voir en ligne : Le guide pratique de l’autobiographie

  • Janvier 2004
    13:22

    > L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par fanny

    En lisant votre article, j’ai noté que vous citez à plusieurs reprises la Marine Nationale. Savez-vous s’il existe une association qui regroupe uniquement les malades de l’amiante ayant travaillé dans la Marine Nationale ? Si oui, pourriez-vous me communiquer ses coordonnées ?

    Merci d’avance.

    Fanny

  • Octobre 2003
    12:05

    > L’association départementale des victimes de l’amiante du Finistère se bat sur tous les fronts pour obtenir réparation

    par Charles de foucauld
    Bonjour Nous sommes de élèves de 1 er S et nous faisons un dossier sur les associations. Nous aimerions avoir de plus amples renseignement sur votre influence politique. Merci d’avance.