Interview de Michel Briand, vice président de BMO en charge de l’économie sociale et solidaire et de l’aménagement numérique du territoire
Quelques axes de travail de cette délégation

Nous poursuivons ici la série de présentations des élu-e-s et candidat-e-s vert-e-s au pays de Brest.
Après
- la délégation des "Transports et déplacements" portée dans le mandat précédent par Marif Loussouarn et élargie à la voirie dans ce mandat pour Michel Joanny ,
- celle de la Santé assurée à la ville par Julie Le Goïc
- la mairie de quartier de St Marc par Nathalie Chaline
et les présentations de
- Philippe le Tallec, nouvel élu écologiste à Plougastel
- de Jean Yves Piriou , nouvel élu vert à Plabennec
et de
candidat-e-s vert-e-s sur la liste brestoise,
voici une présentation de la délégation à l’économie sociale et solidaire (et à l’aménagement numérique du territoire) prise en charge par Michel Briand sur Brest Métropole Océane.
les interviews sont accessibles en cliquant sur chacun des noms
Interview recueillie par Brest-ouvert
1) Pour quoi cette implication des verts sur l’économie sociale et solidaire ?
Dans l’économie sociale et solidaire, des femmes et des hommes entreprennent créent des activités, coopèrent avec une volonté d’éthique, de responsabilité et de respect de l’environnement qui tranche avec les mobiles financiers qui domine le monde.
De l’ancien secrétariat d’état à l’économie sociale et solidaire aux initiatives soutenues en Nord Pas de calais ou au travail sur l’agglomération de Nantes, les Verts s’impliquent pour aider au développement de ce tiers secteur. (voir Le guide de l’économie sociale et solidaire édité par le Cedis ou la page wiki sur les Verts et l’économie sociale et solidaire ).
Donner la priorité au développement humain sur la croissance et les profits, avoir le souci de commerce équitable soutenir les modes de production durables font partie de notre culture verte.
2) Quels axes de travail envisagez-vous ?
A Brest, cette délégation est nouvelle. Nous allons commencer par faire un état des lieux avec l’envie de donner à voir les acteurs et les multiples facettes de ce tiers secteur et de mettre en valeur les initiatives.
Nous avons commencé sur brest ouvert une série d’interview d’acteur-ice-s durant la campagne électorale pour faire valoir l’importance de ce tiers secteur trop peu visible et connu aujourd’hui.
Et comme d’autres villes ont déjà bien avancé nous allons apprendre en marchant en regardant autour de nous ce qui s’est fait. Comme au début de la démarche sur internet et le multimédia, faire venir à Brest des acteurs déjà impliqués permet à la fois d’apprendre et de se réunir entre acteurs du pays de Brest pour conforter une dynamique. A la différence du multimédia il y a déjà un regroupement existant autour du projet de pôle de l’économie sociale solidaire. Et nous avons un premier projet de rencontres à la fin de l’année pour faire le point sur les projets et les besoins.
Le projet de pôle déjà évoqué est un projet structurant pour lequel j’espère qu’une étude de mise en oeuvre pourrra être financée en 2009.
3) Un autre champ pour une démarche participative ?
Tout à fait.
Nous avons la chance d’être sur un secteur où les valeurs de coopération peuvent favoriser une collaboration. Et d’ailleurs cette jonction entre pratiques collaboratives et coopération sera le thème d’une des [rencontres du 3ème Forum des usages coopératifs [http://forum-usages-cooperatifs.net/index.php/TIC_et_pratiques_collaboratives_en_Economie_Sociale_et_Solidaire] cet été à Brest animé par des acteurs d’Economie sociale et solidaire de plusieurs régions.
Pour démarrer, nous avons ouvert un espace d’écriture colaborative pour donner à voir relier et mutualiser : http://eco-sol-brest.net L’expérience de 5 à 6 années d’écrit public, d’espaces collaboratifs qui sont un vrai succès (plusde 10 000 visisteurs par semaine sur a-brest.net, ou brest-ouvert.net, un million de pages vues sur wiki-brest et 700 contributeurs ..) sont un acquis des réseaux brestois. Et je suis persuadé que cette démarche est reproductible dès lors qu’il y a une envie politique de pratiques collaboratives.
4) Et l’aménagement numérique du territoire ?
J’étais déjà intervenant comme élu sur ce champ dans les mandats précédents mais sans délégation officielle. Dans le premier mandat nous avons mis en place un réseau de fibre optique utilisé par l’ensemble des acteurs publics et interconnecté aux points d’entrée des réseaux régionaux de fibres. Ce réseau est déjà largement amorti (retour sur investissement inférieur à 7 ans) compte tenu du coût élevé que pratiquait l’opérateur historique dans la location de ses fibres et la durée de vie des fibres.
Ces dernières années, le réseau s’est étendu aux centraux téléphonique de Brest puis de l’agglomération permettant une offre de service équivalente sur Brest et l’agglomération. Aujourd’hui plus de 250 km de fibres sont louées par des opérateurs sur des contrats longs (15 ans) et cela montre, là aussi, l’intérêt d’une politique d’aménagement du territoire portée par la collectivité (plus de 250 000 € de location perçue par an, sans compter les centaines de kilomètres mis à disposition des services de la collectivité ou de l’enseignement supérieur).
Depuis un an, nous avons mis en chantier la couverture des zones blanches où les personnes n’ont pas accès à un internet fluide avec des solutions progressivement proposées au fur et à mesure de la maturité des technologies et ceci dès cette année 2008. Dans les années à venir, nous avons un double enjeu : assurer une régulation de l’offre d’accès qui ne laisse pas de côté certains habitants et de l’autre faire que l’investissement public ramène Brest à un niveau de services comparable à ceux de plus grandes métropoles en matière de très haut débit.
Et une interrogation (qui concerne aussi l’économie sociale et solidaire) quid du pays ? Peut-on élargir cette politique d’aménagement numérique au pays en accompagnant les communautés de communes en partenariat avec le département. ?
5) Que devient le travail sur internet et le mutimédia ?
Je reste conseiller municipal délégué à internet et au multimédia avec l’envie de prolonger le travail en réseau engagé. A l’automne, nous allons fêter le 100ème (Papi) Points d’accès public à internet et 10 nouveaux lieux d’accès publics ouverts cette année.
L’accompagnement des initiatives, dans la vie à travers l’appel à projet annuel, les formations à l’écrit public et l’écriture collaborative s’inscrivent dans du temps long.
Permettre un accès à bas cout (2 € par mois) en habitat social, « donner c’est pas jeter », réseau social territorial, faciliter l’accès aux services (emploi, domaine social) des personnes en précarité, étendre wiki-brest et les usages innovants autour du multimédia et du lien social au pays de Brest et dans les quartiers, développer une culture de la collaboration qui élargisse les biens communs, sont quelques uns des projets à venir.
Et nous organisons cet été le 3ème forum des usages coopératifs, rencontre francophone qui va rassembler 300 acteur-ice-s des uasges de l’internet et du multimédia.
6) Et la démocratie locale ?
Dans les faits, l’action du mandat précédent s’est concentrée sur la mise en place des conseils de quartier au cours du mandat précédent. Les conseils de quartier et la charte sur le dialogue avec les services et les élus sont une avancée de la participation dans la ville.
J’espère que les propositions vertes, pour plus d’autonomie, une attention et un dialogue en proximité avec les populations moins présentes (habitat social, jeunes), une prise en compte au quotidien de la participation dans la politique ordinaire des services, plus d’espace d’initiatives des conseils (y compris avec un budget participatif) trouveront petit à petit leur place.
J’ai regretté de ne pas avoir été associé pour toutes les démarches participatives transversales (Plateau des Capucins, réhabilitations urbaines, Tramway, etc) ... La transversalité est aussi un champ à développer sur la ville et l’agglomération.


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