CECALIMENT, unité de production de la coopérative CECAB à Saint-Allouestre (56), bloquée par les Faucheurs Volontaires de l’Ouest
Communiqué de presse des Faucheurs Volontaires de l’Ouest

Une cinquantaine de consommateurs citoyens et de Faucheurs Volontaires ont bloqué dès 6H45 l’accès au site de la coopérative agricole CECALIMENT de St Allouestre afin de mettre en lumière les pratiques des coopératives bretonnes, en matière d’incorporation de soja OGM dans l’alimentation animale malgré l’opposition de 86% des consommateurs. Ils exigeaient la présence d’une délégation de représentants de la société civile lors du conseil d’administration de la CECAB et de l’AFAB (Fabricants d’Aliments Bretagne).
Ils espèrent ainsi créer une cellule de réflexion afin de trouver une issue à cette situation intolérable de dépendance de la filière agro-alimentaire en protéagineux d’importation, et amener les coopératives à répondre aux attentes réelles des consommateurs, derniers maillons de la chaîne.
La CECAB, par l’intermédiaire du directeur du site de St Allouestre, Denis SIMON, et des membres du bureau de la coopérative, s’est engagée par écrit à recevoir une délégation de citoyens la semaine prochaine.
Quant au président de l’AFAB, Hervé VASSEUR, il s’est engagé à participer à un groupe de travail pour la mise en oeuvre d’alternatives au soja OGM.
Le Conseil Régional a accepté de recevoir et de prendre part à ces discussions. Elles débuteront fin juin- début juillet.
Suite à ces accords, le blocage a été levé vers 10h30.
Les OGM sont devenus à la fois la caution et le fer de lance d’une agriculture toujours plus productiviste avec son cortège de pollutions, d’appauvrissement des sols, d’érosion de la biodiversité et de disparition des paysans.
Les coopératives bretonnes, avec leurs importations destinées à l’alimentation animale productiviste y participent fortement :
En France, 4 500 000 tonnes par an de soja pour les bovins, volailles et porcs.
2 000 000 tonnes par an à St Nazaire.
2 000 000 tonnes par an à Lorient et Brest.
500 000 tonnes par an pour les autres ports en France.
85% de ces importations sont OGM. L’absence d’étiquetage des aliments issus d’animaux nourris aux OGM (viandes, oeufs, lait, poissons) rendent les citoyens « consommateurs involontaires » d’OGM.
Tous les sondages le confirment : la grande majorité des consommateurs, ne veulent pas d’OGM dans leurs assiettes (86% des consommateurs français). Ils ne souhaitent donc pas se faire imposer, à leur insu, des OGM dans leur alimentation.
La réglementation européenne impose d’indiquer sur l’étiquette, dans la liste des ingrédients, ceux qui contiennent plus de 0,9 % d’OGM. De fait, pour tenir compte des réticences des consommateurs, la plupart des industriels ont exclu de leurs préparations alimentaires les ingrédients (maïs, soja, colza...) contenant des OGM. Mais cette obligation d’étiquetage ne concerne pas les viandes, les volailles, les produits laitiers, les œufs, les poissons même si ils sont issus d’animaux ayant consommé des plantes génétiquement modifiées.
Le surcoût de la traçabilité est supporté par les filières non_OGM
Ce n’est malheureusement pas la nouvelle loi de contamination adoptée le 22 Mai dernier par le Parlement, au détriment de la volonté des citoyens, qui mettra fin à cette situation.
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