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Bilan bien mitigé pour le plan algues vertes 2010-2015

"Le plan Algues vertes s’enlise", c’est le titre d’un article de Stéphanie Senet publié sur le site du Journal de l’environnement du 29 juin 2015.

L’Evaluation du volet préventif du plan 2010-2015 de lutte contre les algues vertes en Bretagne s’avère mitigé. Ce bilan a été présenté le 26 juin 2015 à l’occasion du comité régional de suivi tenu à Rennes (Ille-et-Vilaine).

Ce rapport rédigé par une mission interministérielle d’inspection après 8 mois d’enquête, est consultable ici

On y apprend que :
- le ramassage des algues vertes a régressé depuis 2010. Mais qu’en 2015, il démarre plus tôt qu’en 2013 et 2014.
- le taux d’engagement des agriculteurs dans la lutte contre les algues vertes (par contrat individuel [1] ) diffère fortement selon les baies : Horn-Guillec (72%), Lieue de Grève (67%), dans la baie de Saint-Brieuc (64%), de la Forêt-Concarneau (66%), à Guisseny (62%) et à Locquirec (52%), mais reste marginal dans les baies de Douarnenez (29%) et de La Fresnaye (31%). Cela contredit les déclarations des organisations agricoles majoritaires qui expliquent que les agriculteurs jouent, très majoritairement, bien le jeu de la lutte contre les pollutions agricoles.

- l’objectif d’une baisse des concentrations en azote de 30% entre 1999-2003 et 2010-2013 (fixé par le schéma d’aménagement et de gestion des eaux) n’a été atteint que dans 3 bassins sur 16 : La Fresnaye, Saint-Brieuc (bassin Ic et Cotiers) et Guisseny.

Rappelons que ce ce plan 2010-2015 au résultat bien mitigé bien que coûteux a été largement subventionné avec de l’argent public : 117 millions d’euros, les deux tiers ont été versés par l’Etat, la région, les départements et l’Agence de l’eau.

Par ailleurs, nous indique justement le Journal de l’environnement,« la lutte contre les algues vertes continue de se heurter à des logiques contraires : la logique économique des vendeurs
d’aliments pour animaux et des vendeurs d’engrais, la logique foncière qui s’oppose aux changements de pratique agricole et la logique règlementaire de l’Etat qui n’hésite pas à autoriser des porcheries industrielles dans des zones fortement affectées »
.

Notes

[1"Ces contrats, signés avec une collectivité, engagent l’exploitant à prendre une ou plusieurs mesures prévues par la charte de territoire, comme la restauration d’une zone humide, la mise en place d’une mesure agri-environnementale à bas niveau d’intrants ou encore la baisse de l’azote minéral"

Posté le 1er juillet 2015